Auto coaching


Publié le 04/11/2009


 

« Voici ma banquière » dit la voix-off nous désignant une femme de dos qui s'apprête à prendre son TGV. Images classieuses façon Madame Figaro. Noir et blanc, stiletto et gros plans de maroquinerie cossue. 

 

« Personne ne s'est jamais autant impliqué dans la gestion de mon patrimoine... elle sait que j'ai une passion pour l'art et que cette passion suppose aussi de faire bons placements ». Tiens ? L'art serait donc un placement qui doit « rapporter »... « Ma banquière adore passer des week-ends dans ma maison de campagne ». Et puis quoi encore ? « Et si je sais tout ça, c'est parce que ma banquière, c'est moi » finit-on par apprendre en découvrant le visage de celle que l'on suivait depuis vingt secondes... Nous voilà rassurés... 

 

Que retient-on ? Qu'avoir du goût peut suffire à faire de bons placements. Qu'en matière de placement, on n'est jamais mieux conseillé que par soi-même. Et qu'il est aussi simple de se mettre dans la peau d'un banquier que dans celle d'un barman ou d'un boulanger. Dans le premier cas, il suffit de « faire riche » ; dans le second, de posséder une Nespresso ou une machine à pain...

 

Il est vrai que Bernard Madoff a commencé sa vie professionnelle comme maître nageur...

 

Patrice Duchemin / Planning & Tendances

redaction@influencia.net

 

 

 

 

 

 

 


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