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Allô ordi bobo…


Publié le 18/07/2019

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Une enquête de PlanetMedia et du Club Digital Santé prouve à quel point la santé est entrée dans une ère de transformation numérique.

 

 

Difficile de résister. Une petite douleur ? Une éruption cutanée inédite ? Un bobo étrange ? L’envie est grande de prendre son smartphone ou de pianoter sur son ordinateur pour s’informer du mal dont on peut souffrir. Près de la moitié des Français (42%) ont cherché ces deux dernières années des informations sur leur santé. Ce chiffre est tiré d’une étude intitulée « Quels usages du Brand Content pour les acteurs de la santé ?» effectué par PlanetMedia, l’éditeur du site Medisite.fr, en partenariat avec le Club Digital Santé  qui se définit lui-même comme le « le Think Tank de la eSanté en France ».

 

 

 Les malades se renseignent sur la Toile

 

Internet est devenu la principale source d’informations des citoyens patraques et/ou hypocondriaques. 59% d’entre eux utilisent leur ordinateur pour surfer sur des sites spécialisés alors que 34% préfèrent leur mobile et 6% leur tablette. La plupart pianotent sur leur clavier dès l’apparition des premiers symptômes (44%). D’autres cherchent à savoir plus sur les maladies (33%) et une minorité tente d’approfondir ses connaissances en terme de prévention (22%). Comme ces internautes qui se renseignent sur le web avant d’aller en magasin faire leurs emplettes, plus d’un tiers de « malades » (34%) s’informent régulièrement par eux-mêmes avant de rendre visite à leur médecin. Un nombre presque aussi important (29%) vont également vérifier sur internet la qualité des conseils que leur docteur leur a dit peu de temps auparavant. La confiance règne… Et aux patients stressés n’attend point le nombre des années. Près de la moitié des personnes (49%) qui consultent de plus en plus d’informations santé sont âgés de plus de cinquante ans. Et plus d’un répondant sur trois qui cherchent à se renseigner par ses propres moyens avant ou après avoir été chez le médecin est au minimum cinquantenaire.

 

 

Celui qui s'informe n'est pas dupe...

 

« Le domaine de la santé entre dans une ère de transformation numérique où le marketing digital prend une place de plus en plus importante, souligne l’enquête de PlanetMedia et Club Digital Santé. Il est donc primordial de sensibiliser les acteurs de la santé sur cette évolution des stratégies marketing ». Les internautes ne prennent en effet pas pour argent comptant tout ce qu’ils peuvent lire sur le web. Une énorme majorité (88%) regardent la provenance des informations santé qu’ils consultent et la plupart (60%) font davantage confiance à des sites grands publics. S’ils préfèrent les conseils validés par un médecin (la note qu’ils leur accordent est de 7,82/10), les particuliers apprécient également les infos confirmés par un journaliste et un docteur (7/10) ainsi que les détails confirmés par un pharmacien (6,88/10). Ils accordent, en revanche, peu de valeur à l’aval d’un reporter spécialisé dans la santé (6,0/10), d’une association de patients (5,95/10) ou d’un patient (5,23/10). Et la publicité dans tout cela, me direz-vous ?

 

 

 Et la pub dans tout cela ?

 

57% des répondants qui attendent d’une réclame pour un produit en vente libre qu’elle leur donne des conseils sur la bonne utilisation du produit sont âgés de plus de cinquante ans. Une personne sur trois pense qu’il est légitime pour un laboratoire pharmaceutique de faire des campagnes de prévention sur une pathologie spécifique si le message est retranscrit par un journaliste indépendant. Pourtant si l’on en croît Eric Giacometti, l’auteur du livre d’enquête « La Santé publique en otage » (éd. Albin Michel, 2001), dans le secteur, les rédacteurs de presse ne sont pas nombreux à être au-dessus de tout reproche. Au moment de la sortie de son livre, le prix pour l’animation d’un congrès sur deux jours équivalait à une fois et demie le salaire d’un journaliste . Les « ménages » sont nombreux dans ce secteur mais les consommateurs ne semblent pas trop s’en inquiéter…

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