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Quand un pot d’échappement alimente poissons et légumes bio


Publié le 21/11/2013

Image actu

 

 

Un pot d’échappement de voiture relié à un aquarium lui-même alimentant des bacs à légumes bio… et tout ça devant le London Design Museum. Cette mise en scène spectaculaire avait de quoi surprendre, tant elle est improbable ! Et pourtant, reproduisant le fonctionnement d’une ferme aquaponique (*), son impact est tout ce qu’il y a de plus sérieux.

 

Conçue par l’agence Something & Son (spécialisée dans le design et l'environnement), pour Hyundai, cette opération d’un jour, avait pour premier objectif de démontrer la totale propreté du « ix35 Fuel Cell ». Ce tout nouveau modèle fonctionne, en effet, à l’électricité créée uniquement grâce à l’air et l’hydrogène. Une énergie source de chaleur, et donc de vapeur d’eau. Ce procédé est tellement pure, qu’il a pu être filtré et acheminé dans un bassin hébergeant des carpes. Les rejets et déchets de ces dernières étant à leur tour récupérés pour nourrir la terre des bacs où poussent légumes et plantes naturels.

 

 

Derrière le marketing et le divertissement, des vertus didactiques et responsables

 

Tout en démontrant que ses innovations technologiques dans la recherche et le développement durable lui permettent de produire des véhicules urbains ou agricoles, en phase avec les politiques environnementales les plus exigeantes, le constructeur automobile montre aussi que son univers peut même accélérer la symbiose avec la nature et son écosystème. Tout d’abord, en permettant à des concepts ou des modèles de production agricole de dépasser le stade de laboratoire expérimental, mais aussi en les rapprochant au plus près des milieux urbains et en les replaçant au centre des préoccupations des citadins.

 

Nul doute qu'en étant ludique, didactique et installé au cœur de Londres, ce dispositif, bien qu’à vocation marketing, a fait mouche auprès du grand public. Non seulement en l’incitant à opter pour des véhicules de ce type mais aussi en l’impliquant, comme partie prenante, pour favoriser les bienfaits engendrés par des partenariats responsables et concrets entre deux secteurs, pourtant réputés ultra polluants. De quoi faire tomber les tabous !

 

 

Florence Berthier

 

(*) méthode agricole qui utilise la même eau en circuit fermé, pour l’élevage de poissons et la culture de végétaux, sans aucun engrais chimique, insecticide, fongicide ou algicide, puisque les rejets de la pisciculture procurent les nutriments nécessaires pour la croissance des plantes. Les insectes, les champignons et les algues étant contrôlés par des méthodes naturelles.

 


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