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Partager plutôt que consommer, la solution au gaspillage non alimentaire


Publié le 28/11/2019

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Le 26 novembre dernier,  L’ADEME et le Ministère de la Transition écologique et solidaire repartaient en campagne avec DDB Paris sur l’allongement de la durée de vie des objets. Leur message ? « Les objets ont plus d’une vie ». Alors on arrête de feuilleter les catalogues Boulanger et on laisse sa télé en parfait état là où elle est.

 

 

À j-1 du black friday, ou +2 pour les moins patients, les esprits des consommateurs s’échauffent déjà sur cette question existentielle : « quelle nouvelle paire de baskets me correspondrait le plus ? ». Un choix cornélien qui, après 2 heures à scroller sur les modèles les plus fantaisistes, se portera sur une énième paire de baskets blanches, pour remplacer les stan smith achetées trois mois avant. Cette frénésie consumériste, maintes fois pointée du doigt, réclame une sérieuse remise en question collective de nos habitudes de consommation. Mais elle fait directement écho à la productivité effrénée de certaines entreprises, ou les apôtres de la fast fashion, n’hésitant plus à foutre à la benne les articles rapportés pour un échange ou un changement d’avis. H&M en avait les frais début 2018 après la découverte dans ses locaux par Bloomberg et le New York Times d’une pile de vêtements invendus de 4,3 milliards de dollars. 

 

Ce cercle vicieux intolérable dans la lutte contre le gaspillage, permis par un véritable vide juridique sur le recyclage des produits non alimentaires, titillait la fibre écologique -des électeurs- d’Emmanuel Macron, l’obligeant à y mettre un terme le 4 juin dernier. Le premier ministre Edouard Philippe annonçait alors l’interdiction en France d’ici 4 ans de la destruction des produits invendus non alimentaires -tels que les vêtements, l’électroménager, les produits d’hygiène ou de beauté-. Une belle annonce qui survenait 9 jours après la belle performance d’Europe Écologie Les Verts aux élections européennes. Une preuve de plus que, comme avec le film Les Misérables, le gouvernement avait juste besoin qu’on lui ouvre les yeux. 

 

 

 

Partager plus pour préserver plus

 

« Chaque année, près d’un milliard d’euros de produits non alimentaires non vendus sont détruits », a déclaré Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la transition écologique. Un cri d’alerte auquel DDB Paris répond : « les objets ont plus d’une vie ». C’est le sujet de la nouvelle campagne conçue pour l’Ademe -l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l’Energie- et le Ministère de la Transition écologique et solidaire. Sur un ton drôle et ludique, la campagne met en avant tous les gestes à adopter pour allonger la durée de vie des objets, et par effet boule de neige, contribuer à préserver les ressources de la planète et réduire notre production de déchets.

 

 

 

 

Pour être cohérent avec le message de fond, la campagne a été produite sans aucun tournage ni shoot photo, mais en réutilisant des images et vidéos d’archives. Sur la partie son, l’enregistrement d’une voix-off était nécessaire. C’est le comédien Gaspard Ulliel qui porte le message :

 

« J’ai décidé de prêter ma voix à cette campagne parce que je crois qu’il est aujourd’hui vital de changer notre mode de consommation, explique Gaspard Ulliel. En ce sens, la démarche de l’ADEME et du Ministère pour faire prendre conscience de l’urgence aux Français et leur donner concrètement les moyens d’agir, m’apparaît comme la meilleure manière de faire avancer les choses ».

 

 

 

  

Un contenu clé en main

 

Les solutions présentées dans tous les éléments de communication sont simples à adopter : partager, louer, acheter d’occasion plutôt que d’acheter systématiquement du neuf et réparer, donner, revendre, échanger plutôt que de jeter. Et le dispositif mis en place dès aujourd’hui fait bien plus que faire passer un message : il accompagne les Français dans l’adoption de ces gestes. Le site internet de la campagne, conçu lui aussi par DDB Paris, est un annuaire grâce auquel chacun peut, en fonction de son objet, trouver le professionnel le plus à même d’en prolonger la durée de vie.


Première activation concrète : le poster à outils (ci-dessous). Un support à afficher dans son hall d’immeuble pour mettre en avant le partage d’outils entre voisins et éviter d’acheter par exemple une perceuse neuve qui ne servira qu’une fois pour fixer une étagère. En plus du site et du poster, quatre films TV, cinq prints et une campagne display ont été produits avec le studio parisien Playground. À l’avenir, attendez vous à côtoyer davantage vos voisins. Un geste qui, comme celui du recyclage, n’a pas encore été intégré par une partie des Français -seuls 44 % d’entre nous le font systématiquement-. Au moins, vous pourrez vous dire que c’est pour la bonne cause…


 

 

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