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Bienvenue à Dataland


Publié le 02/07/2014

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Que va devenir la relation entre l’entreprise et le consommateur une fois la data définitivement entrée dans nos foyers ? Petite projection dans un pays où le client serait le roi de la data.

 

À Dataland, rien ne se passe comme ailleurs. Partout sur la planète, les entreprises collectent des datas pour sonder leurs clients et tout savoir sur eux pour mieux vendre, de façon plus efficace et personnalisée. Mais à Dataland, ce sont les clients qui recueillent des données pour sonder leurs entreprises et tout savoir sur elles pour mieux acheter, de façon plus responsable et informée. Le consommateur y est une personne avertie, au fait des techniques et de la loi. Il sait une chose plus que toute autre : la data est une fabuleuse découverte qui lui a rendu la vie plus facile et qui, chaque jour, facilite son quotidien et l’aide dans ses prises de décision.

 

 

Sésame, ouvre-toi

 

À Dataland, on pratique la Data citoyenne. Chaque habitant — chaque Datalander — dispose de son « Sésame », son propre site officiel et personnel sur le net. Un Sésame à double usage :  — En back-office, le Sésame recense les informations personnelles du Datalander, dont ce dernier peut faire usage à loisir — en fonction de ce qu’il souhaite et/ou a besoin de communiquer — pour échanger, vendre et acheter avec les administrations, les commerces, les particuliers et tout autre acteur socio-économique. Une garantie pour chacun de disposer ainsi d’informations valides et updatées. — En front office, le Sésame de chaque Datalander permet aux entreprises d’y ouvrir un compte dédié et réservé — passage obligatoire pour engager tout acte de vente.

 

Car à Dataland, l’entreprise doit faire preuve de transparence avec son client pour pouvoir lui vendre ses produits et ses services : alors que partout ailleurs, le consommateur se voit contraint de laisser des traces (on et/ou off) durant son parcours client, les entreprises de Dataland se doivent — et se font un point d’honneur — de communiquer leurs informations personnelles sur les Sésame de leurs clients si elles veulent concrétiser leurs achats avec eux. En ouvrant ainsi un compte sur le Sésame officiel de son client ou de son prospect, l’entreprise y communique son « état civil » : un certain nombre de données croisées et vérifiées, certaines obligatoires, d’autres facultatives permettant au client d’en savoir plus et, notamment, de choisir en connaissance de cause sur d’autres critères que le simple rapport qualité/prix : ancienneté, résidence fiscale, empreinte écologique par salarié, pourcentage de collaborateurs dédiés au service après-vente... A chacun d’apprécier alors le niveau de transparence et de confiance de l’entreprise

 

 

 

 

Grâce à sésame, tu achèteras

 

La version mobile de Sésame permet au Datalander de fluidifier et d’intellectualiser son parcours client en point de vente. Que ce soit en ligne ou dans les rayons, le consommateur peut scanner sur son smartphone chaque produit disposant d’un Flashsésame, permettant d’obtenir une fiche d’identité produit : traçabilité, lieu(x) de production, durée de fabrication, coût de la main d’œuvre, empreinte écologique, données nutritionnelles optimisées, stocks disponibles, variantes existantes… Autre avantage de cette pratique de data citoyenne : s’il a activé l’option « paiement sans contact » sur Sésame, le client, lors de son passage en caisse, reçoit sur son smartphone un message informatif : « Le taux de satisfaction des employés de cette entreprise est de 64%. Voulez-vous valider votre paiement ? ».

 

 

Via sésam, tu recommanderas (ou pas)

 

De même que, partout ailleurs sur la planète, les entreprises se repassent et/ou se revendent des fichiers, les Datalanders pratiquent l’échange de fichiers entre citoyens : Monsieur X, consommateur habitué du marché Y, passera à Madame Z, nouvellement intéressée par ce domaine, toutes les infos à connaître sur les entreprises officiant sur ce secteur. Le consommateur est ainsi en mesure de recommander (ou non) telle ou telle maison, permettant à ses concitoyens de retenir l’offre qui leur semble le plus en cohérence avec leurs critères personnels, que ces critères soient financiers, éthiques, qualitatifs ou encore commerciaux. Pour renforcer la pertinence et le caractère vertueux de la Data citoyenne, les entreprises sont fiscalement incitées à évoluer dans le système transparent Sésame, et sont également récompensées dans leur capacité à imaginer et proposer des moyens pour mettre leurs données à la disposition de tous.

 

 

Dataland, pure otopie ?

 

Il est à souhaiter que Dataland ne reste pas qu’utopie. Car si le pays n’existe pas encore, les frontières dessinées ici ont au moins le mérite de mettre en lumière le vrai challenge qui attend la data : la transparence, préalable indispensable pour regagner la confiance des consommateurs, favoriser la concurrence et une consommation plus responsable.

 

Frank Etienne

 

Illustrations : Lorraine Huriet

 

 

Article paru dans la  revue digitale n°9 : La Data, et moi, et moi... émois ?

 

 


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