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Demain, les marques seront conversationnelles ou ne seront plus


Publié le 13/11/2018

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L’impact de l’assistance vocale est en train de bousculer nos modes de vie. Mais dans le marketing de la voix, il faut avant tout comprendre le sens, le contexte et l’intention d’une requête pour converser efficacement avec les consommateur.

 

 

Ce qui n’était qu’un murmure il y a encore un an s’est mué en écho planétaire : les enceintes intelligentes sont, à l’heure actuelle, le segment de marché high-tech qui connaît la croissance la plus forte, devant les smartphones ou les casques de réalité virtuelle. Les chiffres publiés par les différents analystes parlent d’eux-mêmes : selon les projections de ComScore, 50% des recherches internet seront vocales d’ici 2020.

 

L’avènement de la voix n’est pas si étonnant lorsque l’on considère que nous sommes arrivés à un pic de saturation dans l’espace qu’occupent les écrans dans nos vies : les Américains passent ainsi entre 3 et 4 heures par jour sur leur téléphone et environ 11 heures à regarder des écrans, quels qu’ils soient. Face à cette vampirisation de notre attention, le défi auquel les marketers font désormais face est de savoir comment interagir avec un individu lorsqu’il n’est pas devant un écran. Et puisque la voix reste la façon la plus naturelle de communiquer, elle s’impose d’elle-même. Parler à un appareil connecté ou à son téléphone intelligent, sans l’aide d’un clavier ou d’un écran, nous permet de réaliser plusieurs tâches à la fois et d’avoir accès à du contenu plus rapidement et plus facilement.

 

C’est finalement l’expérience utilisateur la plus fondamentale. Amazon et Google l’ont bien compris en faisant de l’intégration de leur SDK dans un maximum d’appareils, leur cheval de bataille. Nous sommes donc à l’aube d’une nouvelle ère technologique qui représente pour les marques un bouleversement marketing sans précédent, avec en ligne de mire une réalité implacable : faire entendre leur voix ou disparaiître. Ce n’est pas être péremptoire que de l’affirmer, mais juste être lucide. Ce qui est en jeu, c’est la capacité des marques à repenser la relation client et à se redéfinir vis à vis d'une interface qui redistribue totalement les cartes du branding tel qu’elles le pratiquaient jusqu’ici. Car les commandes vocales éliminent de fait les besoins en packaging ou en design. En PGC notamment, le produit en est réduit à sa plus simple expression pour le consommateur, à savoir sa fonction.

 

 

 

 

Avec l’avènement de la voix, le search est fatalement disrupté

 

Dans ces conditions, cultiver la préférence de marque se révèle un enjeu majeur qui affecte directement les stratégies SEO des marques. Avec l’avènement de la voix, le search est fatalement disrupté. Fini les mots-clés, désormais les requêtes sont exprimées en langage naturel sous forme de conversations. Il s’agit là d’un changement majeur de paradigme.

 

A l’avenir, les moteurs de recherche travailleront de moins en moins à partir d’algorithmes statistiques qui analysent des récurrences de mots dans une page donnée, et de plus en plus via des algorithmes sémantiques chargés d’analyser le sens d’une page d’un site web. Ce qui prime dans le marketing de la voix, c’est avant tout de comprendre le sens, le contexte et l’intention d’une requête pour converser efficacement avec les consommateurs.

 

Avec l’émergence de la voix, le web et les marques entrent dans une nouvelle réalité du numérique qui repose sur une économie de la conversation -une économie de la donnée mais surtout sur une économie de l’apprentissage. C’est en intégrant dès aujourd’hui cette nouvelle réalité que les marques auront une chance de survivre au tsunami qui s’annonce.

 

 

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