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La Data « au service de l’impact social »


Publié le 03/03/2019

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Le 1er hackathon solidaire de fifty-five, organisé le week-end du 15 février dernier, a pour objectif d’aider le Samusocial de Paris à optimiser l’hébergement des familles sans-abri. Loin des psychoses habituelles sur le sujet, la DATA peut également se montrer solidaire. 

 

 

« On dit communément que l'information c'est le pouvoir. L'information augmentée par la technologie, au service de l'impact social, c'est aussi le pouvoir de changer les choses », prophétise Arnaud Massonnie, Founding Partner de fifty-five. Une citation qui a le mérite de torpiller les idées reçues concernant la data : l’analytique est loin d’être réservée à des activités commerciales.

 

D'où l'idée solidaire de la data company, fifty-five, de lancer l’initiative The Data Hive, une série de hackathons solidaires visant à mettre l’expertise data au service d’associations caritatives. La première édition, organisée le week-end du 15 février 2019, en partenariat avec makesense, était dédiée au SSP- Samusocial de Paris. L’objectif prioritaire était d’optimiser la stratégie de visites des hôtels hébergeant les familles sans-abri en Île-de-France afin d’améliorer leur qualité de vie.

 

 

Le sens du collectif

 

Les cinquante participants, étudiants et professionnels issus du monde de la data -data scientists, développeurs, chefs de projet technique…- ont travaillé sur cette problématique pendant ces deux jours, avec pour ambition de concevoir et développer un prototype rapidement exploitable par le SSP. Des professionnels du secteur sont également venus nourrir les réflexions des participants lors d’interventions et de workshops : machine learning et deep learning for good, enjeux de la data appliquée au logement ...

 

 

 

 

« Le hackathon a été une vraie stimulation intellectuelle pour les équipes du Samusocial de Paris, leur permettant de se réinterroger sur leurs pratiques avec la fierté de voir tant de personnes s’intéresser à leur métier. Surtout, ce hackathon est l’occasion pour le Samusocial de Paris de se doter en un temps record d’outils performants, ce qui va permettre d’améliorer la qualité de vie des personnes accueillies à l’hôtel », commente Caroline Maleplate, secrétaire générale du Samusocial de Paris.

 

 

Des outils sur mesure 

 

Plusieurs projets ont ainsi été initiés au cours du week-end. On y retrouve pêle-mêle une application permettant d’évaluer la salubrité des hébergements visités, un outil d'aide à la planification permettant d’établir un système de scoring pour les hôtels, et donc de prioriser les visites d'hébergements en fonction des anomalies constatées par le passé, une interface permettant d’optimiser la planification des trajets et itinéraires pour les visites des différents hébergements ou encore un outil de visualisation permettant d'étudier l’historique des anomalies des hébergements de manière interactive.  

 

L’objectif conjoint du Samusocial et des collaborateurs de fifty-five est de consolider ces différents projets au cours des prochains mois afin de développer un outil directement exploitable. « The Data Hive est une initiative impulsée par les collaborateurs de fifty-five, que nous avons évidemment soutenue depuis le premier jour. Elle s’inscrit dans ce mouvement Tech for Good qui essaime à travers le monde. Le principe : travailler à ce que la technologie et les données, ensemble, apportent une réponse innovante et juste aux urgences sociales et environnementales de notre époque », explique Arnaud Massonnie.

 

 

Une RSE analytique 

 

Au-delà de sa plus value sociale évidente, cette opération révèle la nécessité pour une entreprise spécialisée dans la data d’associer à ses compétences analytiques une stratégie RSE cohérente et sincère. Le meilleure moyen pour dissiper les craintes que suscite encore et toujours -fort heureusement- la récolte de données personnelles. Il s’agit pour l’entreprise de tirer profit de ses forces et de sa technologie tout en impliquant ses employés au service d’une cause humanitaire. Comme le dit très justement l’adage : « les bonnes actions désintéressées n’existent pas »…


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