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Pollution digitale, ce terme trop ignoré des Français


Publié le 16/07/2018

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Amis de la tech et du digital, la pollution numérique, ça vous parle ? Deux mots que nous associons encore trop peu malgré leur lien évident. En effet, si tout laisse à penser que le numérique révolutionne notre consommation et sauve les forêts et leurs arbres en épargnant du papier, il y a un un revers à la médaille. Coup d'oeil sur l'impact de cette face cachée et ses solutions.

 

 

Alors que l’inconscient collectif se targue d’un comportement citoyen « responsable », signant ses mails de « pas à pas, agissons au quotidien pour préserver notre environnement. N’imprimez ce courrier et les documents joints que si nécessaire », et dégainant à tout bout de champ son smartphone à la performance de stockage de data intensive, il semblerait que notre bien aimé numérique ne soit pas toujours aussi eco-friendly qu'on pourrait le penser.

 

Et si cette information vous surprend, rien d'étonnant. En effet, une récente enquête, menée par le cabinet d’études et conseil Occurrence pour la start-up Digital for the Planet, met en lumière le manque de connaissances des Français face à la pollution numérique et le principe d’écologie digitale qui en découle. Alors que 16% de la consommation électrique mondiale est aujourd’hui engendrée par le digital et qu‘elle aura augmentée de 50% en 2020, 73% des Français indiquent ne pas connaître l’« écologie digitale ». Une conscience collective qui pense bien faire en se jettant dans les bras du tellement-pratique-numérique.

 

 

Gain de pouvoir d'achat mais perte de savoir d'achat

 

L’écologie digitale donc, c’est « la discipline qui étudie l’impact environnemental des différents écosystèmes reliant l’humain et le digital dans le but d’en limiter les effets nuisibles pour l’environnement ». Une définition donnée par le cabinet d’études, qui nous en dit plus sur les tenants et aboutissants de cette consommation digitale aux risques et périls de la planète bleue.

 

Matériaux à l’extraction polluante et obsolescence programmée évidente, la fabrication de nos appareils numériques tous confondus pèse lourd. En effet, quand on sait qu’il faut environ 16 fois le poids d’un ordinateur en matériaux pour en fabriquer un, qu’en appuyant simplement sur le bouton « Rechercher » de Google, nous émettons l’équivalent de 5 à 7 grammes de CO², que l’envoi d’un simple mail en rejette 10 grammes par an, soit l’équivalent de ce que peut absorber un arbre en une journée, et que 60 millions de tonnes d’appareils numériques sont jetées chaque année pour seulement 5% recyclées, on commence à croire à la théorie selon laquelle le digital contribue aussi, à sa manière, à l’épuisement des ressources, à la pollution de la terre, de l’air et des eaux.

 

 

Une France consommatrice en quête de sens

 

Alors que l’heure est à l’achat responsable et engagé pour de plus en plus de Français, les marques en quête de fidélisation sont de plus en plus prendre à bras le corps leur RSE pour satisfaire et montrer patte verte. Une France au garde à vous avec 77 % des Français qui estiment ainsi que les entreprises ont le pouvoir de mener des actions sociales là où les pouvoirs publics sont aujourd’hui bloqués. Et 70% jugeant que les entreprises ont le devoir de prendre le relais des pouvoirs publics, lorsqu’ils sont impuissants ou démunis. Mais lorsqu’il s’agit de pollution numérique et de solutions, seulement 1 Français sur 4 estime que les entreprises en France se sont déjà saisies du sujet alors qu’ils sont 80% à indiquer, en tant que consommateur, qu’ils seraient plus fidèles à une marque si celle-ci prenait des engagements forts pour lutter contre sa pollution digitale.

 

Mal informés mais résolument dans l’envie de s’engager, 77% des citoyens estiment que le gouvernement français devrait faire de l’écologie digitale une priorité stratégique pour que « la France devienne en cinq ans, le champion international de cette discipline. 2 Français sur 3 valident donc le credo de Digital For The Planet selon lequel « l’écologie digitale est un indicateur de bonne santé économique ». Et comme l’action naît d’une meilleure sensibilisation, la pédagogie est le premier levier à activer : « On a gagné en pouvoir d’achat ces vingt dernières années, mais perdu en savoir d’achat ; notamment en ce qui concerne le digital. Quand on interagit sur un réseau social ou qu’on achète de l’espace de stockage en cloud, on ne nous dit pas ce que ça coûte réellement à la planète », souligne Inès Leonarduzzi, CEO de Digital For The Planet. « Les politiques et les entreprises doivent impérativement se saisir de l’écologie digitale s’ils ne veulent qu’elle les rattrape ! », conclut Assaël Adary, président du Cabinet Occurrence. L'étude en détail ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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