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The Sunday Times en veine hautement créative


Publié le 06/02/2014

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Décidément, qu’il s’agisse de contenu ou de communication, les médias anglais trouvent le ton juste pour capter et/ou fidéliser leur lectorat et ainsi défendre leur vocation et leur économie ! Après The Guardian, c’est au tour de The Sunday Times d’épater la galerie. Pour valoriser l’éclectisme du cahier culturel et néanmoins complet de cet hebdo du dimanche, Grey London a confié à Chris Barett et Luke Taylor de Us, la réalisation d’un spot de grande virtuosité. Intitulé «  Icons », et tourné en plan séquences, ce « 30 secondes » enchaîne juste quelques focus sur des références symboliques culturelles ou des « héros » plus pop mais tout aussi fabuleux que le fameux Forrest Gump assis sur son banc, un dessin universel de Léonard de Vinci, une scène anthologique de James Bond ou les emblématiques casques des Daft Punk. D’une très grande fluidité et particulièrement évocateur, le tout est magnifiquement orchestré, comme dans une comédie musicale, par une bande son scandée par quelques notes de piano et des frappements de mains… et nous on applaudit devant  tant d'esthétisme et d’efficacité.

 

 

Un premier opus tout aussi jubilatoire

 

Mais dans ce registre, le journal n’en est pas à son coup d’essai. Car déjà à l’automne dernier et toujours sous la houlette de son agence, il a diffusé une campagne dans cette veine très créative et en totale osmose avec son propos. En effet, pour promouvoir son bien nommé « The ultimate cookbook », un supplément gratuit de recettes de cuisine, le spot mettait en scène Gizzy Erskine, chef et animatrice TV dans une situation qui pourrait être dramatique si elle n’était contrebalancée par une musique, des couleurs et un jeu aussi légers qu’implacables. Car, en effet contre toute attente, celle-ci sans se départir de son chic et de son charme, détruit avec énergie, application et jubilation à coups de poivrier, de casseroles, et autres ustensiles toutes les recettes pourtant magnifiques, qui n’ont pas fait l’unanimité et donc la Une. Signe encore une fois de l’exigence du journal… mais aussi de son impertinence et de cette touche de dérision dont nos amis British sont capables. Impossible de ne pas adhérer à ce délicieux moment. N’y aurait-il pas quelques ingrédients à reprendre du côté des Français ?

 

Florence Berthier

 


 

 

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