AccueilEXPLORATIONCRéER DES MINI-LIEUX CULTURELS PRIVATISABLES DANS LA RUE : UN LUXE OU UNE NéCESSITé ?

Créer des mini-lieux culturels privatisables dans la rue : un luxe ou une nécessité ?


Publié le 12/12/2016

Image actu

 

Hemmelig Rom est une minuscule bibliothèque privatisable pour lire au calme et confortablement. Du pur luxe. Or ce cube, qui peut être posé n’importe où, pourrait répondre à une multiplicité d’attentes de nos sociétés comme créer une pause lors d’un événement, tromper une file d’attente devant un musée, offrir une respiration aux collaborateurs d’une entreprise ou amener dans de bonnes conditions le savoir dans la rue... Plus glamour qu’un Algeco. Une opportunité d’expression qualitative pour les marques.

 

Pour certains, lire relève de l’addiction, pour d’autres, c’est davantage un passe temps. La plupart -quotidien oblige !- le font n’importe où et n’importe quand : dans le train, dans un café, sur un banc, dans une salle d’attente, dans un rayon de la Fnac, pendant le déjeuner ou tard le soir… En revanche, pour beaucoup, lire nécessite un temps à part impliquant une ambiance sereine, un endroit au calme. Comme pour mieux s’immerger dans les mots, la magie de l’histoire. Or la ville n’offre pas toujours cet espace privilégié, préservé de tout bruit, de toutes tensions, de toute contrainte mercantile. Au mieux, certaines librairies s’équipent d’un coin de lecture, mais elles restent rares. Il y a bien sûr les bibliothèques municipales et son domicile, mais là aussi pas toujours facile d’y trouver l’atmosphère propice à la libération de son imagination.

 

 

Amener le savoir et la culture dans la rue

 

Alors pour répondre à tous ces lecteurs en mal de tranquillité, Studio Padron, cabinet d’architecte américain, a conçu Hemmelig Rom. Son nom d’origine norvégienne signifiant « pièce secrète » révèle tout du concept. Il s’agit en effet d’une cabine en chêne d’environ 200 M2, équipée d’un lit, d’un fauteuil, d’un bureau et d’un poêle à bois… histoire d’être installé le plus douillettement possible tandis que le locataire se plongera dans le livre qu’il aura choisi sur l’une des étagères copieusement fournies. Le premier prototype a déjà été installé au cœur d’une forêt de l’état de New York.

 

Mais cette minuscule bibliothèque privatisable, élaborée comme une véritable retraite secrète pourrait tout à fait trouver sa place en ville de façon définitive ou éphémère qu’il s’agisse d’un lieu très fréquenté (gare, place, cour d’entreprise…) ou d’un endroit plus protégé (square, quai, sur l’eau, sur un toit…). Ce serait l’occasion pour son initiateur ou son mécène d’amener la culture dans la rue et de partager le savoir, comme de laisser libre cours à des designers pour sa décoration. Ce serait l’opportunité, aussi lors d’un événement, de communiquer différemment en créant une pause, pour tromper une file d’attente devant un musée, pour s’évader sans partir loin ou d’offrir une respiration au personnel, par exemple, d’un hôpital… Véhiculant ainsi une image de marque servicielle et utile en faisant de ces mini-lieux culturels privatisables plus une nécessité qu’un luxe.

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentez





Abonnez-vous à la revue
RECHERCHER PAR