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Un géant du luxe explore la beauté virtuelle


Publié le 13/12/2019

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Dior Makeup, en collaboration avec MNSTR, a lancé le 13 décembre dernier un filtre en réalité augmentée pour prolonger, voire améliorer, sa nouvelle collection maquillage. Des mots de son créateur lui même, Peter Philips, cette expérience vise à esquisser l’avenir du maquillage.

 

 

Portée par une toute nouvelle génération de créateurs et d'artistes, la beauté augmentée élargit ses champs d'application et d'expression. Une nouvelle forme de beauté, moins normée, plus libre et inventive, apparaît. Place aux explorations artistiques, au bizarre, à l'autodérision, aux inspirations futuristes, bien éloignés des diktats traditionnels et physiques de la beauté telle que nous la connaissons.

 

« Ces dernières années, la beauté augmentée était principalement cantonnée à répliquer ou mimer la réalité en permettant par exemple d'essayer un rouge à lèvre en réalité augmentée, ou encore de la corriger en affinant nos visages, grossissant nos yeux ou lissant notre peau etc.. Nous avons proposé à Dior Makeup de franchir une nouvelle étape et d'utiliser la technologie au service de l'expression personnelle et créative », explique Perrine Lizé, directrice générale et co-fondatrice de MNSTR.

 

 

 

 

Dans un secteur de la beauté en pleine mutation, MNSTR accompagne Dior dans une expérience qui positionne la marque sur le digital makeup et l'exploration créative. Le coeur du sujet étant le lancement d’un filtre en réalité augmentée. Co-créé par Peter Philips, directeur de la création et de l'image du Makeup Dior et Inès Alpha, artiste 3D Makeup, anciennement Directrice artistique à La Chose, dont nous parlions dans INfluencia récemment , le filtre est conçu pour augmenter et améliorer le look Dior Makeup Holiday 2020. L'idée ici n'est pas simplement de mimer la réalité mais bien de rendre visibles les imaginaires.

 

 

Comprendre « l'homo-instagramus » 

 

L'expérience était officiellement dévoilée le 13 décembre dans une campagne film et un dispositif de micro-influence imaginé par MNSTR.

 

« Pour "Happy 2020" j'ai créé, avec Peter Philips, un filtre ainsi qu'un maquillage 3D pour accompagner le look maquillage IRL. Je différencie le maquillage 3D d'un filtre car le premier est fait à l'aide de logiciels de production plus lourds et donne un résultat beaucoup plus réaliste et intégré dans la réalité. Comme si le maquillage 3D était là devant nous, qu'on pouvait presque le toucher. Mon ambition est donc de donner ma vision du maquillage du futur, de le rendre palpable. C'est pour cela qu'avec Peter nous avons décidé de développer ce film teaser qui permettra, je l'espère, aux individus de se projeter dans le futur de la beauté », explique Inès Alpha.

 

 

 

 

Un nouveau marché virtuel se dessine

 

Si la représentation de la beauté est aujourd'hui principalement partagée sur le digital et les réseaux sociaux, pourquoi les produits ne sont-ils pas eux aussi digitaux ?

 

« La Réalité Augmentée se met au service de l'histoire que les gens veulent exprimer d'eux-mêmes. Explorer notre identité dans un monde où le digital est devenu un moyen de l'expérimenter dans la réalité. Si Oscar Wilde nous disait que 'la beauté est dans les yeux de celui qui regarde', chez MNSTR nous avons la conviction qu'elle se trouve, de plus en plus, dans les yeux de celui ou celle qui l'exprime », explique Guillaume Carrère, Directeur du planning stratégique de MNSTR.

 

« Le marché des objets "cryptographiques" - objets uniquement disponibles dans le virtuel - a, selon Forbes, dépassé les 200 milliards de dollars pour la première fois cette année, porté notamment par l'industrie du jeu vidéo. Mais il y a fort à parier que cette digitalisation des produits s'étendra massivement à d'autres secteurs comme la mode ou la beauté » conclut Lionel Curt. La talentueuse Inès Alpha acquiesce certainement aussi.

 


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