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Brooklyn Shelter, suite : qu'est-ce qu'on fout là-bas?


Publié le 24/03/2020

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Pour la première fois depuis le début de son confinement, Michaël Bloumandil se demande s'in ne fait pas une connerie en prenant la décision de rester là-bas, à Brooklyn. Le boss de Sixième Son nous entraine dans cet ailleurs qui n'est pas loin de ressembler au notre, mais avec son écriture, sa perception de ces instants étrangement inquiétants, il a les bons mots. 


Journal du 22 mars

 

Le téléphone a sonné à 5 heures du matin. Isa s’est levée d’un bond, comme projetée hors du lit par la crainte. Je m'élance à sa suite. Fausse alerte. Petit coup de fil familial de ceux qui n’ont toujours pas compris qu’il y a du décalage horaire entre la France et New York. On va finir cardiaque ou parano avec cette histoire. On peut même tenter le grand Chelem, l’un n’empêchant pas l’autre. Isa se rendort. C’est mort pour moi.

 

Je reprends les mauvaises habitudes et je refais mon retard. Je passe du Figaro au New York Times, puis à i24 et BFM. Plus on zappe, plus c’est la même chose. Le même sujet partout, les mêmes chiffres. J’espérais que la parenthèse loin des écrans aurait multiplié mes chances de voir les courbes s’inverser. Pas aujourd’hui. L’Italie est sur une pente cataclysmique. Et la France ? Je ne sais plus. J’appelle Pierre à Paris. Il est seul chez lui mais il tient le coup. Je lui raconte ma revue de presse. Pour ajouter à l’ambiance légère et insouciante, il me lance « Et encore, quand ça va arriver en Afrique, ça va être une autre dimension dans l’horreur ». Je partage son sentiment. Il connait l’Afrique mieux que moi, notamment le manque d’infrastructure de santé dont il me parle. Lui comme moi pensons à autre chose. Si les guerres en Syrie, en Irak et en Lybie ont jeté ces dernières années autant d’hommes, de femmes et d’enfants sur le chemin d’un exil souvent effroyable et funèbre, ce n’est rien à côté de ce qui risque de se produire avec ce virus. Le sort des migrants, des réfugiés est un défi à notre civilisation. Qu’adviendra-t-il de notre humanité si cela se reproduit à une échelle cent fois supérieure à ce que nous avons connu jusqu’à présent et doublé d’une crise sanitaire à nulle autre pareille. L’Italie, déjà à genoux. L’Italie encore en première ligne dans une catastrophe à venir. L’Italie, la France, l’Espagne, l’Europe.

 

 

« Biberon ! »


L’économie de mots ne nuit pas à la richesse du message, ni à sa clarté. Mademoiselle Gabrielle est réveillée, de bonne humeur et elle a faim. Je lui prépare son breuvage et m’inquiète de nos réserves en lait. Je le lui donne, mais finalement non. Je lui fais remarquer que les bonnes manières ont été inventées pour que l’on s’en serve. Je veux un « Bonjour Papa. Est-ce que je peux avoir mon biberon s’il te plait ». J’obtiens ma jolie phrase. Elle obtient sa jolie boisson.

 

J’ouvre mon ordinateur. J’ai beaucoup de mails à traiter. Je ne sélectionne que les mails des banques. Je clicke sur un lien. Une fois, deux fois, trois fois. Petit frisson de peur. Le site de notre banque américaine ne répond pas. C’est un sujet sur lequel il va falloir que je m’apaise. Non, c’est un sujet sur lequel il faut que j’agisse. Dès demain, je vais sortir une partie de nos actifs pour les répartir entre nos autres banques européennes. Je fais bien plus confiance à l’Europe pour empêcher les banques de flancher. Je n’ai pas cette confiance dans la culture non-interventionniste des américains. Ce n’est pas seulement Goldman Sachs que j’ai en tête. Jeudi, Nikki Haley, la charismatique ex-ambassadrice Nikki, a quitté le conseil d’administration de Boeing pour marquer son opposition à la volonté du PDG de demander l’aide de l’Etat pour sauver l’avionneur. A méditer.

