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Recycler l'influence et engager les jeunes


Publié le 27/02/2019

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Le 18 mars, à l’occasion de la Journée Mondiale du Recyclage, la Fédération des Entreprises du Recyclage détournera les Internets pour alerter les Français sur la nécessité de recycler. Une journée symbolique pour mobiliser l’ensemble des parties prenantes d’une planète en danger (leaders mondiaux, professionnels, citoyens) afin de faire bouger les comportements. 

 

 

Initiée en 2018 sous l’impulsion du Bureau international du recyclage (BIR), le #GlobalRecyclingDay est une campagne d’information et de sensibilisation pilotée en France par un acteur clé de la survie de notre belle planète, le FEDEREC : pas moins de 1 100 entreprises allant de la TPE au grand groupe, réparties sur l’ensemble du territoire français et dont l’activité consiste en la collecte, le tri ou la valorisation des déchets industriels et ménagers. 

 

 

La jeunesse pour sauver le monde

 

Pour cette seconde édition, le BIR cible plus que jamais les jeunes avec une thématique qui parle à tout un chacun : « Recycler dans le futur ». Une façon de mettre l’accent sur la nécessité d’une relève citoyenne informée et engagée, s’armant des progrès technologiques pour mener un combat responsable. Un brief confié par le FEDEREC à l'agence digitale One Heart Communication, qui accompagne les acteurs du changement. « Nous travaillons sur des projets à impact de longue haleine sur le terrain afin d’activer une prise de conscience sur les problématiques sociales et environnementales », explique Laure Drévillon, fondatrice et présidente de l’agence.

 

Résultat : une campagne 100% digitale mêlant créativité et influence. L’idée ? Collaborer avec une centaine d’influenceurs de tous bords, allant de Studio Danielle à Julien Vidal en passant par Le Slip Français, en détournant une sélection de leurs contenus postés sur Instagram. En ce concentrant sur les objets mis en scène sur ces clichés, One Heart s’est armé de stylistes, designers, créatifs et graphistes pour en proposer une version recyclée. « Communiquer via les influenceurs nous est apparu comme le meilleur moyen de capter et d’engager des communautés des plus diverses. Parce qu’il ne faut pas oublier que le recyclage est une problématique universelle qui doit concerner tout le monde », souligne Laure Drévillon.

 

 

Recyclage sur tous les fronts

 

Bien évidemment, l'agence ne s’arrête pas là. Des capsules Twitter afficheront la photo de chaque influenceur avant/après, accompagnées d’un message clé portant sur les bienfaits du recyclage. Une manière de faire vivre l’opération au-delà du réseau vitrine que présente Instagram. Et comme chaque plateforme a son langage et ses champs des possibles, Facebook sera aussi un moyen d’effectuer des posts de sensibilisation du type « Le saviez-vous ? », ainsi que des messages plus institutionnels pour insister sur la nécessité du recyclage.

 

L’agence prévoit également de lancer le mouvement « in #10YearsChallenge », inversant les codes du hashtag viral #10YearsChallenge qui invitait les internautes à publier une photo d’eux d’il y a 10 ans. Ici, l’idée est d’imaginer ce que sera notre monde dans une décennie, si nous contribuons à sa sauvegarde. Une orchestration mêlant humour, pédagogie et créativité pour s’éloigner d’un discours moralisateur qui n’a, selon la fondatrice de One Heart, plus sa place dans les conversations digitales d’aujourd’hui : « nous ne sommes pas là pour faire la morale. Le message de sensibilisation est nettement dépassé. En détournant les réseaux sociaux, nous espérons créer un effet de surprise et engager la conversation différemment en apportant de réelles solutions ».

 

 

Une planète en mal d’amour citoyen 

 

Car si l’acte de recycler peut paraître anodin pour certains, les chiffres parlent d’eux mêmes et ne sont pas rassurants : un Français produit en moyenne 501 kg de déchets par an dont seulement 39,5% sont recyclés. Une donnée décevante quand on sait que recycler permet d’éviter 22,5 Mt de CO2 soit l’équivalent de 20% des émissions annuelles du parc automobile français.

 

Recycler, c’est aussi 28 356 emplois directs, non délocalisables dont 87% de CDI. Des métiers qui se répartissent dans des secteurs aussi variés que la robotique, la science, l’ingénierie et la recherche, bref : l’avenir ! Alors si les marques sont de plus en plus nombreuses pour miser sur ce renouveau en multipliant les offres zéro-déchet et en adaptant leur systèmes de productions, le temps est aussi venu pour les citoyens de s’emparer du sujet en recyclant au quotidien. 

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