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Virtual Harmony : Dassault Systèmes crée la rencontre entre virtuel et réel


Publié le 27/02/2020

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20 heures au Jardin des plantes à Paris, mercredi 26 février. Un immense dôme s’éclaire au son des premières notes de Renaud Capuçon et des musiciens de l’orchestre Les Siècles dirigé par le chef Pierre Bleuse. Devant un parterre de 3000 spectateurs positionnés debout tout autour du globe, le célèbre violoniste commence le concert en interprétant Frates de Pärt sur un 3Dvarius, un violon électrique imprimé en 3D (avant de reprendre son violon guarnerius de 1737). Un instrument unique imaginé par Laurent Bernadac en utilisant des technologies Dassault Systèmes.

 

 

« Il a fallu trois ans de travail pour concevoir ce violon électrique d’une seule pièce au design transparent. Il y a uniquement les parties qui sont utiles pour jouer du violon, plus de vissage et de résonance. Le son a deux trajets, des cordes au micro et des cordes à l’intérieur du violon. Nous avons réalisé celui de Renaud Capuçon en se basant sur les dix dimensions uniques de son propre violon », explique le concepteur violoniste et ingénieur qui a co-fondé la société 3Dvarius avec Géraldine Puel en 2015. Pendant 50 minutes, une expérience musicale, visuelle et immersive inédite s’est jouée devant le Museum d’histoire naturelle, retransmise en live streaming (+615 K vues sur la vidéo du live et 1,5 million de personnes touchées sur les réseaux sociaux). C’est le projet Virtual Harmony, premier acte de la nouvelle campagne « The only progress is human » initiée par Dassault Systèmes accompagné par l’agence CLM BBDO.

 

« Dassault Systèmes est au cœur de la vie des gens, présent dans 11 industries. Nous voulons faire connaître nos activités au grand public et les sensibiliser aux enjeux sociétaux et environnementaux de demain et aux solutions durables grâce aux technologies 3D, expose Victoire de Margerie, vice-présidente corporate, marketing et communication de Dassault Systèmes. Notre vision est d’utiliser les mondes virtuels pour créer une harmonie entre le produit, la nature et la vie et, faire de cette vision, une réalité. C’est pourquoi nous nous engageons à travers dix actes sur deux ans à travers le monde. Chaque acte prendra une forme différente. Par exemple, le 2e défi autour de l’eau sera organisé en partenariat avec une association. Pour le défi de la ville, nous envisageons un hackathon ». Dix actes autour de dix questions pour répondre aux défis de l’humanité (émotion, eau, villes, énergie, mobilité, consommation, nature, santé, héritage et avenir) qui conjuguent le réel aux solutions. Comme pouvons-nous préserver notre ressource la plus précieuse (eau) ? Peut-on produire plus d’énergie renouvelable que l’on en consomme ? Peut-on imaginer une industrie 100% durable ?… Des phrases diffusées sur le dôme lors de l’événement puis illustrées par des extraits de pièces connues  : L’hiver de Vivaldi (villes), l’air des Bohémiens de Sarasate (consommation), la mélodie d’Orphée de Gluck (santé) ou encore la Symphonie N°6 de Beethoven (eau) …

 

Mais, lors de cette soirée, il était question de montrer comment le virtuel en interaction avec le réel peut changer notre manière de vivre nos émotions. Virtual Harmony était un spectacle d’art génératif (gratuit) qui mêlait langage musical et créations numériques et lumineuses projetées sur la sphère. Une prouesse technologique réalisée et pilotée par le studio de création Superbien. « Ce fut un gros challenge technique et créatif, c’est la première fois que nous diffusions des contenus visuels en temps réel sur un dôme avec un public à 360°. Nous avons créé des outils spécifiques pour analyser en amont la musique. Lors du concert, nous étions sur un système graphique audio-réactif, c’est le son du violon soutenu par l’orchestre qui générait les contenus vidéo », indique Alex Mestrot, fondateur et directeur de création de Superbien. Une expérience étonnante et unique pour le public mais aussi les musiciens classiques. « C’est une aventure passionnante de jouer sous une bulle avec un violon en 3D. Au début quand je l’ai reçu, j’ai été un peu surpris. Quand j’ai joué, j’ai été impressionné. Ce n’est pas les mêmes repères. C’est un grand écart avec mon guarnerius de 1737. On a du mal à imaginer en le voyant que ça peut sonner comme ça, mais on peut vraiment créer de l’émotion », confiait Renaud Capuçon lors de la Générale la veille du concert qui, quand on l’interrogea sur l’absence de l’ « âme » * dans l’instrument 3D, a répondu : « c’est au violoniste de créer l’âme ».

 

 

 

 

*pièce de bois placée à l’intérieur de la caisse de résonance dans un instrument à cordes qui transmet les vibrations des cordes et soutient la table.

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