AccueilEDITOURGENCES ET (Dé)ESPéRANCES…

Urgences et (dé)espérances…


Publié le 16/02/2011

 

 

 

Des Français fatalistes, désabusés, sans ressort face à l’avenir, et très souvent négatifs. L’étude menée par Publicis Consultants* auprès de classes moyennes par Véronique Langlois et Xavier Charpentier dresse le portrait de cette France -la nôtre- qui rejette cette société paupérisée et brutale dans laquelle elles ont le sentiment de (mal)vivre. Une société qui renonce à son humanité, et qui leur fait perdre leur statut social et leur mode de vie. Le constat n’est pas gai, on s’en doutait. Mais pourtant…


 

Pourtant… «Au final, même si certains sont d’un pessimisme inhibant, la question de savoir si la France a des armes pour affronter demain en meilleur posture qu’aujourd’hui, provoque un réel regain d’optimisme dans la conversation », soulignent les deux auteurs. Optimisme forcé pour réconforter leur moral et le nôtre?

 

Non, les Français croient toujours que leur pays est un «pays magnifique», qu’il peut être un modèle autour de valeurs patrimoniales, de civilisation et même de liens humains. Bien sûr, ils sont déçus par leurs dirigeants politiques et économiques. Mais le grand soir n’est pas pour demain. L’étonnant est que, malgré leurs griefs, la plupart manifestent une grande modération et une vraie bonne volonté à l’égard du monde économique, et espèrent que les entreprises seront «replacées au cœur de la société » et inculqueront aux gens «les valeurs essentielles».

 

L’entreprise doit-elle pour autant devenir une «entreprise-providence»? En a-t-elle envie? Dans une société capitaliste, son rôle est-il bien de prendre la place de l’Etat et de ses représentants? Pas sûr. Gare à elle en tout cas si elle déçoit…

 

Isabelle Musnik

 

Retrouvez l'intégralité de l'étude France 2011 ici :   france2011.pdf

 

* France 2011. Entre urgences et espérances. Publicis Consultants. Etude qualitative menée auprès de 120 Français des classes moyennes sur la plateforme collaborative fermée Free Thinking. Deux vagues, du 31 décembre 2010 au 9 janvier 2011, puis du 19 au 29 janvier 2011

 

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