 

 

Billy Joel. Piano Man

 

La maison s’éveille. Je me mets au piano. Billy Joel. Piano Man. Histoire de signaler qu’en ces temps troubles, nous sommes tous « disposés à écouter une mélodie qui nous fait nous sentir bien ». Isa me rejoint pour un autre duo confiné. Le projet de ce dimanche après-midi tient en quelques mots : On nettoie et on range. Les enfants se prêtent au jeu, qui les fait rire d’ailleurs. Le thème : À la chasse au virus. Eux qui sont généralement à l’école lors des grandes manœuvres de nettoyage sont hilares de voir Papa et Maman à 4 pates nettoyer la cuvette des toilettes. Ça reste assez drôle, semble-t-il, quand le jeu s’appelle Céoukonmélémains. On passe à l’alcool les interrupteurs, les poignets des portes, des meubles, celles des tiroirs, du réfrigérateur. Ce jeu qui les amuse ne m’amuse plus du tout. Je crois que je pourrais perdre la tête. Je n’arrive plus à m’arrêter. Nous chassons un ennemi invisible. Et je n’aime pas mon sentiment. Dés que je touche quelque chose pour nettoyer et désinfecter, je me demande ce que j’avais fait de mes mains juste avant. Et si, au lieu de nettoyer, j’étais en train de contaminer. Je ne sais plus où poser mes mains, où diriger mon souffle. Les enfants ont décampé depuis longtemps quand je me rends compte que cela fait 5 heures qu’avec mes éponges, mes chiffons et ma solution alcoolisée, je passe au peigne fin tout ce qui me tombe sous la main. « Tu changes l’ampoule, Papa ? Tu veux de l’aide ». Euh oui, non en fait. J’arrête. Reste la désagréable impression d’avoir fait n’importe quoi. Et peut-être pire. Je ne dis rien à Isa, qui a déjà beaucoup à faire avec le linge de la tribu.

 

 

Valentin m’appelle de Toronto. Nous travaillons pour plusieurs marques qui préparent des communications massives à l’occasion des Jeux de Tokyo. Valentin, comme je l’ai fait, a lu les derniers articles sur le sujet. Nous jugeons probable le report à 2021. Les clients ne nous disent rien mais notre responsabilité, c’est d‘anticiper et de les aider à s’adapter. On joue franc jeu. Demain nous parlerons aux clients engagés dans ces projets pour envisager un plan B.

 

 

Aujourd’hui était donc une bonne journée.

 

Du nouveau de l’un des membres infectés de la famille. Mon neveu, 23 ans, hospitalisé. Il donne de drôles de nouvelles. Une expérience pour laquelle aucun homme n’est jamais vraiment préparé. L’homme installé dans la chambre voisine de la sienne, un homme très âgé, est mort des complications respiratoires provoquées par le virus. Il est mort loin de sa famille, sans aucun proche autour de lui. Il est mort seul ou presque. Avant de sombrer dans un coma dont il ne sortirait pas, cet homme avait émis un souhait. Mon neveu s’était porté volontaire et a juste a eu le temps de l’accompagner en prière, comme cet homme le voulait. Et comme cet homme le voulait, mon neveu lui a fermé les yeux. Aujourd’hui, je n’ai pas reçu de mauvaise nouvelle sur la santé de ceux de ma famille qui sont infectés. Je n’ai reçu aucun message m’informant de nouveaux cas dans la famille ou dans l’équipe. Aujourd’hui était donc une bonne journée.

