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2014 : année de la surpublicité on line ?


Publié le 08/01/2014

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L’épuisement publicitaire pourrait être la cause de la réaction des internautes face à la publicité sur Internet. Il se fait sentir au moment où les internautes cessent de regarder toutes ces publicités pour se plonger plutôt dans les aides à l’installation des bloqueurs de publicité. L’épuisement publicitaire est surtout causé par le bombardement de pub toujours plus zélées, mais qui blâmerait les publicitaires ? Les revenus de la publicité en ligne de ce semestre ont atteint un record historique, atteignant 20,1 milliards de dollars, selon l’IAB

 

 

 3 évènements majeurs en 2014 :

 

1) Les internautes n’avaleront plus tout !

Les consommateurs réagiront de plus en plus fortement à la publicité en ligne comme le montre l’incroyable augmentation des téléchargements des bloqueurs de publicité.

 

2) La réponse de l’industrie publicitaire

L'industrie de la publicité devra apporter une réponse au paradoxe de l'augmentation de la publicité en ligne face à celle des téléchargements de bloqueurs de publicités. Elle doit faire face à cette levée de boucliers en créant des annonces moins intrusives.

 

3) L’éducation des utilisateurs progresse

En 2014, les utilisateurs jetteront un œil de plus en plus attentif à cette boîte noire qu’est la publicité en ligne. Pendant des années, les internautes ont été maintenus dans l'obscurité face aux nombreux nouveaux formats et aux fonctionnalités de tracking en tout genre. Mais des outils comme Mozilla’s Lightbeam ou les bloqueurs de publicité offrent aux utilisateurs la possibilité de reprendre le contrôle.

 

 

Adblock Plus a lui aussi récemment atteint un pic, avec 2 millions de téléchargements par semaine. En outre, si l’on compare la même période de septembre à décembre 2012 et 2013, le nombre de téléchargements cette année a cru de près de 60% (59,10%). Mais alors que la croissance des revenus publicitaires croît toujours comme celle du nombre de téléchargements des bloqueurs de publicité, il y a certainement un des deux qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer.

 

 

Songez donc à ces éléments d’étude :

 

• Selon une étude récente d’Adobe, les formats publicitaires les moins appréciés en France comme aux États-Unis sont ceux des médias sociaux, des sites d’information et des applications - tandis que les formats préférés sont les magazines et panneaux publicitaires.

• Toujours selon la même étude, seulement 1% des français interrogés préfèrent voir une publicité sur une application et seulement 2% sur les médias sociaux ou sur un site d’information.

• Cette même étude d’Adobe montre aussi que les bannières ne fonctionnent pas.

• Selon une autre étude les bannières génèrent un taux de clic de 0,11% (CTR).

• D’une manière générale, les dépenses en publicités vidéo augmenteraient de 41% d’une année sur l’autre.

• Et tout dernièrement, il est annoncé que Facebook commencerait à proposer des publicités vidéo et que Twitter proposerait de nouveaux formats à la suite de son annonce d’offre publique d’achat.

 

Il a été intéressant d'observer les tendances qui se sont déroulées cette année dans le monde de la publicité en ligne. Même si les gorilles de 300 kilos font jouer leurs muscles en augmentant leur empreinte sur la publicité en ligne, nous voyons aussi des signes positifs de la part des annonceurs, comme la direction prise sur les Native Ads. Cela étant dit, il a beaucoup de mauvaises Native Ads.

 

A l’aube de 2014, je m'attends à une tendance générale vers une plus grande transparence pour les utilisateurs finaux. Mais les internautes vont chercher des outils qui leur donnent le pouvoir sur leur expérience en ligne. Les annonceurs peuvent continuer à faire de l'argent, mais ils devront compter avec des internautes plus éduqués qui connaissent les outils nécessaires pour reprendre le contrôle de leur Internet.

 

 

 Till Faida, co-fondateur d’Adblock Plus

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