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Mykim Chikli : « L’I.A. sémantique a révélé l’intérêt croissant pour la consommation responsable »


Publié le 05/02/2021

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Weborama s’appuie sur la science des mots pour décrypter les attentes des Français, loin des évidences et des idées préconçues. Son outil ? L’intelligence artificielle sémantique, soit l’analyse des comportements des consommateurs sur Internet au service de la stratégie des marques, explique sa CEO pour la région EMEA.
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INFLUENCIA L’intelligence artificielle sémantique est au cœur de l’expertise de Weborama. En quoi consiste-t-elle ?


MYKIM CHIKLI :  L’IA sémantique utilise le traitement naturel du langage (NLP) et le big data pour déterminer le poids des mots dans les pages consultées sur Internet. Nous en tirons des analyses de comportement sur le mode « dis-moi ce que tu lis et je te dirai qui tu es ». Ces méthodes évitent les biais cognitifs inhérents à l’intervention humaine. Elles sont à la base de toutes nos études et des travaux de connaissance client. L’IA sémantique a ainsi permis de révéler et décrypter l’intérêt croissant des consommateurs pour les tendances liées à la consommation responsable.

 

 

IN : De quelle manière ?

 

M.C: Nous avons monté un Observatoire des tendances de la consommation responsable, piloté par une équipe qui compte trois data strategists et trois data scientists. L’analyse des données aide les marques à trouver de nouveaux débouchés, à lancer des produits à succès et à développer un discours vraiment en phase avec l’évolution naturelle des comportements. Elle rétablit aussi un juste équilibre entre ce que nous pensons savoir de la consommation responsable et les motivations ou attentes réelles des consommateurs. Weborama a également réalisé un livre blanc qui répond de façon scientifique aux questions sur la consommation durable. En analysant tout au long de l’année des contenus du Web, la navigation des internautes, et en interrogeant notre base de 382 millions d’url, nous avons pu faire émerger seize tendances, sans a priori ni parti pris, qui aident les marques à adapter leur stratégie et à prendre un virage responsable.

 

 

IN: Quels principaux enseignements sortent de ces seize tendances ?

 

M.C. : trois comportements irriguent toutes ces tendances. Les consommateurs veulent consommer mieux et moins : 39% des internautes privilégient des produits de qualité́ ou locaux et 38% désirent réduire leurs achats superflus. L’autoproduction est une tendance de fond avec le fait maison en cuisine, le do it yourself, le tricot, le jardinage… 14% des Français fabriquent eux-mêmes des produits qu’ils consomment. Parmi les seize tendances qui se détachent, il est intéressant de voir que 9% des Français font des requêtes autour du « bien-être », avec un pic de 56% entre mars et mai, puis un retour au niveau d’avant-Covid. Les recherches sur les produits et les services en bien-être (méditation ou remèdes naturels) ont été multipliées par 7, par 4,3 pour la pratique sportive régulière et par 4,2 autour de l’alimentation naturelle (bio, végétarienne, végane, locale). Les recherches autour de la « superfood » sont quant à elles en croissance de 120%. Des aliments comme les baies de goji et d’açaï, ou la spiruline, qui ne concernaient jusque-là qu’une micro-niche au sein de la population française, ont fait une percée remarquable au cours de l’année 2020. Cette communauté́ délaisse les contenus généralistes – notamment sur les vitamines – pour s’orienter vers des sujets du quotidien très concrets, souvent liés à l’intime. Le stress, la minceur, la digestion et le confort urinaire font ainsi partie des sujets les plus lus, mais sont relativement peu abordés par les marques. Certaines marques gagneraient à s’en emparer davantage…

 

 

IN : quelles tendances vont devenir plus essentielles que jamais ?

 

M.C. : la surconsommation est sans aucun doute l’un des tournants majeurs de ces derniers mois avec, en tête, le mouvement « seconde vie » porté en partie par la communauté des makers. Ces derniers étant devenus experts en leur domaine, les marques doivent absolument adapter leur discours à cette cible. Même les marques de luxe s’y mettent ! Sur un autre terrain, les besoins autour du « détox, bien-être et naturalité » ont été exacerbés durant les périodes de confinement, laissant la place à une recherche active de solutions à ce nouveau mode de vie. L’hyper médiatisation induite par cette tendance, en plus de venir corroborer nos résultats, ne va cesser de convaincre de nouveaux adeptes.

 

 

I.N. :comment cette connaissance aide Weborama à renforcer son expertise ?

 

M.C. : toutes nos études étant basées sur les url et l’analyse sémantique, nous sommes déjà dans le monde sans cookie vers lequel nous nous dirigeons. Au-delà de la connaissance client qui nous permet d’aider les marques à adapter leur discours face à des cibles de plus en plus expertes, ces tendances de consommation peuvent être croisées avec notre plateforme « Moments de vie ». L’entrée au collège d’un enfant intéresse par exemple différentes catégories d’annonceurs : les opérateurs mobile, l’assurance, le secteur du sport, de l’alimentation… Le rapprochement entre l’IA sémantique et les moments de vie aide aussi les éditeurs à valoriser au mieux leurs audiences. Ces acteurs, qui s’appuyaient essentiellement sur des cookies, des données abonnés et du trafic logué, vont devoir faire évoluer leur manière de communiquer autour de ces cibles annonceurs et marketing.

 

 

 


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