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Ecosystème marin menacé : pratiques urbaines responsables !


Publié le 02/12/2019

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« Ce Noël encore, plus de 400 000 de cadeaux atterriront sous les sapins français ». Pour alerter l’opinion publique sur l'urgence de la sauvegarde de l’écosystème marin et enseigner les bonnes pratiques à la relève citoyenne, Sea Shepherd détourne le Docteur Maboul et en propose une version politique et ludique : « Opération Océan ». 

 

À quelques jours de Noël et dans le tumulte déconcertant de surconsommation liée à ces fêtes de fin d’année, l’ONG de défense des océans Sea Shepherd prend la parole. Si pour  beaucoup Noël ne rime encore qu’avec magie et famille, et à la rigueur, petit excès alimentaire, il est temps d’ouvrir les yeux. Noël, encore plus que le reste de l’année est d’abord et surtout synonyme de déchets plastiques, arbres coupés, farandole de poissons et autres crustacés (gaspillage alimentaires étant évidemment proportionnel à la dimension presque écoeurante que prennent ces orgies gustatives). Une période propice aussi à l’explosion de la consommation de saumon dont l'élevage est particulièrement nocif à la vie marine : pour rappel, il faut environ 7 kilos de poissons sauvages pour obtenir un kilo de saumon d'élevage. Bref, un carnage. 

 

 

Le ludique pour former la relève citoyenne

 

Alors pour alerter sur l’impact direct de notre surconsommation festive comme quotidienne, car les mégots de cigarettes balancés à la volée sur un bout de trottoir ne sont malheureusement pas comptés qu’en jours de fêtes, l’association table sur les enfants. Pour ce faire, pas question de jouer la carte du discours moralisateur inefficace et redondant.

 

En collaboration avec l’agence Braaxe, Sea Sheperd détourne le jeu “Docteur Maboul” et propose “Opération Océan”. Exit le malade au nez rouge qui bipe lorsqu’on l’opère, l’ONG le remplace par un dauphin contaminé par des déchets issus d’objets fréquemment trouvés dans les océans : filets de pêche, hameçons, tout comme brosses à dents, flacons de produits chimiques et mégots. La mission des participants est ainsi de retirer du dauphin malade les déchets qui l’intoxiquent. 

 

Parce que l’impact de nos gestes quotidiens et de notre alimentation sur la faune marine n’est pas directement visible, la pédagogie s’impose. Effectivement, difficile pour un enfant de 8 ans vivant en zone urbaine de prendre conscience de son impact sur la planète, au delà de l’espace dans lequel il vit. 

 

 

L’urbain moyen grand responsable

 

Pourtant, à en croire les chiffres, ça urge. Selon l'agence des Nations unies pour l'environnement, 70% des gros déchets en plastique qui flottent sur les mers sont liés aux équipements de pêche perdus ou abandonnés par les bateaux de pêche. Vous n’êtes pas pécheurs ? Peut-être mais vous les faites travailler en mangeant leur poisson. Quelques 640000 tonnes de filets et autres matériels de pêche sont jetés dans les océans chaque année, causant la mort d'environ 136000 phoques, dauphins, otaries, tortues, petites baleines et autres oiseaux de mer. La pêche dite "active", quant à elle, capture chaque année environ 300 000 mammifères marins chaque année. Elle est devenue la première cause de mortalité des baleines, dauphins et phoques. 

  

Quant aux mégots, Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd est cash : 4 300 milliards de mégots de cigarettes sont jetés dans les rues chaque année. Assis à une terrasse de café à des centaines de kilomètres de la mer, combien jettent nonchalamment leur mégot de cigarette dans le caniveau, sans penser une seconde qu’il mettra 12 ans à se décomposer, polluera 500 litres d’eau et finira peut-être dans l’estomac d’un animal marin ?”. Pour elle,  “l'océan est la premier organe de régulation du climat, de captation de carbone et le premier producteur d'oxygène. Si l'océan meurt, nous mourrons tous.

 

Alors pour ce diner de Noël, plutôt que d’offrir un saumon bien garni à vos convives, offrez une chance à l’océan ? 

 


 

 

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