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Liberté d'expression : une ode aux journalistes morts pour la vérité


Publié le 02/11/2019

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Si la liberté de la presse s’inscrit depuis le 29 juillet 1881 dans la Constitution française et la liberté d’expression en est un des principes fondateurs même, la réalité des faits manque à l’appel du respect. En ce samedi 2 novembre, Journée Internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, Unesco prend la parole pour rendre hommage à ces fervents défenseurs de la vérité, assassinés pour leurs convictions. Une campagne mondiale signée DDB°Paris et intitulée #KeepTruthAlive. 

 

 

À l’occasion de la « Journée Internationale de la Fin de l’Impunité pour les Crimes commis contre des Journalistes » du 2 novembre, proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2013 en mémoire de l’assassinat de deux journalistes français au Mali, l’UNESCO lance #KeepTruthAlive (Gardons en vie la vérité). Pour rappel, au cours des douze dernières années, plus de 1000 journalistes ont été tués pour avoir voulu couvrir certains évènements et informer le public. Une donnée inadmissible pourtant passée sous silence plutôt que sous les écrous. Dans 9 cas sur 10, les auteurs de ces crimes n’ont pas été traduits en justice.  

 

Après #TruthNeverDies qui mettait l’accent l’année dernière sur le courage des journalistes morts pour n’avoir pas voulu taire la vérité, l'organisation et son agence reviennent à la charge et appellent les médias et citoyens du monde à soutenir le caractère essentiel de la liberté d’expression via une campagne mondiale.

 

 

Un danger de mort permanent à accuser

 

L’idée : se défaire des idées reçues sur les termes et conditions des meurtres persistants de journalistes de tous bords et tous horizons. Le point de départ : la grande majorité des citoyens pensent que les journalistes sont assassinés en zone de conflit. Or 93% des journalistes assassinés enquêtaient sur des affaires locales. Assassinés à leur domicile, en se rendant sur leur lieu de travail, en emmenant leurs enfants à l’école, au coin de la rue, au coin de votre rue, il n’est pas ici question balle perdue sur un terrain de guerre. 

 

Et si cette réalité trouble, multiplie l’inquiétude et rend palpable le risque du métier et le danger qui plane sans cesse autour de ces sujets, il faut pourtant l’accepter, s’en emparer, et se mobiliser pour y mettre fin. 

 

 

Les mots et la data pour retracer la vérité 

 

À sujet de grande importance, dispositif complet. Pour commencer, 4 annonces presse largement diffusées, dont la conception-rédaction ne va pas par quatre chemins. Sur fond de mise en scène de lieux du quotidien comme un bureau, une façade de maison, on peut y lire des déclarations sans contrefaçons. 

 

Ensuite un dispositif hors norme sur Google Maps où les journalistes tués seront répertoriés et localisés là où ils ont été assassinés. Les internautes pourront ainsi accéder à des informations sur chacun des journalistes et partager la carte sur les réseaux sociaux afin de réclamer justice.

 

Pourquoi un tel procédé ? Parce qu’il permet aux citoyens de prendre conscience de l’ampleur des dégâts, et d’asseoir la vérité sur la condition de ces meurtres que l’inconscient collectif préfère justifier de circonstanciels, comme pour adoucir le drame. Avec cette carte, les faits dépassent l'opinion et les idées reçues pour assoir une réalité politique et sociétale sans indéniable. La vérité s'impose comme condition sine qua none de respect de ces personnes mortes pour avoir porté la valeur noble et essentielle qu’est l'information juste. 

 

Si ces journalistes sont morts, honorons les et reprenons en main le flambeau de la vérité.

 

 

 

 

 

 

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