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Didier Rappaport parie sur un nouvel art de vivre le dating virtuel


Publié le 10/05/2020

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Didier Rappaport, CEO happn exprime dans cette tribune les enseignements délivrés par les utilisateurs de son application de géolocalisation, qui s'adaptent au temps long et solitaire. Créativité, humour, peut-être une nouvelle manière de se rencontrer à l'heure du déconfinement...

 

«Besoin d’amour... et de pâtes ! », « Sourire contagieux dans une période sombre », « Recherche quelqu’un avec qui partager mon abonnement Netflix » ... Oui, les utilisateurs des applications de rencontre rivalisent de créativité pour adapter leur profil au confinement.

 

 

Pourtant, l’évolution n’est pas seulement sur la forme. Sur le fond aussi, les choses bougent. Selon une récente étude, 43% des utilisateurs de notre application admettent avoir changé leurs habitudes de dating. De même, 54% d’entre eux envisagent désormais le fameux « premier rendez-vous » en vidéo. Ces chiffres en constante augmentation invitent à la réflexion. Sont-ils le signe de nouveaux usages là pour durer ? Ou s’agit-il d’un feu de paille lié à la crise que nous connaissons ?

 

 

Nouveaux usages, nouveau dating ?

 

Premier constat, l’usage des applications de rencontre a évolué avec le maintien du confinement. Elles servent toujours à créer des opportunités de rencontre, mais ce n’est pas tout. De plus en plus d’utilisateurs, s’en servent désormais pour combattre l’isolement, la solitude et la distanciation sociale via les connections virtuelles. Les utilisateurs passent plus de temps avec les profils proposés. Ils veulent mieux connaître et développer un échange plus profond avec leur Crush. C’est peut-être le retour à une forme de romance, une relation plus sensible, plus profonde qu’à l’accoutumée. C’est une tendance qu’on observait déjà avant le confinement, mais qui s’accélère.

 

 

Retour aux sources nécessaire

 

 

En février dernier, 83% des utilisateurs d’applications de rencontre se disaient insatisfaits de leur expérience actuelle. Voilà pourquoi un retour aux sources est nécessaire. Si algorithmes et géolocalisation existent, la vocation des applications est, rappelons-le (et c’est déjà pas mal !) d’être des intermédiaires, des médiateurs, qui vont donner l’occasion à deux individus de se découvrir et plus si affinité. On en revient à la base même du rôle du dating, il s’agit de créer les conditions d’une relation, qu’elle soit amoureuse ou non. L’application est donc au service d’un objectif supérieur qui permet à tout le monde d’avoir sa chance et d’avoir accès à un profil qui répond à ses attentes : trouver la personne de ses rêves ou, beaucoup plus simplement, faire une belle rencontre.

 

 

 

L’appli du futur sera tech...mais surtout plus humaine !

 

 

Pour donner corps à leur raison d’être et s’adapter à ces nouveaux usages, les applications doivent s’adapter. Elles doivent offrir davantage de possibilités qu’un « like » ou un « out » réducteur. Une rencontre dans la « vraie vie » n’est en effet pas qu’une simple histoire de « oui » ou de « non ». Il faut donc proposer de nouvelles alternatives pour renforcer l’interaction humaine qui nous manque particulièrement en cette période difficile. C’est certainement l’un des grands enseignements du contexte actuel. Les nouvelles options “Emotions“ en cours de développement pour happn devront plus que jamais permettre d’être davantage dans l’échange et le dialogue. On imagine un panel de choix pour interagir avec un profil. La surprise, la joie, le rire, et plus encore, seront autant d’émotions à la portée des utilisateurs. Que ce soit pour réagir à une photo, un trait de caractère ou une description de soi.

 

 

 

Être en phase avec la vraie vie

 

 

Dans ce cadre, la technologie a tout son rôle à jouer. On le voit, les tendances « casanières » ont le vent en poupe. Cocooning ou nesting, rester chez soi au chaud n’a jamais été aussi branché, en opposition à l’ancien modèle de “sortir avec ses amis”. Voilà pourquoi, de nouvelles possibilités verront le jour. Elles seront plus en phase avec la “vraie vie” car rencontrer quelqu’un, c’est voir son sourire, lui parler, le voir bouger. Bref, retrouver tous les sens “humains”. Rendez-vous virtuels, interaction renforcée avec un système de voice note, swipe à l’odeur... ces idées font parties des pistes à explorer. Et cela ne va pas tuer le romantisme, comme on l’entend souvent. Bien au contraire. Si aujourd’hui les utilisateurs sont de plus en plus nombreux à envisager leur premier date en vidéo, dans les années à venir, on pourra se balader avec son date de façon virtuelle, grâce à la réalité augmentée dans le lieu de ses rêves. Avec ce premier rendez-vous en VR, on pourra découvrir la personne avec qui on échange en restant chez soi avant de sauter le pas. Pas de risque donc, de perdre son temps durant un premier verre si le feeling ne passe pas.

 

 

 

Les applis ne sont pas là pour créer des besoinsa artificiels

 

 

Comme l’explique la sociologue Marie Bergström, la conception des relations amoureuses est mouvante selon les époques. Les applications de rencontre existent ainsi pour répondre aux attentes des utilisateurs, non pour créer des besoins artificiels. Nous faisons tous le constat que la crise actuelle modifie nos habitudes et nous oblige à nous réinventer. Cela est aussi valable pour les applications de rencontre. À l’avenir, elles seront capables d’associer big data et dimension humaine. En pratique, cela signifie davantage d’écoute du ressenti, des besoins, des envies exprimés par les utilisateurs. C’est en cela qu’elles pourront se placer à la hauteur des nouveaux usages renforcés lors du confinement.

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