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Covid-19 : Vivement demain mais pas comme avant


Publié le 26/04/2020

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Une nouvelle étude, intitulée Covimood vient d'être publiée par le  cabinet Occurrence et montre que les Français acceptent plutôt bien le confinement. L'enseignement numéro 1 ? Ils souhaitent que le monde d'après ne soit pas comme celui d'avant. Explications.


La zénitude avant le grand chamboulement ? La période actuelle ressemble à un rêve éveillé pour les sociologues et les cabinets d’analyse. Au moins 4,5 milliards de personnes dans 110 pays sont aujourd’hui confinés chez elles pour tenter de freiner la propagation du Covid-19, indique Le Journal de Montréal . Jamais l’humanité n’a connu une telle situation dans son histoire. Les guerres ont souvent paralysé ou détruit des pays voire même des régions entières mais les humains que nous sommes n’avaient encore à aucun moment décidé de faire une pause de la sorte. Des centaines millions de personnes sans travail ou au chômage partiel, des rues désertes, des magasins et des restaurants fermés, des milliers d’avions cloués au sol, des usines étrangement silencieuses… Voilà des semaines que la terre semble s’être arrêtée. Passée la surprise et la stupéfaction, comment réagissons-nous face à cette situation inédite et historique ? La dernière étude intitulée Covimood du cabinet Occurrence, effectuée les 15 et 16 avril auprès de 1000 Français interrogés en ligne, prouve, une nouvelle fois, la capacité d’adaptation du genre humain.

 

 

Sofa, télétravail et… apéro

 

Avec une note moyenne de 7,1 sur 10, les particuliers semblent plutôt bien accepter d’être coincés à leur domicile après quatre semaines de confinement. Seuls 16% du panel affirment mal vivre la période actuelle et 3% ne la supportent pas du tout. Bloqués entre quatre murs, nous avons tout le loisir de faire le point sur notre vie. Le stress et la course sans fin ont laissé place à l’introspection. Le métro, boulot, dodo a été remplacé par le sofa, télétravail et… apéro.

 

 

Bouleversement sur le long terme

 

La plupart des Français pensent que la pandémie va bouleverser leur quotidien sur le long terme. 65% des sondés sont persuadés que le coronavirus aura un véritable impact sur la société. Mais les plus pessimistes ou aquabonnistes sont  23% à estimer que peu de choses évolueront lorsque la vie aura repris son rythme « normal » tandis que 12% des internautes interrogés  estiment que rien ne changera.  Lorsqu’on leur demande ce qu’ils comptent faire après le déconfinement, les Français parlent de choses simples et de gestes quotidiens qu’ils faisaient auparavant sans presque jamais y penser. Retrouver ses proches et sortir dans des lieux publics (36% des réponses), profiter du plein air et de la nature (26%), prendre soin de soi et faire du shopping (11%), retourner au… travail (9%) ou rester prudent pour ne pas prendre des nouveaux risques (5%). 7% des sondés ne comptent, pour leur part, ne rien faire de particulier lorsqu’ils pourront profiter à nouveau de leur « liberté ». Une chose toutefois semble certaine : la vie « d’après » ne devrait pas être celle « d’avant ».

 

 

 Passer à l'action

 

« Cette crise a mis un gros coup de projecteur sur pas mal de questions qui touchent notamment à l’environnement, aux inégalités sociales et à l’isolement de certaines populations, analyse Luc Wise, ancien de Publicis et fondateur de l’agence The Good Company. La France redécouvre son prolétariat et les marques montrent des signes d’estime à des professions dont on parle généralement très peu comme les infirmiers, les chauffeurs routiers et les caissières ». Les annonceurs doivent prendre garde, car les promesses sans lendemain et les paroles creuses ne seront plus acceptées par les consommateurs. « La notion d’action va devenir fondamentale, prévient Valerie Accary, présidente de CLM BBDO France. Déjà avant cette crise du Covid-19, les marques avaient compris, -le consommateur le lui ayant fait savoir-, qu'elles devaient rendre des comptes, cesser de vendre des produits san raisons d'être». L’action va prendre le pas sur la parole. Les crises ont parfois de bons côtés… À moins que les «sceptiques impénitents» aient raison de croire que rien ne changera. As usual...

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