 

 

 

Journal du 23 mars

 

10ème jour de confinement. Il faut que cette journée ressemble aux journées d’avant. Avant le virus. Avant le confinement. Aujourd’hui, débute le « distant learning », l’école faite à distance. Depuis une semaine, Isa et moi avons reçu des mails et des instructions. Nous sommes tous les deux impressionnés de la qualité de ce que nous recevons. Certains enseignants ont fait des vidéos touchantes et dont la production a dû nécessiter beaucoup de temps. Isa et moi nous faisons la même réflexion. Ils ne tiendront pas longtemps comme ça. Ce qui ne va pas tenir non plus, c’est le réseau. On répartit les ordis et certains ne sont pas connectés au Wifi familial. Deux utilisent la 4G des téléphones pour se connecter au Net. Pas suffisant. A l’autre bout, ça rame aussi. Il faut 20 minutes à EvaLuna pour réussir à s’identifier sur le serveur de l’école. L’ambiance est studieuse mais elle est tendue, je ne sais pas trop pourquoi.

 

 

On ne licencie personne, on s’accroche.

 

Laurent me dit qu’il a commencé le travail tôt à Paris. Il en arrive vite à ce qui le préoccupe. « À partir de quand doit-on prendre des mesures drastiques de protection, d’après toi ?». C’est le pire dilemme pour un chef d’entreprise. Dans ce genre de crise, il y a deux stratégies. Plus vous coupez les coûts tôt, plus vous avez de chances de passer la crise, mais plus la décision est humainement cruelle. Plus vous tardez à couper les coûts et plus vous mettez en danger l’entreprise et l’équipe en totalité. En échange, vous préservez la cohésion entre les collaborateurs et finalement le bien être de toutes ces familles qui comptent sur vous, elles aussi, pour passer la crise. Dans nos métiers, les coûts, ce sont les salaires. Avec Laurent, on tournait autour du pot depuis 10 jours au moins. Nous avions besoin d’en parler et de nous l’entendre dire. « On ne licencie personne ». On s’accroche, on se bat pour aller chercher tout ce qu’on peut aller chercher. On se repose la question dans un mois, en espérant ne pas avoir à se la reposer. On a des armes, on va les utiliser.

 

 

S’en sortir sans sortir

 

« Toi et Gad Elmaleh, vous êtes potes, non ? ». Je trouve le message incongru. Qui m’envoie ça ? David, un ami journaliste. « Non, on ne se connait pas ». Je n’ai pas encore répondu que je reçois une video Instagram, en noir et blanc. C’est Gad Elmaleh, visiblement chez lui. Sans doute comme beaucoup de gens, confiné. Très drôle. Il joue le jingle de la SNCF, une fois, deux fois sur son ordinateur. Et éclate de rire. Il a raison, parfois il suffit d’un petit son, de quelques secondes. Et sans bouger on peut s’imaginer partir. S’en sortir sans sortir. Ah ce jingle de la SNCF ! On pourrait croire que j’exagère, mais ce n’est pas vrai : chaque semaine, il me vaut des histoires drôles, touchantes, étonnantes. Il me vaut des rencontres, des discussions souvent surréalistes. Je n’oublie jamais la chance que j’ai de faire ce métier. Créer la musique des marques, leurs identités sonores, ce n’est pas simplement relever le défi formidable de contribuer à leur réussite, c’est aussi entrer dans le quotidien des gens, pour tacher de le rendre plus beau, plus riche, unique.

 

Mon neveu ne semble pas trop marqué par son expérience de la fin de semaine. Je ne sais pas comment il fait. Peut-être est-il simplement pudique et qu’il cache ses sentiments. Peut-être que je le connais mal et que c’est roc. Peut-on aider un homme à mourir, par sa présence, par ses mots et sa prière. Comment trouver les mots justes quand cet homme vous est parfaitement inconnu et que vous êtes seul face lui ? Ma sœur me dit qu’il n’en a plus parlé et qu’il pourra quitter l’hôpital prochainement. Il est guéri mais devra surement suivre une forme de quarantaine avant de reprendre une vie normale. Deux mots résonnent étrangement. Elle a dit Guéri. Ne pas oublier que l’on guérit. On l’oublie presque à lire tant de choses effrayantes. Elle a dit Normal. Pas après ce qu’il a vécu. Pas après ce qu’il nous reste tous à vivre.

