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Covid-19 et journalisme : le guide de Comfluence pour travailler «intelligent » avec les médias


Publié le 27/04/2020

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Pour divertir, ouvrir les yeux et l’esprit, comprendre, connaître, anticiper, les Français consomment les mots et les images en masse. Avec une hausse de + de 50% de leur audience à 6 semaines du début de la pandémie, comment les médias gèrent-ils la crise ? Pour mieux capter ces changements  et en tirer profit, Comfluence dévoile un guide des bonnes pratiques pour travailler avec les médias pendant  le confinement.  

 

Monde en crise, populations inquiètes et confinées, économie sur pause : il y a des choses à dire et l’information est plus que bienvenue. Comme l’indiquent les baromètres et autres outils statistiques, la fréquentation des sites d’information connait  une hausse généralisée depuis 6 semaines.Nouveaux formats, nouvelles conditions d’enquêtes et nouveaux codes de consommation médiatique :  autant de  mutations liées à la crise qui impliquent de repenser le rapport aux journalisme et avec les journalistes. Quelles sont les contraintes des journalistes dans la période actuelle ? Quelles sont leurs attentes ? Comment les communicants doivent-ils adapter leurs activations médias ? Pour les entreprises, la communication et le lien avec ces derniers est un enjeu crucial. 

 

Agence pluridisciplinaire structurée en 5 pôles métiers rassemblant consultants, influenceurs et créatifs, Comfluence profite de l’expertise de son équipe Relations Médias pour developper un rapport de taille. AFP Politique, Le Parisien, Le Figaro, Le Figaro Économie, un journal économique national, La Croix, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, LCI, BFM TV, une journaliste Agroalimentaire pour la presse généraliste et spécialisée, Challenges, LSA, L’Usine nouvelle, Environnement Magazine, L’eau, l’Industrie, Les nuisances, Le JDD et le Betteravier français, Le Moniteur des Pharmacies, Pneumatique, Flotauto : tous se sont prêtés au jeu d’un question-réponse permettant de mettre en lumière les pratiques facilitant leur travail et ainsi favorisant un contenu qualitatif pour les entreprises. Compte rendu en 5 points. 

 

 

Règle numéro 1 : diplomatie 

 

Les journalistes sont formels : le Covid-19 occupe toute l’actualité et les communicants doivent retarder leurs actions si elles sont sans lien avec la crise sanitaire. Exit dont les  prises de parole opportunistes et sans intérêt public. Une question de bon sens en somme qui pourtant échappe à de nombreux communicants tentant le tout pour le tout et inondant les boites mail des journalistes surmenés. Manque de place, et manque de sens, Le Parisien rappelle : « Il n’est pas évident de proposer des articles qui sont totalement éloignés des préoccupations de nos lecteurs liées au coronavirus. Question de priorité ». 

 

 

Règle numéro 2 : on cible plus que jamais ! 

 

Comme toujours  et encore plus en temps de crise, les mails groupés sont à bannir. Angler le sujet et  l’envoyer au  bon médias en oubliant  les « bouteilles à la mer, au cas où ». Si les journalistes de la presse écrite notent une baisse des sollicitations, ceux des agences de presse et de la télévision sont plus que jamais à pied d’œuvre. Il faut en tenir compte pour viser juste et efficace. 

 

 

 

Règle numéro 3 : adapter ses idées aux formats judicieux, penser digital car confinés. 

 

81% des journalistes confirment l’impact significatif de cette crise sur le trafic web et le virage amorcé avant la crise sur la gestion de l’information. Les sites et applications mobiles et tablettes des principaux médias régionaux en France affichent une progression à 3 chiffres en nombre de visites. Les présences sur les réseaux sociaux doivent être challengées car 35% des journalistes interrogés les consultent davantage qu’en temps normal, notamment pour rechercher des sujets. Twitter reste le réseau préféré des journalistes suivis par LinkedIn.

 

 

Règle numéro 4 : tourner 8 fois le sujet sur papier avant de l’envoyer

 

Le rapport est clair : il faut  « redonner de la valeur à l’information ». Comme INfluencia en faisait part récemment, les fake news s’épanouissent plus que jamais en tant de crise. Conscients de ce phénomène, il semblerait que les marques s’attachent à viser juste et entrenir un rapport de confiance avec les journalistes. Comme le souligne  un journaliste de Challenge, « Les gens sont dans un état d’urgence tel, qu’ils pratiquent moins la langue de bois ».  Un moyen  de valoriser  le travail des rédactions, comme l’explique  l’AFP Politique : « je pense que beaucoup de journalistes trouvent que la crise redonne du sens (ou encore plus) à leur métier, à leur mission. En rendant compte de l’épidémie, de la lutte des médecins, des débats, de tous les aspects de la crise, ils se sentent utiles et en sont fiers ». 

 

 

Règle numéro 5 : respecter le travail des journalistes

 

La précarité sévit lourdement en terres médiatiques. Si l’audience est en hausse, les revenus en baisse. Recettes publicitaires en dégringolade complète et multiplications des offres de solidarité permettant la gratuité et donnant l’accès aux contenus sans abonnement, les journalistes finissent par en payer les pots cassés.  Avec un statut bien particulier, nombreux sont les pigistes mis en chômage technique, ou juste sur pause, face à un flou complet sur une date de potentielle reprise sur secteur en terme publicitaires notamment, la légitimité du métier, bien qu’incontestable en prend un coup. Une journaliste d’un média économique national confie : « Les gens ne comprennent pas que l’information se paye, qu’elle a une valeur. (...) Le journalisme est une profession déjà̀ très précaire et cette situation est inquiétante pour la suite, surtout pour les pigistes qui - pour certains - se retrouvent sans boulot, ni chômage ». Pour 75%, la crise aura un impact sur le métier de journaliste.

  

 

Haut les coeurs pour nos métiers ! 

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