AccueilA NE PAS MANQUERLA « MORT VIRTUELLE » PLUS FORTE QUE « LA MORT RéELLE »

La « mort virtuelle » plus forte que « la mort réelle »


Publié le 14/02/2020

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Dans la série comment répondre à l’absurdité d’une époque, Glory Paris et Onu Femmes France apportent une réponse avec une campagne choc pour faire entrer le féminicide dans le code pénal, intitulée #leféminicidedanslaloi.


Le numérique et sa cohorte de réseaux sociaux ont créé un phénomène insensé : la disparition d’une influenceuse sur un compte Instagram (pour ne citer que cette plateforme) pendant quelques jours suscite plus d’émotion, de panique, ou de questions, de la part de ses followers que la disparition d’une personne sur terre… Et c’est ainsi, que l’on arrive à cette aberration : une femme meurt sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon toutes les 48 heures, dans l’indifférence la plus totale… Car de fait, le féminicide n’est pas inscrit dans le code pénal français… Voilà de quoi faire réfléchir, et s’insurger. Onu Femmes France, l’agence Glory Paris sous la houlette d’Arnaud Le Bacquer, de Hugues Pinguet et Catherine Buch-Faure détachée d’Axa France pour le compte de l’association, ont décidé de jouer sur ces deux terribles et absurdes constats , avec une opération intitulée #leféminicidedanslaloi. Car de fait cette campagne s’inscrit dans le cadre d’une action de plaidoyer initiée par ONU Femmes France portant sur la demande d’inscription du féminicide dans la loi. Un travail de longue haleine, mené en lien avec une coalition d’associations porté devant les institutions publiques (Barreau de Paris, Sénat et Assemblée nationale).  

 

 

Des influencueses ferment leur compte sans explication...

 

C’était en novembre dernier. Le dispositif déployé sur les réseaux sociaux a mobilisé une trentaine de jeunes femmes influenceuses, dont Laura Calu humoriste très suivie. Ces dernières ont mis en veille leurs comptes Instagram pendant 2 jours avec un message énigmatique : un visuel rappelant étrangement un faire part de décès avec les dates de création et de fermeture de leur compte Instagram, soit la date de naissance et de mort… digitale. Elles n’ont pas donné plus d’explications avant le 22 novembre, date où la campagne a été révélée et expliquée aux audiences. Le dispositif a été complété, par la mobilisation de talents telle que Jain, Angèle, Natasha St Pier ou Bilal Hassani.

Case ONU Femmes - Le feminicide dans la loi from Gloryparis on Vimeo.

 

 

 

Des résultats à la hauteur de la cause

 

Résultats, 4,9 millions d’impressions sur les réseaux sociaux, 6,5 millions de reach total, 253000 interactions en quelques jours, un taux d’engagement 5 fois supérieur aux taux constatés sur les réseaux sociaux. Plus de 750 K€ de médias gracieux générés. À noter que les agences Influence4You, S2R Starbrand et l’Atelier des Idées étaient également de la partie respectivement pour le recrutement des influenceuses, la mobilisation des talents et le relais médiatique. Et avec, comme l’indique Arnaud Le Bacquer, « l’investissement, la conviction, et la mobilisation sans faille de Catherine Buch- Faure manager communication au sein d’Axa France détachée pour Onu Femmes France ». Au total, un Grand Prix Stratégies de la communication d’engagement mérité !

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