 

 

Danger à la procrastination

 

Je laisser Isa et les petits à un brouhaha croissant qui m’empêche de travailler depuis 10 minutes. Je m’isole dans une chambre. Il y a un danger à la procrastination dans ce confinement sans échéance de fin. Il y a aussi une opportunité. Je vais prendre du temps pour des choses qui en ont besoin. Un temps que je n’ai pas toujours dans la vie « normale ». Je prends 30 minutes pour écrire à des gens dont je n’ai pas de nouvelles depuis longtemps. Et puis je prends 30 minutes pour rouvrir un projet de recherche. Depuis dix ans, j’ai piloté pas mal d’études sur la question de la musique – ou du son -et de sa capacité à influencer la vie des gens. La réussite de Sixième Son m’a permis de pouvoir y consacrer de plus en plus de moyens et d’en tirer des informations extrêmement intéressantes, pour nous et pour les marques avec lesquelles nous travaillons. Par exemple, l’an dernier, nous avons pu démontrer et mesurer que la voix que vous jugerez la plus agréable est aussi celle que vous aurez sans doute le plus de chance de ne pas écouter avec attention ! Je rouvre un dossier de recherche et commence à décrire le « verrou scientifique » que je cherche à lever. En clair, j’essaye de définir ce que je cherche. J’écris de façon un peu brouillonne. Et puis je donne un titre à mon document. « Capacité d’Influence, échelle de perception et durée de vie d’une mélodie identitaire ». Trop complexe. Gabrielle me suggère quelque chose de plus simple « Papa, et si on mangeait ? ». Ça marche bien aussi.

 

 

Qu’est-ce qu’on fout là ?

 

Le maire de New York accuse aujourd’hui Donal Trump de ne pas en faire assez pour sa ville d’origine. Il prévient : les mois qui arrivent vont être très durs. Les mois, pas les semaines. Mai sera terrible. Selon le New York Times, New York est devenu le centre de l’épidémie américaine et l’Amérique pourrait très prochain être le centre de l’épidémie mondiale. Et moi. Et nous. Qu’est-ce qu’on fout là ? Suis-je complètement inconscient ou irresponsable de laisser ma famille et moi au beau milieu de cette fournaise. Est-il encore possible de partir ? Où ça ? En France ? Est-ce pire ? Je n’arrive plus à réfléchir. Je vais me coucher.

 

Aujourd’hui, je n’ai pas reçu de mauvaise nouvelle sur la santé de ceux de ma famille qui sont infectés. Plus tôt une bonne nouvelle même. Je n’ai reçu aucun message m’informant de nouveaux cas dans la famille ou dans l’équipe. Aujourd’hui était donc une bonne journée. Aujourd’hui, pour la première fois, en allant me coucher, je ne pense pas qu’aux autres.

 

 

 

Journal du 24 mars

 

10ème jour de confinement. J’ai mal dormi. L’explosion des cas à New York m’a donné le tournis hier soir et au réveil encore, je me demande si je ne suis, avec les miens, au pire endroit, au pire moment.

Ce matin, rien ne fonctionne. Chacun s’énerve et ça commence tôt. Dès le petit déjeuner. Tout à la maison génère des cris, des pleurs et les enfants entre eux font voler les mains un peu trop haut. Chacun y va de son jveupa : Jveu pa me laver, jveu pas manger, jveu pas m’habiller, jveu pas travailler, jveu pas lire, jveu pas ranger, jveu pas me coiffer. Gabrielle, 4 ans, tente une alternative. « J’ai dit Non. Et Non, c’est pas Oui. alors, le peigne à poux, c’est pas Oui ». Le sport d’endurance des nerfs est en plein développement. Je prends de l’avance.

 

 

Une crise économique pourrait faire bien plus de dégâts que le virus. Alors, n’en rajoutons pas


Toujours le même rituel du call de 9:30 pour faire le point sur les mesures de sauvegarde, les démarches à suivre pour obtenir le soutien de l’Etat, le tour d’horizon des projets en cours. Tout le monde a le sentiment qu’on s’est dit exactement la même chose la veille et l’avant-veille. On a un mal fou à avancer. Je crains que ce sentiment ne perdure, mais nous n’avons pas le choix. La discipline et la détermination nous sauveront. Je n’ai aujourd’hui aucun doute là-dessus.

