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L'objet de la déconnexion


Publié le 22/12/2014

Image actu

 

Et si tailler le bout de bois pouvait aider à se tailler une autre vie. Tälja fait partie de ces nouveaux concepts qui réinventent et réintroduisent des objets ou des usages pour permettre une totale déconnexion des réseaux et du quotidien. 

 

En mal d’inspiration pour vos cadeaux à déposer au pied du sapin ? Et si finalement la solution était d’offrir à l’autre une pause pour sortir de son quotidien et se déconnecter pour prendre à nouveau le temps de s’évader ou de détendre son corps et son esprit ? Mais aussi d’offrir l’occasion de réaliser quelque chose de concret avec ses mains, de sentir la matière et de pouvoir s’en servir ? C’est toute la promesse de la jeune marque Tälja créée par Jakob Nielsen qui signifie : sculpter en suédois, et derrière laquelle se cache un kit complet dédié aux néophytes pour tailler le bois.

 

 

Un brin caustique entre divertissement, utilitaire et méditation créative

 

Disponible en version pour enfant ou pour adulte, le kit est composé d’un couteau (avec sécurité), de feuilles de papier de verre, de deux sortes de bouts de bois (genévrier et bouleau), de deux pochoirs (couteau à beurre et une cuillère), d’huile, d’un mode d’emploi et même d’un pansement en cas de maladresse et de légère blessure. Le succès, la qualité et l’engagement sont garantis car rien n’est laissé de côté et tout est made in Suède ! Même l’emballage qui est fait main et à l’ancienne par Norrmalms Kartongfabrik, un atelier qui emploie des seniors. Une activité rustique et créative qui n’est pas sans rappeler le challenge que s’est lancé Stion Korntved Ruud. Un designer norvégien qui crée chaque jour une nouvelle cuillère en bois, en utilisant des outils traditionnels. Une épopée évolutive baptisée « Daily spoon » et qu’on peut suivre sur son site.

 

Entre divertissement, utilitaire et méditation créative, ce bel objet de design alternatif est alléchant tant il pousse à agir différemment constituant ainsi une valeur refuge et une source de bien être assurées mais il est aussi emprunt d’une grande lucidité voire de causticité. Car il surfe à plein sur le courant néo rustique initié par les bobos-écolos-bios tout à leur éloge de la nature, du « fait-main » du retour aux sources, des choses simples et rustiques… et qui sont pourtant perdus dans leurs réseaux 2.0 !

 

 

 

 

 

L’objet qui amène une nouvelle relation et du business

 

Tälja n’est pas la seule marque à cultiver ce sillon « du vivre à contresens » de la société moderne en faisant ré-émerger des anciens usages ou en repensant un objet d’antan. Et à juste titre, car en étant empathiques face aux aspirations profondes d’authenticité, au besoin d’optimisme et de transmission des individus, elles gagneront leur adhésion. De plus, en proposant ces produits revisités ou innovants, elles peuvent redynamiser l’économie tout en répondant aux attentes du développement durable. Telle est le cas de Freitag, société suisse qui a inventé F-abric, une fibre qui se décompose sur un tas de fumier, ou de Men’s Society, en Grande Bretagne qui commercialise des lance-pierres faits main en bois et cuir. Ou encore Blanc-Blanc, le site des graphistes Julie et Alexandra qui proposent de personnaliser le mythique opinel. Sans compter la slow Tv qui diffuse des films où on voit une flambée de cheminée ou un bateau naviguer sur un lac pendant des heures… minimal, radical, fondamental, vital, manual... "intellectual, logical" !

 

 

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