Vine fait renaître son format vidéo culte de 6 secondes avec ses créateurs historiques… et zéro contenu IA
Annoncée depuis plusieurs mois, “Divine Video” vient d’ouvrir ses portes sur iOS, Android et Zapstore. Portée par Jack Dorsey, cofondateur de Twitter et ancien propriétaire de Vine, l’application reprend presque à l’identique les codes qui ont fait le succès de son ancêtre… avec une promesse supplémentaire : bannir les contenus générés par IA.
Vine n’est peut-être pas mort…
Avec Divine, Jack Dorsey remet en circulation un format que toute une génération pensait disparu : des vidéos humoristiques de six secondes, en lecture automatique continue, pensées pour l’instantané et la répétition. Le concept reprend presque trait pour trait l’expérience Vine, fermée en 2017 mais restée culte dans la creator economy.
Le lancement joue aussi à fond la carte de la nostalgie. L’application arrive avec une base de données intégrée regroupant les 500 000 Vines les plus populaires de l’époque. Plusieurs créateurs historiques ont déjà annoncé leur retour, parmi lesquels Lele Pons, Jimmy Here, MightyDuck ou encore Jack & Jack. De quoi redonner immédiatement du relief à une application encore inconnue du grand public.
Mais la vraie rupture se joue ailleurs. Divine interdit explicitement les vidéos générées par IA et affiche une promesse claire : « Let’s make the internet fun and human again ». Un positionnement qui trouve un écho dans un contexte de saturation autour des contenus automatisés sur TikTok ou Instagram.
Une position qui fleure bon la posture, tant Jack Dorseydéfend parallèlement une intégration massive de l’IA dans ses autres activités.
Pour revenir à Divine : l’application repose sur Nostr, un protocole open source également soutenu par Dorsey. Concrètement, si un créateur quitte Divine pour une autre application compatible avec Nostr (et inversement), il ne repart pas de zéro : son profil, ses vidéos et ses abonnés le suivent automatiquement.
Divine promet aussi un futur algorithme publicitaire davantage centré sur la qualité créative et la sécurité que sur la seule recherche d’engagement.
Ce qui est intéressant
Divine ne ressuscite pas seulement Vine. L’application relance un imaginaire en y greffant deux sujets très actuels : la fatigue face à l’IA… et pour les créateurs, la propriété de leur audience.
Notre insight
Dans un marché saturé de plateformes aux formats quasi identiques, la différenciation pourrait revenir par la philosophie produit autant que par l’algorithme. Reste à voir si la nostalgie et la promesse d’un internet plus “humain” suffisent encore à créer des usages durables.