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Quand je serai grand(e) je serai : immature, sur ma moto


Publié le 12/05/2019

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Ah la vie d’adulte, la liberté ! Ou non attendez : la maturité ! Mature oui, et responsable, c’est ce que l’on attend de vous au sortir de l’adolescence. Payer vos facture, vous responsabiliser et rester sérieux. Une conduite pas tout à fait en phase avec le géant du deux-roues japonais Honda. Alors comme pour faire taire ces injonctions, la marque prend la parole et lance un nouveau Monkey. C’est signé DDB°Paris.

 

 

L’histoire commence au Japon, en 1961, lorsqu’Honda investit un parc d’attraction en créant une “mini-moto” destinée à amuser les enfants. Une silhouette « singesque » qui lui vaut le nom de Monkey et une dynamique fun et simple d’utilisation qui suscite un engouement instantané chez les enfants..comme chez les grands. Maline et réactive, la marque adapte ce manège d’un nouveau genre et fait de Monkey un de ces modèles emblématiques.

 

"Sa popularité tenait à la fois à son dessin et à ses formes séduisantes, à ses dimensions compactes et à son poids ultra-contenu, autant de qualités qui se traduisaient par un plaisir de conduite immédiat", se souvient le blason ailé.

 

 

Un come back pour dire merci

 

Presque 50 ans plus tard, Monkey est un icône international sur le marché du deux-roues. Et si cette moto reste accessible, elle se veut aussi collector (on nous dit dans l’oreillette que celle de John Lennon vient d’être vendue aux enchères pour plus de 30.000 livres !). Alors comme pour célébrer cette renommée et faire perdurer cette histoire si particulière, Honda annonce le come back masterisé de son emblématique modèle via une campagne bourrée de charme, et d’immaturité bien évidemment. C’est signé DDB°Paris.

 

Pour amorcer cette prise de parole, l’agence compte sur les mots. Des mots pour illustrer les maux d’une vie d’adulte pas si fun et fantasque que ça.

 

La vie d’adulte n’est pas ce qu’on nous avait promis. 

Entre le travail, l’ingratitude des enfants et les soucis de toutes sortes, 

Le monde qui est le nôtre, celui des grands, est un piège.

Il était donc plus que temps qu’on nous redonne des jouets, 

Que nous retrouvions l’enfant qui est en nous, 

Coincé entre un foie délicat et un estomac ulcéreux. 

Le temps est venu de s’amuser enfin, car si nous avons appris quelque chose, 

C’est bien que personne ne le fera à notre place.

Dans cette campagne, un inconnu nous écrit. 

En noir sur blanc, sèchement, nettement, il nous exhorte 

Par des phrases cruelles et définitives à laisser tomber deux secondes 

Nos lourdes et vaines responsabilités d’adulte et à aller jouer dehors. 

En plus, il fait beau.

 

Construit comme un poème en prose, ce manifesto imaginé par les créatifs Jean-Christophe Royer et Patrice Dumas sous la direction de création de Alexis Benbehe et Pierre Mathonat illustrent bien la complexité du concept de maturité et le manque de vie qui s’y cache.

 

 

Retour aux fondamentaux

 

Parce que dans l’esprit collectif être adulte c’est être mature, responsable et ambitieux; c’est s’affranchir de la belle innocence enfantine bercée d’illusions pour prendre à bras le corps un monde cerné par l’administratif et les codes de conduites qui forment et reconnaissent l’individu comme citoyen, Honda redonne peu de magie et de fougue à cet enfant refoulé qui sommeille en nous via des visuels bien singuliers et une signature aussi parlante qu’amusante : « ce que l’immaturité a produit de mieux ».

 

 

Une création aux petits oignons

 

Exit les descriptions grandiloquentes et dithyrambiques propres à une industrie qui ne parle que puissance de moteurs et audace des silhouettes. Ici la typographie est enfantine et le contenu revigorant. Des punchlines incisives écrites à la main et une création visuelle signée Shad Bharucha et Nicolas Denis qui rappelle les dictées à l’école, la marque assume son immaturité et appelle sa clientèle à en faire autant. Un parti pris en plein dans le mille d’une société qui veut changer les codes et ré-imaginer son art de vivre, qui veut du vrai et du bon et du ludique pardi ! On vous laisse découvrir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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