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Le Maroc : tendance digitalisation


Publié le 14/03/2018

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Le numérique va faire exploser l’économie du continent africain. Et le Maroc, véritable fer de lance de cette transformation, est la nation à suivre. Analyse des tendances numériques 2018 au royaume des Alouites pour comprendre, entre autres, la progression présente et à venir de la nouvelle économie en Afrique Subsaharienne…

 

 

Pas besoin d’être un devin pour anticiper que la croissance économique du Maroc reposera bientôt sur le numérique. Car clairement, les profondes mutations induites par le numérique influencent la croissance économique. Pour simplifier, on peut dire qu’une économie peut croître de deux manières : soit en augmentant la quantité de travail et de capital physique utilisée, soit en exploitant plus efficacement les ressources disponibles pour améliorer sa productivité. L’innovation, le progrès technique ou une meilleure formation de la main-d’œuvre sont autant de façons d’améliorer l’efficacité des ressources disponibles. En cela, le Maroc est en avance sur la majeure partie des nations africaines. LA dernière étude réalisée par Ipsos Games Changers pour le Groupement des Annonceurs Marocains illustre bien le changement d’état d’esprit de l’industrie de la communication marocaine.

 

 

La fonction digitale


Désormais, ils sont 81 % des annonceurs à déployer une stratégie digitale contre 61 % en 2016. Cette forte hausse, en l’espace de deux ans, s’explique par la création de ressources affectées au digital pour 76% des entreprises marocaines. Et lorsque l’entité est dédiée, elle est majoritairement rattachée à la COM ou à la Direction générale. Lorsque la fonction est cumulée, elle l’est principalement au sein des métiers Marketing/Communication puis au niveau de la direction générale.

 

Pour répondre à cette engouement digital, cinq fonctions cont actuellement présentes sur le marché : en priorité, on recherche des chef de projet (60%), des community manager (40%), des directeurs responsables de l’entité digitale (33%), des web designer (33%) et des développeurs Web/Mobile (21%). Et il est fort à parier que les deux derniers postes prendront plus de place dans les deux années à venir. Et ça tombe bien car toujours selon l’étude présentée en avant-première à l’African Digital Summit de Casablanca.

 

 

La formation devient incontournable


Comprendre ce nouveau monde n’est pas chose aisée. Nouveaux langages, nouveaux acteurs et craintes de ne pas prendre le bon wagon poussent les professionnels à investir dans la formation. 63 % des annonceurs ont déjà recours à la formation digitale et les thèmes sont similaires aux sujets traités dans les médias : transformation digitale, connaissance technologique, diffusions et médias, création de contenu ou encore analyse et traitement.

 

 

Quid des stratégies à venir ?

 

Comprendre les tendances numériques, c’est bien mais les appliquer c’est mieux. Or les professionnels marocains qu'ils soient dans les médias, le marketing, la publicité et même la production se focalisent sur une stratégie tournée vers les acteurs externes et internes de l’entreprise. Avec des objectifs bien identifiés : renforcer la notoriété de l’entreprise, développer les ventes, améliorer l’expérience et la connaissance client mais aussi optimiser sa e-reputation et son image de marque. Ça c’est pour l’externe.

 

Pour l’interne, on est sur des priorités comme augmenter l’efficacité liée à l’opérationnel, renforcer la collaboration et le partage, générer en interne de l’innovation ou bien encore développer la marque employeur.

 

 

Vers un avenir de plateformes


Les sites web et les réseaux sociaux sont évidemment les plateformes les plus utilisées, mais l’intérêt se tourne vers l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Trois sujets qui continuent d’agiter les marchés internationaux (Europe, Asie et Amérique du Nord en tête) mais qui ne doivent pas autant focaliser l’attention. Car certes le tryptique IA, RV et RA a de l’avenir mais avec parcimonie et pas forcément auprès des consommateurs. On tend à fantasmer le comportement et les usages des consommateurs et on va vite se tromper sur ce sujet. Car l’intelligence artificielle est certes artificielle mais encore loin d’être intelligente, on parle plutôt d’algorithme augmenté. Quant à la RV et RA, même aves des terminaux optimisés pour en consommer, les usagers ne suivent pas. Du moins pas pour l’instant… La suite de l’étude ci-dessous.

 

 

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