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Les marques quinquagénaires ou l’âge de la remise en question


Publié le 10/11/2015

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Face aux défis qui se posent au fil du temps, les marques doivent trouver les moyens de se réinventer. Elles peuvent s’appuyer sur les facettes les plus saillantes de leur personnalité pour se projeter dans un nouvel avenir.

 

Certaines marques voyaient leur avenir tout tracé. Connues, identifiées, statuaires, elles se pensaient immortelles. Tout semblait aller bien. Les reportings de notoriété étaient bons. Ceux des intentions d’achat un peu moins, mais que voulez-vous, c’est la crise… Les ventes se maintenaient bon an mal an, perfusées aux animations promotionnelles. Et puis elle est arrivée. La sournoise crise de la cinquantaine. Voilà que, d’un seul coup, on se retrouve en décalage avec une société qui ne nous comprend plus. Et que l’on ne comprend plus non plus.

 

Le coup de vieux venu de nulle part. La claque qui nous fait prendre conscience que l’on n’est « plus dans le coup ». Bien souvent d’ailleurs, ces choses ne sont soudaines que pour ceux qui les subissent. Aveugles volontaires aux désagréables signes avant-coureurs, qui ne rouvrent les yeux qu’une fois les dégâts bien avancés. Ces dernières années ont été riches en crises de la cinquantaine pour beaucoup de marques et d’entreprises. Un changement de paradigme culturel que beaucoup d’entre elles n’ont pas vu venir ou n’ont pas voulu suivre.

 

 

Des marques à la dérive

 

Restées dans les années de l’analogique, leur personnalité n’est pas adaptée à la nouvelle ère mise en oeuvre par le numérique. Trop arrogante. Trop égocentrée. Trop autoritaire. En décalage complet face à d’autres marques dont la personnalité colle davantage à l’air du temps. Des personnalités centrées sur le partage. L’authenticité. L’écoute. Devant Airbnb, BlaBlaCar, Spotify, AdopteUnMec, les acteurs traditionnels peuvent vite paraître dépassés et ennuyeux, appartenant à un autre âge, à une autre génération, à une autre manière de penser. Sans personnalité à la hauteur pour répondre aux attentes des consommateurs, rien de pertinent ne peut en découler. Sans raison d’être, sans manière de faire, sans fiertés à communiquer, pas de direction cohérente. Sans caractère, pas d’empathie ni de sympathie possible. Les produits et services proposés par la marque, en ligne avec cette personnalité dépassée, ne sont donc plus en phase. La porte est ouverte à tous. Comme dans toute crise, il y a deux options. Prendre le taureau par les cornes et l’affronter, ou laisser les choses empirer petit à petit.

 

 

Changer (d’abord) de l’intérieur

 

Pour les marques qui souhaitent véritablement changer, le salut passe par un travail sur la personnalité, avant même un travail sur l’offre commerciale ou la communication. Impossible de se révolutionner de l’extérieur si l’on ne change pas de l’intérieur. Quand Accor, pour répondre aux défis que lui posent les nouveaux usages digitaux, présente son plan d’innovation digital, ce n’est pas juste une suite d’innovations qui est présentée. C’est avant tout une nouvelle manière de se percevoir, de se penser et d’appréhender son rôle en réaction à la crise que l’entreprise traverse. La clef pour reconstruire une personnalité capable de faire face à cette crise existentielle est de s’appuyer sur une ou plusieurs facettes de sa personnalité jusqu’alors non exploitées et cohérentes dans le cadre du nouveau paradigme digital. Ces facettes vont venir nourrir l’entreprise et la faire s’adapter progressivement à cette nouvelle manière de penser. Une réinvention dans la continuité et légitimité, en somme. La personnalité est donc un formidable réservoir dans lequel piocher pour pivoter, évoluer et s’adapter à de nouveaux paradigmes. Une fois ce premier pas réalisé, la marque pourra plus naturellement travailler des incarnations de ce renouveau, en phase avec les nouvelles attentes culturelles, et riches en utilité, lien et plaisir.

 

 

 

En cliquant sur l'image, découvrez l'intégralité du rapport INfluencia / Dagobert sur " Les Marques qui comptent "

 


 

 


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