AccueilAUDACEUNE WEBSéRIE SUR " LA SENSATION DE NE RIEN PORTER "

Une websérie sur " la sensation de ne rien porter "


Publié le 24/04/2018

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Entretien 100% safe avec Benjamin Durand-Gasselin, brand manager de Skyn qui annonce le lancement de sa hotline drôle et… sans filtre.

 

 

Dans sa nouvelle campagne radio et réseaux sociaux, Skyn donne aux hommes et aux femmes « la sensation de ne rien porter »… C’est du moins ce que pensent les 98% des utilisateurs car les 2% restants ont encore des plaintes à émettre… Dont acte. L’agence de storytelling MNSTR crée une hotline. Une websérie toute en typo et en jeux de mots, quatre témoignages drôles et sexy expliquent ce qui gêne encore les derniers résistants. Le terme de hotline n’aura jamais aussi bien porté son nom. Une websérie toute en typo et en jeux de mots.

 

 

INfluencia : avec cette signature, la sensation de ne rien porter, vous faites de Skyn une marque fun, qu’en est-il de la prévention ?


Benjamin Durand-Gasselin : aujourd’hui 31,8% des gens arrêtent d'utiliser des préservatifs parce qu'ils sentent qu'ils ont plus de plaisir sans lui et 70% des adolescents n'utilisent pas systématiquement un préservatif. Si nous sommes dans le fun, c’est parce que les consommateurs ne sont plus sensibles au discours de la prévention mais à celui du plaisir. Mais bien évidemment, nous sommes encrés dans la prévention avec les associations AIDS, INPES, FAGE.

 

 

IN : vous avez lancé Skyn en 2009 alors que Manix autre marque du groupe Lifestyles avait 98% de notoriété. Quelle a été votre stratégie ?

 

B. D-G. :  Manix s’adresse à une cible jeune depuis toujours entrée et moyen de gamme. Avec Skyn (dont la part de marché est de 72%), marque Premium, au prix plus élevé (boîte de 10 préservatifs à 8,50 euros), nous embrassons un public plus large, allant de 25 à 35 ans, voire plus. Le succès vient du mix produit : un packaging qui met en avant ce que veut le consommateur, la sensation de ne rien porter et un positionnement packaging premium noir et or. Des codes couleur en totale rupture avec la concurrence pour la catégorie sans latex.

 

 

IN : Manix est à base de latex, Skyn utilise du polyisoprène donnant ainsi la sensation de ne rien porter. Votre concurrent Durex s’est-il aussi lancé sur ce créneau ?

 

B. D-G. : Durex tente de s’approcher de la matière développée par Skyn qui offre une sensation naturelle, mais la marque se cherche un peu et n’a pas percé sur le segment du sans latex.

 

 

IN : comment expliquer le fait que vous soyez seuls à avoir réussi le sans latex ?


B. D-G. :  d’autres produits sans latex existent. Mais ils ne sont absolument pas confortables Le consommateur n’en tire aucun bénéfice.

 

 

IN : l’acte d’achat de préservatifs est-il décomplexé aujourd’hui ?

 

B. D-G. : en fait, contrairement à ce que l’on pourrait croire le sujet est toujours tabou pour les hommes. Ils sont toujours aussi peu enclins à aller en pharmacie, ne veulent pas être confrontés au regard… Aujourd’hui un quart seulement de ces achats se fait en pharmacie, le reste se fait en hyper et supermarchés. Chaque marché a ses particularités. En  Chine notamment, ou 50% des achats de Skyn se font sur Internet.

 

 

IN : il s’agit de votre première collaboration avec MNSTR…

 

B. D-G. : oui, au niveau global notre marketing est basé aux USA. C’est l’agence Sid Lee qui gère les campagnes globales. En France, nous avons choisi de faire pour la première fois une opération 100% digitale pour émerger dans cet univers. Skyn sera présent sur Facebook, IG, Youtube, Spotify, Deezer et également sur les applications de rencontres telles que Tinder.

 

 

IN : la téléréalité vous a mis le pied à l’étrier, avec notamment " L’île de la tentation ". Continuerez-vous à vous associer à ce type de programmes ?

 

B. D-G. : la priorité aujourd’hui c’est le digital. Nous sommes impatients de connaître les retombées de cette opération.

 

 

IN : et le préservatif en chiffres ça donne quoi ?


B. D-G. : le groupe LifeStyles est un sérieux numéro 2 avec une PDM valeur de près de 35% sur le territoire français, derrière Durex. Ce sont 18 millions de préservatifs par an qui sont vendus en France (dont 10 en mass market. Le chiffre d’affaires consommateur est estimé à 15 millions d’euros par an. La Part de marché de Skyn sur le total préservatifs est proche de 20% en valeur, celle du marché en milieu urbain est de 30%. Aujourd’hui, plus d’un euro sur 4 dépensés (26,3%) en préservatifs l’est sur des produits sans latex.

 

 

 

 


 

 

 

 

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