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Grubwithus: un réseau social pour diner


Publié le 24/06/2012

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Se sentir un tantinet perdu, seul et surtout sans repères sociaux dans une ville inconnue n’est pas l’apanage des deux héros de «Lost in Translation», à Tokyo. Les personnages de fiction du film à succès de Sofia Coppola existent vraiment dans la réalité, sauf qu’eux ne vivent pas au Japon, loin de la ville dans laquelle ils ont grandi (raison professionnelle oblige), mais aux Etats-Unis, leur pays natal...

 

Être confronté seul à l'inconnu n'est pas toujours évident pour tous, et cela peut laisser un souvenir amer d'une expérience qui se voudrait pourtant enrichissante. Ce fut le cas d’Eddy Lu et Daishin Sugano. Après avoir changé de vie et quitté leur emploi dans une grande entreprise, les deux compères déménagèrent à Chicago pour y ouvrir une boutique de choux à la crème. En quête d’un réseau et de lieux chaleureux pour socialiser, le duo a alors eu l’idée d’expérimenter Grubwithus.  

 

 

 

 

Deux ans après son lancement, cette plate-forme de dîners sociaux sélectifs devient nationale et vient de lever quelque 4 millions d’euros pour poursuivre son développement. Le concept de Grubwithus n’est pas sans rappeler celui d’Invite For A Bite, dont INfluencia se faisait l’écho début mai. La plate-forme utilise l’atout social du restaurant et de la nourriture pour créer un pont entre le digital et l’interaction physique.

 

Concrètement, en s’inscrivant gratuitement sur Grubwithus, l’utilisateur choisit sa ville et ensuite opte à la carte pour le dîner auquel il souhaite se rendre pour y faire de nouvelles rencontres. Le «Grubber» dispose bien entendu de plusieurs choix de rencontre: célibataires, jeunes arrivants fraîchement débarqués comme eux, chefs d’entreprise, pontes de l’industrie locale de la restauration...

 

Avec Grubwithus, il est donc possible de trouver un emploi comme l’âme soeur, comme s'en vante  la directrice de communication de la plate-forme, dans une interview au site  Good. «Il n’y pas de format, pas de programme précis, pas de place attribuée à table à l’avance. Nous sommes un lubrifiant social, rien qu’en se passant un plat les gens peuvent engager une conversation», explique Amy Partridge.«Les restaurants avec qui nous avons des accords profitent de ces dîners de style familial, ce sont pour eux une source de revenus garantie»

 

Le Grubber paye à l’avance le dîner de son choix et la startup se paye en ajoutant ses frais sur la réservation. Simple et efficace. Une nouvelle mode fleurit: se servir des réseaux sociaux pour rencontrer de vraies personnes et se sentir plus intégré à la société. Le virtuel au service du réel: comme le dit si bien la marque "Join the In Real Life Revolution...and get offline".

 

 

Benjamin Adler

Rubrique réalisée en partenariat avec ETO

 

 

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