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De l’eau écolo puisée par 600 mètres de profondeur dans l’océan


Publié le 10/10/2018

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Ocean52, nouvelle marque, reverse 52% de ses bénéfices à des associations qui œuvrent pour la protection des mers du globe.

 

 

Après les bouteilles sans plastique, voici l’eau récupérée au fond de la mer pour la bonne cause… Puisée par 600 mètres de profondeur dans l’Océan Pacifique, Ocean52 se caractérise par sa pureté et par la présence de plus de 70 minéraux et oligoéléments dans ses gouttelettes. La richesse de cette eau est la conséquence d’une combinaison de courants thermo halins (thermo = température, halin = salinité) qui, au fil de leur long voyage, s’enrichissent en nutriments. Avant d’être collectée, l’eau a ainsi fait le tour du globe pendant près de 1000 ans.

 

 

La boucle est bouclée

 

Les courants marins démarrent dans l’Arctique, là où des eaux denses s’engouffrent dans le fond de l’océan pour se diriger vers le sud de l’équateur. Ces courants froids de profondeur passent par l’Antarctique et atteignent le nord du Pacifique où ils remontent à la surface pour se mélanger avec les courants chauds. Ces courants continuent ensuite leur chemin vers l’Arctique et la boucle se repète encore et encore. Durant tout ce trajet, l’eau se charge en minéraux et oligoéléments. Or ces nutriments, que les anglo-saxons appellent « deep ocean minerals » (DOM), sont excellents pour la santé. Des scientifiques ont notamment prouvé leurs effets bénéfiques pour le métabolisme et l’activité cardiovasculaire. Ocean52 assure que ses opérations n’ont pas d’impact sur l’océan car ses techniciens ne prélèvent qu’une infime partie des oligoéléments et des minéraux contenus dans l’eau qui est ensuite rejetée dans la mer afin de ne pas déstabiliser l’écosystème océanique.

 

La société est née sous l’impulsion de Santiago Mier. Ancien directeur marketing de Danone, ce Catalan a réuni autour de lui des scientifiques, des experts de la question alimentaire, des marins, des surfeurs et des artistes pour promouvoir son produit. Ocean52 n’est en effet pas une entreprise comme les autres puisqu’elle reverse 52% de ses bénéfices -d’où son nom- à des associations qui œuvrent pour la protection des océans.

 

 

Les océans sont plus pollués que jamais

 

Car si l’homme n’a exploré scientifiquement à ce jour que 5% des mers qui couvrent pas moins de 70% de la surface de notre planète, nos océans sont déjà malades. En 2050, il y aura plus de plastique dans l’eau salée que de poissons. Aujourd’hui, 60% des espèces marines présentent des traces de cette matière dans leurs intestins. La pêche menace, quant à elle, 60% des espèces de poissons en Europe et 96% en Méditerranée.

 

Pour tenter d’inverser cette tendance, Ocean52 souhaite atteindre au plus vite trois objectifs : protéger de la pollution 52 kms de côtes, nettoyer 52 plages et sensibiliser 52 collèges à la nécessité de protéger les océans. Plusieurs ambassadeurs de renom comme les surfeurs Kepa Acero, Mathieu Crépel et Lee-Ann Curren, le navigateur Alex Pella, les skateurs Julian Lorenzo et Javier Mendizabal ainsi que le nageur en Eau libre Miquel Sunyer ont apporté leur soutien à cette initiative.

 

 

Pas donné…

 

Ocean52 se décline en une gamme de boissons plates « Recovery » à la saveur citron, fruit de la passion ou fruits rouges. Une version « Sparkling » (pétillante) avec un goût légèrement salé est également disponible. En France, les bouteilles d’eau seront proposées dans les boutiques du groupe Boardriders qui possède plusieurs marques comme Quiksilver, Billabong, Roxy, Element et VonZipper. Elles peuvent aussi être achetées en ligne. A 15 euros les six bouteilles en verre recyclable de 330 ml, le breuvage n’est pas franchement donné. Même en reversant 52% de ses bénéfices à des associations, la société espagnole devrait encore dégager une jolie rentabilité…

 

Ocean52 n’est pas la seule entreprise à jouer la carte environnementale pour tenter de séduire les buveurs amoureux de la nature. Plus de 90 milliards de bouteilles d’eau sont vendues chaque année dans le monde. La start-up londonienne, Skipping Rocks, a souhaité lutter contre ce phénomène en mettant au point une bouteille biodégradable et comestible. Ooho est une grosse bulle fabriquée à partir d’algues qui peut servir de contenant pour n’importe quel liquide. Ocean52 pourrait peut-être l’utiliser en collection capsule... et tirer encore un peu plus ses prix vers le haut…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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