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Une application pour aider les autistes à devenir pizzaïolos…


Publié le 03/05/2018

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Samsung a développé une « app » qui permet à des autistes de travailler dans une pizzeria. En France aussi, des initiatives ont été lancées pour aider des handicapés mentaux à rejoindre le monde du travail. Un exemple d'intégration à suivre. 

 

 

Samsung poursuit son combat pour lutter contre le handicap. Le géant coréen a développé avec l’agence italienne FCB Milan une application visant à aider les autistes à travailler dans une pizzeria. PizzAutapp a été créée par une équipe pluridisciplinaire composée d’ingénieurs, de designers UX, de psychothérapeutes et d’experts du langage. Testée dans un établissement milanais à but non lucratif, elle permet aux employés autistes de gérer les commandes sans l’aide de personne. La liste des plats souhaités par les clients est notamment envoyée automatiquement à la cuisine.

 

Samsung confirme avec ce projet sa volonté de développer des technologies afin de simplifier la vie des handicapés ou des malades. Ses ingénieurs ont ainsi mis au point des émojis afin de venir en aide aux personnes souffrant de problèmes neurologiques. Une de ses applications cherche, elle, à encourager les malades atteints d’Alzheimer à utiliser leur mémoire grâce à des petits jeux et à des exercices. Un programme utilisant la réalité virtuelle permet même de faire découvrir la musique à des… sourds.

 

 

Des pizzas mais pas seulement

 

PizzAutapp tente, pour sa part, de faciliter l’insertion des autistes dans le monde du travail. Selon une enquête effectuée par la National Autistic Society, près de 700 000 personnes souffriraient au Royaume-Uni de symptômes liés à l’autisme mais seulement 32% de ces malades auraient un emploi rémunéré et à peine la moitié de cette minorité serait employée à plein temps. Ces patients ont souvent du mal à communiquer et à interagir avec leurs proches et a fortiori avec des inconnus. Si la technologie semble pouvoir leur venir en aide, un changement d’attitude de la part du grand public permettrait de lever certains tabous et de simplifier la vie de bien des malades. Pour tenter de sortir ces personnes de leur isolement, plusieurs initiatives ont récemment vu le jour en France.

 

Situé à l’entrée du passage Choiseul au 23 de la rue Saint-Augustin dans le 2ème arrondissement de Paris, le café Joyeux, qui emploie une vingtaine de salariés souffrant de handicap, est une copie conforme de l’établissement qui a ouvert à Rennes quelques mois plus tôt. Son fondateur, Yann Bucaille Lanrezac, a eu l’idée de ce concept après avoir refusé d’employer un autiste. « Cela m’a beaucoup travaillé », reconnaissait l'entrepreneur breton sur les ondes de France Info « je me suis creusé la tête pour trouver une solution pour proposer du travail à des personnes en situation de handicap mental ou de troubles cognitifs ». Les espaces de travail ont ainsi été conçus pour s’adapter aux problèmes des collaborateurs. « Pour la machine à café, on a repéré que certains salariés ne savaient pas dans quel sens tourner le percolateur », expliquait à l'AFP, Laure Germain, psychologue du travail  « On va donc mettre des pictogrammes ou des numéros. Des personnes ayant une Trisomie sont tout à fait capables d'écrire, d'utiliser un vocabulaire élaboré, alors que d'autres sont incapables de lire, voire de verbaliser. Il faut « détecter les activités les plus adaptées à chacun ».

 

De même, à Nantes, le Reflet est un restaurant de 36 couverts dans lequel travaillent six personnes trisomiques. Géré par l'association Trinôme44, cet établissement a vu le jour grâce à une campagne de levée de fonds qui a permis de récolter 400 000 euros auprès de sociétés et de particuliers. Ces cas bien concrets montrent à quel point, les mentalités vis à vis du handicap évoluent petit à petit. Beaucoup reste encore à faire mais voir des multinationales lancer des initiatives représente un véritable bond en avant. Samsung inspirera, peut-être, d’autres grandes entreprises à suivre son exemple.

 

 

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