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Ecotourisme : la pêche miraculeuse à Amsterdam


Publié le 06/06/2018

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Plastic Whale propose des croisières originales sur les canaux de la capitale néerlandaise. Une initiative dans l’air du temps ou comment joindre l'utile à l'agréable.

 

 

La pêche à la mouche ? Ringard… La pêche au vif ? Trop cruel… La pêche aux leurres ? Fastidieux… La nouvelle tendance à Amsterdam est à la pêche au… plastique. Plastic Whale propose aux touristes soucieux de leur environnement de visiter la ville à bord de bateaux fabriqués avec du plastique récupéré dans les canaux.

 

 

Protéger Dame Nature

 

Depuis son lancement en 2011, cette société a convaincu 15 540 clients d’utiliser ses épuisettes pour « pêcher » sur les eaux de la capitale néerlandaise 146000 bouteilles et des détritus qui ont rempli 2914 sacs poubelles. Ces déchets ont permis à ce jour de construire 9 bateaux qui servent à transporter des volontaires qui récupèrent à leur tour des plastiques flottants. La boucle est bouclée… Organisées chaque samedi, ces croisières d’une durée de deux heures sont facturées 25 euros pour les particuliers.

 

Les « capitaines » des longues barques motorisées parlent tous néerlandais et anglais. Afin d’encourager les touristes à ramasser un maximum de détritus, Plastic Whale distribue un prix à la personne qui a trouvé le déchet le plus surprenant et original. Pour les entreprises qui amènent leurs salariés dans ces promenades plutôt originales, une récompense est donnée au bateau qui a récupéré le plus de plastique. Fort de son succès à Amsterdam, la société, qui se définit comme un « collectif de curieux », s’est récemment implantée à Rotterdam. Une partie des matériaux pêchés sur les canaux est également utilisée pour fabriquer des meubles grâce à un accord signé avec le projet Vepa.

 

 

Les opérateurs se multiplient

 

Cette initiative participe au succès du tourisme durable. De plus en plus d’opérateurs proposent aujourd’hui des produits destinés aux voyageurs qui veulent limiter leur impact sur l’environnement. Récompensée l’an dernier par les Palmes du tourisme durable, la Belle Verte comprend deux écolodges à Saint-M’Hervé en Bretagne. Ces maisons en bois et en terre 100% autonomes d’un point de vue énergétique sont insolites par leur conception. Semi-enterrées, leur toit est végétalisé. Une sculpture en terre installée à l’intérieur permet d’accumuler la chaleur du soleil. Durant leur séjour de 3 à 7 jours, les hôtes sont invités à prendre soin de leurs corps et de la nature qui les entoure. Tout est pensé pour faire adopter une attitude « slow » et limiter son impact : l’arrivée se fait en transport en commun, les déplacements sont effectués à pied ou à vélo, les produits consommés proviennent de fermes bios locales. Des ateliers Do It Yourself, des séances de relaxation et de yoga ainsi que des activités nautiques sont également proposées.

 

Le village flottant de Pressac dans le département de la Vienne est, lui, composé de cabanes ancrées au milieu d’un étang équipées de toilettes sèches et de fontaines à eau avec un réservoir limité. L’association qui réunit les acteurs du tourisme durable, l’ATD, comprend aujourd’hui plus d’une centaine de membres. Des sites proposent également des évasions en harmonie avec la nature comme www.ecotourisme.info ou www.voyageons-autrement.com. Alors pourquoi hésiter plus longtemps ?

 

 

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