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Étude CorioLink: Les entreprises peinent à convaincre sur leur vision du monde d'après


Publié le 16/07/2020

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Qu’ont conclu les journalistes interrogés par CorioLink, sur la capacité des entreprises à communiquer par temps de Coronavirus ? Les enseignements décryptés par Pierre Alibert co-fondateur de l’agence de conseil en communication, sont à découvrir ici.

 

 

La crise sanitaire du Coronavirus qui a muté en crise sociale et économique, a clairement bouleversé l’organisation des entreprises…À commencer (concernant le sujet qui nous intéresse ici) par leur façon de communiquer. 133 journalistes de la presse écrite, web et audiovisuelle en témoignent et Pierre Alibert indique « Les journalistes et leurs médias ont été le catalyseur et le réflecteur d’une masse inédite d’informations délivrées par les entreprises, ce sont aussi eux qui ont rendu compte par leurs récits des bouleversements vécus par les Français privés de sortie et par la disparition de tout lieu physique d’échanges durant la crise sanitaire, il était important d'entendre leur point de vue». Dont acte. Le Coronavirus a non seulement pris en otage l’ensemble des individus forcés de se confiner, mais a aussi monopolisé l’information en envahissant 75 % des communications en lien avec le phénomène Covid. Si 41% des entreprises ont diminué leurs communications à destination des journalistes, 39%d’entre elles n’ont pas changé leurs habitudes et sans surprise, 95% des communications émises ont été en réorientées sur des sujets relatifs au coronavirus. Les principales thématiques concernent la mise en place des mesures sanitaires pour (71%) et les impacts sur l’organisation du travail (65%).

 

 

Pas de perspectives proposées par les entreprises

 

Les journalistes interrogés estiment pour 52%, que les impacts sociaux (emplois), les enjeux de prospective sectorielle et de transition écologique ont été des sujets volontairement écartés par les entreprises. Au niveau des prises de parole des dirigeants, une petite majorité de journalistes (52%) juge qu’elles ont été suffisantes contre 39% insuffisantes. Sévères à l’égard du monde entrepreunarial, sceptiques quant à leurs faits et gestes, 42% des journalistes estiment également que les communications ont été opportunistes et surtout peu innovantes… Pour enfoncer le couteau dans la plaie, ces derniers jugent à 47% que les tentatives de proposer leur vision du "monde d'après" ont été non-innovantes, ou alors carrément utopistes. Pierre Alibert souligne, que «les entreprises, pour la plupart acculées par cette crise historique ont beaucoup communiqué, pour réassurer en s’essayant à refaire le monde sans réellement y parvenir. Or si les citoyens ne sont pas dupes, les journalistes eux, sont intraitables.

 

 

Des entreprises qui ont loupé le coche

 

Beaucoup d'entreprises ont loupé le coche en développant un discours qui a manqué de sens, et se sont vite essoufflées en agitant le drapeau du monde d'après plus beau, plus pur, plus sain, plus solidaire, plus télétravaillant, plus créatif... Un poil utopique pour être vrai.

 

 

Les marques se réfugient désormais derrière l’été

 

Enfin, reste le discours publicitaire en lui-même : embourbé dans l’exercice quasi impossible de se réinventer en deux temps trois mouvements, le récit des marques a vite lassé… « En ces temps d'incertitude, ajoute encore Pierre Alibert, les entreprises auraient dû délaisser le discours commercial pour développer un discours institutionnel à même de répondre aux enjeux sociaux et sociétaux». Reste que seules les marques "à sens", installées depuis 5, 10 ans, sortent du lot, (Maif, Backmarket...) sont au rendez-vous car en pleine légitimité, tandis que les autres doivent trouver le bon ton, le bon message, leur raison d'être. En somme, deux mois après la fin du déconfinement, les marques se réfugient désormais derrière l’été qui démarre tant bien que mal, et mettent en place des opérations ponctuelles visant à créer une ambiance allégée… En attendant la lourdeur déjà évoquée ici et là de la rentrée de septembre, et d’un possible reconfinement « partiel »… Les journalistes n’ont pas fini de râler…Profitons en attendant.

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