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Tolérance zéro, ce n’est pas abuser


Publié le 02/10/2018

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Pointer du doigt les violences sexistes et sexuelles pour permettre d'en parler et de les éradiquer. C'est le parti pris du gouvernement avec « Réagir peut tout changer ». Une campagne de prévention et de sensibilisation sans métaphore, ni scandale. Quatre spots testimoniaux et aux chutes aléatoires signés BETC.

 

 

La violence sexiste et sexuelle, ce sujet va, vient, alimente de manière presque quotidienne l’actualité laissant un arrière goût d'impuissance ou pire le sentiment que le seuil de tolérance de la société est tel qu'il ne permet visiblement pas sa disparition.

 

Pourtant Il est là. Et malheureusement, il n’y a pas une, mais plusieurs violences sexistes et sexuelles. De l’ « humour » graveleux au viol en passant par une main déplacée, le cyber-harcèlement, le jeu du consentement implicite ou encore la violence verbale, ces attaques concernant majoritairement les femmes (99 % des personnes condamnées pour des faits de violences sexuelles sont des hommes*) tiennent tête à une société qui se voudrait de plus en plus égalitaire et humaniste.

 

 

Scénarios multiples pour violences multiples

 

Parce que les agressions sont multiples, les frontières poreuses et les limites floues dans l’esprit collectif français, définir les contours de ces violences sexuelles et sexistes via l’information et la prévention sont une première étape essentielle à l’éducation pour la guérison. Telle est la mission confiée par le Premier ministre Édouard Philippe à BETC.

 

 

Agir ou subir

 

« Réagir peut tout changer » : une phrase clé qui signe chacun des films réalisés par Guillaume Palmantier et Antonin Romeuf (production : General Pop). Quatre mini-fictions ultra réalistes illustrant des situations de violences sexistes presque ordinaires et quotidiennes différentes. Quatre scènes inspirées de nombreux témoignages, où la possibilité d’agir face aux violences sexistes et sexuelles est mise en lumière.

 

Avec un coup de grâce qui rend l’idée créative mobilisatrice : deux scénarios de fin possible pour chacun des spots. Un premier dans lequel les témoins viennent en aide à la personne agressée vs un second correspondant à la triste réalité courante où le.s. témoin.s. baissent les yeux, tournent le regard, ignorent, n’osent pas, se rendant ainsi complices de ces atteintes qui tuent chaque jour des innocent.e.s.

 

 

Preuves à l’appui

 

Une chute brutale, informative et pédagogique qui a pour but d'ouvrir les yeux aux Français sur la réalité du monde et la gravité des conséquences de ces actes encore jugés banals et sans impact dramatique sur la santé mentale et physique des victimes qui pourtant sont souvent touchées par la dépression voire le suicide lorsqu’elles ont la chance de ne pas se faire tuer par leur agresseur.

 

Ici donc, pas de chichi, ni bla-bla, mais seulement des situations réelles lourdes et douloureuses pour éveiller les consciences et inciter à réfléchir, agir, changer les mentalités des témoins et des victimes. Et pour décliner ces fictions déjà très réalistes, des interviews de victimes qui ont été soutenues et de témoins eux-mêmes sont diffusées sur le web, en complément.

 

 

Des chiffres qui ne changent toujours pas

 

Une campagne qui fait écho aux nombreuses enquêtes sur le sujet des violences sexistes et sexuelles menées par et/ou pour le gouvernement afin d’alerter sur la situation. En bref et pour bien remettre les idées en place, rappelons qu’en France, une femme est tuée par son partenaire ou ex-partenaire tous les 3 jours (**). Neuf victimes d’agression sexuelle sur 10 connaissent l’agresseur et 70% ne déclarent pas les faits. Dans le cadre professionnel, plus d’une femme sur 5 est confrontée à une situation de harcèlement sexuel au cours de sa carrière (***). Lorsque la situation a été portée à connaissance de l’employeur ou de la direction, 40% des femmes victimes estiment que l’affaire s’est achevée à leur détriment et seulement 5% des cas sont portés devant la justice. La loi du silence ne doit pas passer. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(***) Etude Ifop pour le compte du Défenseur des droits, Enquête sur le harcèlement

(**) Source, ministère de l’intérieur

(*) Source, Ministère de la Justice pour l’enquête Virage 2016

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