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Le biodégradable, l’or vert de l’après pétrole


Publié le 04/01/2012

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«Le durable est la seule option. C’est notre seule chance», le message de Barry Nachshon est aussi direct et tonnant que son ambition : « faire savoir au monde qu’il y a une alternative au pétrole. » La solution de cet Américain basé en Asie depuis une vingtaine d’années pour mettre hors jeu l’or noir? Le biodégradable: sacs de supermarché, pots de fleurs, sacs pour ramasser les crottes de chien,  vêtements hospitaliers, sacs pour morgue… Sa société EcoSol Global propose une gamme de produits aussi large que « le marché potentiel mondial et nos capacités de production », assure-t-il.

 

EcoSol Global est la première société au monde à développer et vendre de telles technologies, «nous avons une équipe spécialisée dans la recherche et le développement», se félicite cet ancien ponte du développement agricole. Embarqué dans sa mission verte depuis quatre ans, Barry Nachshon n’est opérationnel avec EcoSol Global que depuis une année.

 

Avec ses sept laboratoires et usines de production implantés en Asie, EcoSol Global a logiquement visé l’Australie pour débuter son tour du monde du biodégradable. Des géants comme les grands distributeurs Target, Coles  et Office Max ont été séduits et la révolution EcoSol Global attaque désormais les Etats-Unis et l’Europe.

 

Dans cinq à six mois, trois contrats avec des grands noms de la vente au détail et de l’informatique seront signés, élargissant les secteurs initiaux d’activité (agriculture, packaging et secteur médical). « Nous voulons répondre aux demandes des sociétés, nous n’avons pas les moyens pour l’instant d’aller frapper aux portes pour faire passer notre message. Le durable doit entrer dans les moeurs des grandes sociétés. Nous sommes là pour expertiser dans leur activité ce qui peut être durable et développer une recette qui va créer un produit».

 

A grande échelle, cette alternative écologique et 100% durable au pétrole «apporterait non seulement un bienfait écologique mais aussi une prise de conscience essentielle», dans un monde où «on ne parle pas des substituts au pétrole et c’est là un gros souci », affirme le pape du biodégradable.

 

Mais si pour l’environnement la valeur ajoutée d’EcoSol Global est indéniable, qu’en est-il pour les marques ? «Elles commencent à se rendre compte de l’importance du durable et du biodégradable » dixit Nachshon, surtout quand le coup de pouce économico-financier s’incruste dans le décor. Après une loi augmentant le prix d’achat des sacs plastique aux caisses des supermarchés, Target Australie a ainsi fait appel à EcoSol Global. Ses concurrents lui ont emboîté le pas. C’est cet effet boule de neige que Barry Nachshon entend bien enclencher au sein de l’ Union européenne et aux Etats-Unis. Mais aussi en Chine, marché très prometteur. 

 

Benjamin Adler

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