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L'influence esthétique du design 3D entre l'inachevé et l'achevé


Publié le 16/04/2018

Image actu

La machine et les outils technologiques sont une promesse d’avenir car les images qu’ils produisent font évoluer nos référents esthétiques et nos imaginaires. Leur utilisation est source d'inspiration dans l’art ou l’architecture mais aussi dans la création d'objets courants. Les évolutions à venir ne vont cesser d’enrichir ces influences et inspirer la création. 

 

L’utilisation des outils technologiques sont à l’origine de nouveaux imaginaires, de nouveaux codes esthétiques. Ils impactent non seulement l’art ou l’architecture mais aussi nos objets courants. C’est particulièrement le cas des outils de création en trois dimensions inventés pour nous aider à réaliser nos projets, de design ou d’architecture. Parce que la machine est une promesse d’avenir, les images qu’elles produisent créent de nouvelles esthétiques qui font évoluer nos référents et nos imaginaires. L’outil 3D permet plusieurs étapes dans le processus de création et de production d’un objet fini. Certains créateurs se sont inspirés de ces étapes pour créer des objets innovants.

 

 

 

Le filaire

 

Il est le départ de toute construction pour passer de la 2D à la 3D. Certains designers comme Diman Loginoff, Decha Archjananun, Oki Sato de Nendo vont réduire l’objet à son minimal, et le définir par un profil et une section. Ils créent des volumes vides, des structures aériennes, que notre cerveau complète, Des artistes comme Janusz Grünspek Benedict Radcliffe ou Ron Gilad redonnent de la poésie à des objets qui semblent dématérialisés.

 

 

 

 

 

 

Face et polygone 

 

Au départ les facettes étaient un mode de rendu qui demandait peu de ressource à l’ordinateur. Xavier Veilan s’est fait le spécialiste des sculptures à facettes. Il va pousser à l’excès la recherche du minimum de faces pour la représentation.
 Jorda Griska a su magnifier les facettes avec sa sculpture «la beauté d’un engin de malheur». Cette esthétique, malgré son coté brutal, rappelle cependant la douceur d’un pliage. Les concept-cars comme la « Vision » de BMW ou plus récemment la « Trezor » de Renault vont utiliser les code du mode polygonal pour signifier un objet du futur à la conception assistée par ordinateur.

 

 

 

 

 

 

Le maillage

 

C’est l’étape 3D ou l’objet se précise : la structure devient plus serrée, mais reste transparente. Jaume Pensa avec ses têtes géantes en grillage nous permet de nous perdre à l’interieur de ses personnages.

 Shop Architect a appliqué ce principe à des structures géantes imprimées avec une imprimante 3D.
 Quant à Jayme Hayon, il utilise cette esthétique du maillage pour la taille de verre.

 

 

 

 

 

 

Révolution extrusion

 

Ce sont les premières fonctions utilisées pour modéliser un objet. Letha Wilson va utiliser ce principe pour extruder un élément d’une photo et la déconstruire.

 

 

 

 

Maping/Texture

 

Dans le vocabulaire des logiciels 3D, les shaders sont des sortes de boules plus ou moins complexes qui servent à visualiser les texture 3D, leur capacité de réflexion et de transparence. 
Les sculptures de Flavie Audie s’inspirent de ces effets. Dans le design produit on voit apparaitre de plus en plus d’objets composés de différents matériaux juxtaposés, comme si l’on avait déposé la texture sur un volume. Aujourd’hui, les projections d’images permettent d’imaginer un avenir ou l’objet pourrait être muet, et prendre vie par ses animations.

 

 

 

 

 

 

Slices/Tranches

 

Ici les objets semblent être coupés en tranches puis espacés. On peut alors créer des formes souples avec des plans. Cela permet une économie de matière pour un effet grandiose en architecture comme le montre la structure Metropol Parasols de Jurgen Mayer à Seville.

 

 

 

 

Layers/Couches

 

Les imprimantes 3D sont partout. On peut même construire sa maison en 24 h avec des imprimantes 3D béton comme le présente la société Winsum, mais avec une esthétique bien particulière de boudins superposés afin de permettre le temps de séchage suffisant de la couche inferieure. 
On retrouve de façon assez similaire ces couches dans l’impression 3D du verre (expérience du MIT). L’architecte Sinohetta a déjà appliqué cette esthétique au tout nouveau King Abdulaziz Center for World Culture.

 

 

 

 

 

Si la 3D a pour objectif de nous aider à représenter le réel en volume pour créer des objets, des imaginaires, des personnes; les interfaces du système, ou les limites même de ces technologies créent une esthétique particulière qui à son tour influence le réel et inspire les créateurs.

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