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Confinement ne rime pas avec rencontre...


Publié le 25/03/2020

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Les sites et applications de rencontres connaissent depuis le 17 mars une baisse significative des fréquentations. Le tour en sites.

 

 

Quid des 8 millions de célibataires confinés chez eux, dont 33% sont inscrits sur des sites de rencontres ? Clairement le temps n’est pas à la recherche de l’âme sœur. Depuis le 17 mars, date de l’annonce du confinement en France, qui met nos compatriotes dans l'obligation de rester chez eux, à l'exception de certains trajets nécessaires, -1 heure désormais par jour, et à 1 kilomètre de chez soi grand maximum, nouvelle contrainte annoncée par le premier ministre Édouard Philippe le 23 mars au soir sur TF1-, les sites de rencontres se vident de leur sens premier. Et de leurs inscrits. Ainsi aujourd'hui, les audiences de ces sites ont chuté de 55% en moyenne. Tandis que le flux des nouvelles inscriptions a été divisé par deux, et que les membres déjà inscrits reviennent moins régulièrement, indique Pierre Tabuteau, fondateur de Stat-rencontres comparateur de 118 sites de rencontres.

 

 

Stat-Rencontres a scruté l'activité de 2640 000 individus

 

Depuis le début du confinement, Stat-Rencontres a scruté à la loupe l'activité des 2 640 000 (en moyenne) à se connecter en ligne, depuis leurs PC ou Mobile, et au moins une fois par semaine, afin de trouver la personne qui va bien. « On aurait pu croire que, cloîtrés chez eux, ils allaient passer encore plus de temps à peaufiner leur profil et à chatter... mais c'est tout le contraire qui s'est produit ! Environ 1 100 000 de français ont préféré délaisser les sites et applications de rencontres », précise Pierre Tambuteau. Avec des différences en fonction des tranches d’âges.

 

 

Audience en chute de 65% pour Tinder, Hppn, Once ou Grindr

 

Ainsi la chute de l’audience est de 45% pour les sites de rencontres consultés depuis un ordinateur tels qu’ AdopteUnMec, et EliteRencontre. Celle des applications avec géolocalisation bien plus forte, avec un retrait des célibataires de 65% pour Tinder, Hppn, Once ou Grindr.

 

 

Baiser acrylique, campagne 2020 d'AdopteUnMec

 

 

 

 

La baisse de OnVaSortir, CpourNous ou SortirBouger est de 70%

 

La baisse observée (70%) est encore plus spectaculaire pour les sites qui organisent des sorties entre célibataires, tels que OnVaSortir, CpourNous ou SortirBouger. Normal. Le phénomène est identique quelle que soit la catégorie d'âge analysée. Il est toutefois encore plus marqué chez les Seniors (à partir de 60 ans). La génération des baby-boomers déserte massivement les sites de rencontres, affichant une diminution record de 75% des connexions journalières.

 

 

Les sites libertins JacquieetMichel, Wyylde, Adultfriendfinder voient leur audience baisser de seulement 20%

 

Seule exception à ce mouvement général, la ltrès légère baisse des sites spécialisés dans le libertinage. (JacquieetMichel, Wyylde, Adultfriendfinder s'en sortent mieux, puisqu'ils n'enregistrent qu'une baisse de 20% de leur audience.

 

 

Une opportunité pour les célibataires ?

 

La raison de ce désamour pour les sites de rencontres est évidente : les célibataires redoutent un confinement long... et ils ont raison. Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat, à Paris, directeur de l'infectiologie à l'Inserm et expert auprès de l'OMS, estime qu'elle sera de 6 semaines, voire plus. Or généralement, des premiers clics jusqu'à la première rencontre "en vrai'", il s'écoule en moyenne une dizaine de jours, voire moins. C'est pour cela qu'une majorité de célibataires pensent qu'il est "trop tôt" pour entamer des discussions. La perspective d'une rencontre à une date lointaine et surtout incertaine s'avère dissuasive.

 

 

Donner du temps au temps...

 

"Pourtant, cette situation peut être aussi une opportunité pour ceux et celles qui veulent rencontrer quelqu'un. Il y a trois avantages à ne pas négliger : la baisse de fréquentation qui peut mettre en lumière leur propre profil, l'occasion de découvrir aussi des personnes qui auraient été "zappées" de prime abord, et du temps pour apprendre à mieux se connaître, par ordinateur ou téléphone interposé, avant le jour J de la rencontre tant attendue", conclut Pierre Tabuteau. À suivre.

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