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GetGoing impose leur destination finale aux voyageurs


Publié le 17/03/2013

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Changer la manière dont le citoyen lambda voyage en lui apportant plus de ludisme pour moins de dépenses : sur le papier l’ambition de GetGoing interpelle. Qui ne rêve pas de payer un vol aller-retour 40% moins cher que le prix du marché ? Lancée la semaine passée, la jeune startup de San Francisco fait du prix le premier facteur décisionnel du consommateur. Vous savez que vous voulez partir à tarif réduit sans savoir exactement où aller ? GetGoing est fait pour vous ! Pour profiter de la ristourne, il vous suffit d’accepter de laisser son moteur de recherche décider à votre place de la destination.

 

 

Concrètement, vous devez en premier lieu vous connecter via Facebook ou en ouvrant un compte sur le site. Pour faire un premier tri dans les plus de 1000 destinations et 50 pays au menu, le service vous permet de sélectionner les régions de votre choix (cela peut être « Afrique et Moyen Orient » ou « Mexique et Caraïbes »), puis les centres d’intérêts (par exemple « plage et soleil » ou « Aventure et nature »), sachant que vous avez la possibilité de les customiser. Une fois vos dates de séjour spécifiées, GetGoing génère une vingtaine de destinations. Pour filtrer dans ce premier lot de possibilités, vous avez le choix : par prix, en fonction des recommandations faites par la plate-forme, ou selon les escales et les heures d’arrivées et de départ, comme sur les sites de voyage   Kayak et Hipmunk.

 

 

Après une nouvelle moulinette sur les dates et les heures des vols, votre choix se réduira à deux destinations. En choisissant alors à votre place le lauréat de vos vacances, GetGoing justifie son système « Pick Two, Get One ».

Même si vous ne connaissez le vainqueur qu’une fois le paiement effectué, l’effet de surprise est réduit. En revanche, le hasard peut vous faire économiser presque la moitié du prix normal des billets. « Beaucoup de gens considèrent plusieurs destinations au moment de discuter de leurs vacances. Ce processus de préparation et d’achat doit être au moins aussi amusant que votre séjour », explique à Mashable Alex Vernitsky, co-fondateur et CEO. Pour lui, GetGoing est aussi profitable aux consommateurs qu’aux compagnies aériennes. Le bon vieux win-win !

 

 

Déjà dix compagnies aériennes dans la boucle !

 

« Sur tous les vols quotidiens dans le monde entier, un siège sur cinq se retrouve vide et nous considérons cela comme une énorme opportunité pour que plus de gens découvrent le monde. Notre ambition est de leur permettre de le faire. Nous avons donc décidé d’aider les voyageurs flexibles en leur proposant des super prix sur ces places libres, à la seule condition qu’ils puissent prouver que leur séjour relève purement du loisir », développe Alex Vernitsky. Evidemment, GetGoing n’est pas compatible ave les voyages d’affaires, de la même manière qu’il ne permet pas (encore) de cumuler ses miles.

 

Si la plupart des autre startups couvées à l’été 2012 par Y Combinator sont déjà lancées depuis plusieurs mois, GetGoing – qui compte Lightbank, Yuri Millner et Alex Ohanian, le co-fondateur de Reddit, parmi ses soutiens financiers – a elle trainé un peu plus sur la rampe de lancement. La faute à un modèle économique encore en gestation et qui surtout, nécessite des accords de partenariats avec les compagnies aériennes. Plus de dix ont pour l’instant décidé de s’associer à cette aventure digitale, qui n’en est encore qu’à la phase Beta. Pendant cette période de test, aucun frais ne sera demandé aux utilisateurs pour leur réservation. Cette commission devrait ensuite constituer la première source de revenus.

 

 

Hotwire a fait jurisprudence

 

Pour que ce levier de rentrées financières soit viable, Alex Vernitsky et ses deux compères co-fondateurs ont bien compris que GetGoing sera très vite contrainte d’intégrer les hôtels, les séjours clefs en main et même les croisières dans leur offre « Pick Two, Get One ». Une application mobile est également dans les tuyaux. Aux Etats-Unis, le succès de Hotwire, également basée à San Francisco, prouve que pour payer moins cher, le consommateur accepte de ne pas contrôler la dernière étape de la décision d’achat.

 

Créée en 2000, Hotwire permet aux hôtels de déstocker leurs invendus en consentant un prix inférieur à la concurrence, contre la garantie que leur nom ne soit pas divulgué avant le paiement définitif par le client. Sans cet anonymat, les établissements ne seraient pas enclins à faire concurrence à leur offre standard en proposant ces nuits dégriffées. L’équation est la même pour GetGoing avec les compagnies aériennes.

 

Mais ce qu'il faut retenir de ce type de service c'est que le client au travers de GetGoing ou d'Hotwire n'est plus le roi et il a l'air de s'en satisfaire pleinement...

 

Benjamin Adler

@BenjaminAdlerLA

 

 

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