Donald Trump donne une conférence de presse un peu surréaliste. Et quand un journaliste lui parle de la situation déjà catastrophique à New York ou du gouverneur de Georgie qui dit que, dans peu temps, son infrastructure médicale ne saura pas faire face, le Président répond. « Bon, là vous me parlez de certains Etats. Vous ne parlez pas de ceux qui s’en sortent incroyablement bien ». Ubuesque. Tout le monde retiendra cette phrase du Président américain : une crise économique pourrait faire bien plus de dégâts que le virus. Alors, n’en rajoutons pas. » L’Histoire jugera.

 

Peut-être que le sort de la présidentielle se joue ici. Le camp démocrate est très divisé dans le cadre avec les primaires. Le camp républicain était uni jusqu’à présent. Il commence à se fissurer car les élus de terrain se trouvent obligés de contredire le message du Président américain. Lui continue de minimiser la crise sanitaire. Donald Trump veut préserver autant que possible les apparences d’une réussite économique qui lui valait il y a peu encore de grandes chances de réélection. Les inscriptions au chômage ont augmenté e 30% la semaine dernière ici. Une gestion politicienne d’une crise sanitaire majeure. Peut-on imaginer pire ?

 

 

Les Jeux Olympiques sont reportés d’un an

 

C’est désormais officiel. Tout comme est officiel le report de tous nos projets qui y étaient liés. Notre client canadien, avec beaucoup d’empathie et de délicatesse, nous confirme que notre travail doit être interrompu. Autre call avec un autre client, pour la même conclusion. J’ai décidé depuis le début de ne pas me laisser influencer par les mauvaises nouvelles business, qui inexorablement devaient s’accumuler. Pour l’instant je résiste. Les claques que je prends depuis ce matin, sans presque aucune interruption, me poussent dans le salon à prendre une guitare. Je m’accorde 15 minutes. « Father and Son » de Cat Stevens à la guitare nylon. « California Dreamin’ » des Mamas and Papas, sur ma grosse guitare folk, la Gibson SJ200. Un bijou cette guitare.

 

 

C’est un luxe de se poser ce genre de question

 

Laurent me demande ce que nous, en tant qu’agence, nous pouvons faire pour la société, pour le monde, pour l’améliorer. Maintenant et après la crise. C’est un luxe de se poser ce genre de question au beau milieu de la tempête, mais je suis content d’en parler avec lui. Ce n’est en réalité pas simplement une jolie question, c’est une question essentielle. C’est une question qui touche au sens de notre travail. A quoi bon survivre, si c’est pour vivre comme avant, pour soi et sans rien apprendre de ce qui se passe aujourd’hui. Ma réponse est simple. La sienne aussi. Une fois de plus nous sommes en phase, mais nous ne voulons pas bâcler. Nous ne voulons pas nous contenter d’une réponse en surface sur laquelle il serait difficile de bâtir. Nous prenons date pour un échange plus approfondi dés jeudi. Il en sortira des choses concrètes.

 

 

Pratiquement guéri

 

Mon neveu ne sortira finalement pas cette semaine de l’hôpital. Il est pratiquement guéri. Tout tient dans le « pratiquement ». Il faut encore une petite série de test médicaux. Et cela prendra deux ou trois jours. Je sens dans la voix de sa maman que l’inquiétude la quitte progressivement.

 

Aujourd’hui, je n’ai pas reçu de mauvaise nouvelle sur la santé de ceux de ma famille qui sont infectés. Je n’ai reçu aucun message m’informant de nouveaux cas dans la famille ou dans l’équipe, même si je comprends que certains ressentent ce qui pourrait être qualifié de symptôme. Aujourd’hui était donc une bonne journée.

 

 

Pour suivre le journal de bord des précédents jours de confinement de Michaël Boumendil c'est ici

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