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Fotofever : the place to focus


Publié le 08/11/2018

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100 galeries, 250 artistes, 2000 œuvres et 4 jours pour les découvrir au Carrousel du Louvre. C’est la promesse renouvelée de ce salon made in France. Atypique, innovant, international et ouvert à tous, il est indiscutablement une valeur montante de la photographe d'art contemporaine. Il y a de quoi flasher !

 

 

100 galeries dont 60 % étrangères (issues de 20 pays) et 250 artistes français et internationaux, soit 2000 œuvres. Pour sa 7ème édition, Fotofever, ce salon made in France bel et bien ouvert à tous les horizons, nous promet encore un grand show de la photographie d’art contemporaine du 8 au 11 novembre.

 

Toujours au Carrousel du Louvre et toujours avec les mêmes et excellentes idées fixes défendues depuis le départ par Cécile Schall, sa fondatrice et organisatrice aussi tenace, sincère et convaincue que brillante et passionnée : « faire découvrir au plus grand nombre le dynamisme et la richesse de cette discipline, encourager la collection qu’on soit néophyte ou averti.e et jouer la transparence absolue avec les prix affichés, et pour certains très accessibles ».

 

 

Une 7ème édition, la reconnaissance en plus

 

Et comme cette passionnée fourmille d’idées et qu’elle est partageuse, son rendez-vous -hissé au rang de Off qui prend de l’ampleur en intégrant le programme « A Paris pendant Paris Photo »- proposera encore des nouveautés en plus de ses -désormais- standards.

 

Lui permettant de se démarquer et d’attirer le grand public autant que les aguerris. Outre un portfolio de galeries complètement distinctes de celles rencontrées dans d'autres foires du moment, tout démarre bien sûr par son Start Collect, un appartement agrandi cette année à 400 m2. Scénographié avec son partenaire Roche Bobois, il est agrémenté de photographies issues de l’exposition et à moins de 5000 euros. Histoire d’aider le visiteur, avec cette ambiance arty et cosy, à se projeter et à se laisser tenter.

 

 

Démocratiser, initier, accompagner, valoriser... toujours et encore

 

A découvrir également : La Ruche (permettant à de jeunes galeries d’accéder à leur première foire ou à certaines plus établies de présenter de jeunes talents), les Talks (discussions quotidiennes avec des experts), les visites guidées, les Books of photography dédiés à l’édition avec le collectif d’indépendants, PhotoBook social Club, le Vintage Photography avec Viviane Esders sur le thème des femmes photographes du XXème siècle, le Women of photography mettant en lumière 5 pointures féminines… Sans oublier les Masters Of Photography qui avec une galerie partenaire font découvrir un grand nom de la photographie, accessible à la collection à travers des tirages contemporains. Cette année, c’est la galerie Argentic qui présente une exposition de Roger Schall, photographe français incontournable des années 30.

 

C’est enfin l’occasion de lancer la première édition du Young Talents Fotofever Prize, offrant à trois jeunes talents de la photographie leur première exposition parmi 120 candidatures (Lina Benouhoud, avec sa série Parisian Buildings, Martin Bertrand, avec sa série Oasis Kerlanic, Clothilde Matta, avec sa série Jealousy of Matter), produite par le laboratoire Dahinden. Tandis qu'un vote du public a permis à cette dernière de bénéficier d'un programme de coaching de 6 mois offert par La Condamine pour définir, mettre en oeuvre et promouvoir son projet artistique. Alors qu'un spectateur tiré au sort gagnera un exemplaire d'une de ses oeuvres.

 

 

Le Japon et des pépites comme Nicolas Boutruche

 

Motchilon (bien sûr en japonais), le Japon y est à l’honneur avec son espace Japonographie -dans le cadre du160ème anniversaire des relations diplomatiques France-Japon et le programme Japonismes 2018. Sugoi (génial en japonais) ! Tant les propositions sont fortes et créatives. Et… et… il y a aussi des pépites comme Nicolas Boutruche et sa série « Du voyeurisme au 1/10ème » exposée par la galerie Courcelles Art Contemporain (mise en bouche ci-dessous).

 

Celui-ci aime raconter des histoires et interroger l'imagination de ses spectateurs, et son travail conçu comme un storyboard ou un scénario cinématographique est le résultat d’un travail de « dingue » comme il le détaille : « ici la photographie est à la fois matière première et finalité. Pour chacune des œuvres présentées, il faut compter au minimum plusieurs milliers de photos/modèles/textures qui seront un à un, détourés déformés étalonnés et réimplantés dans une mise en scène, comme un puzzle ». Quant au fond voici comment il en parle : « Chacune des façades qui m'entourent est une barrière à ma curiosité, à mon « voyeurisme ». J'aime observer les gens, dans la rue, dans le métro, seuls, en nombre, chacun dans son propre univers… J'aime nos différences, celles qui font que tu aimes le vert et moi, le rose. J'aime aussi découvrir l'envers d'un décor, savoir enfin ce qui se cache derrière telle ou telle porte, tel ou tel mur, telle ou telle personne… Du voyeurisme au 1/10ème est une série photographique où le personnage principal est pluriel, où l'architecture et l'humain tiennent un rôle essentiel. C'est une réelle « tranche » de vie… ». C’est captivant et époustouflant à tel point que les organisateurs ont prévu un espace spécial capable d’absorber le flux des spectateurs qui prennent plus que leur temps devant ces photographies.

 

 

Une faveur pour les lecteurs d'INfluencia

 

Reste plus qu’à y aller et comme pour finir de vous convaincre Cécile Schall et son équipe offrent à tous les lecteurs d’INfluencia -forcément curieux et passionnés- un code de promotion « INFLUENCIA » de 30% valable sur toute la billetterie. Alors souriez, c’est la fête !

 

 

©Nicolas Boutruche - La Vita e Bella - 2018 (Courcelles Art Contemporain)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de couverture : ©César Ordonez, courtesy Fifty Dots Gallery

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