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RSE : une start-up donne enfin le goût des maths à la jeunesse


Publié le 17/04/2018

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Une jeune start-up française a collaboré avec un lycée de la ville de Trappes pour mettre en situation sa nouvelle calculatrice graphique open source. Sa mission ? témoigner de la bonne santé de l’industrie tech hexagonale et redonner le goût des mathématiques aux étudiants.

 

« Les maths c’est comme l’amour : une idée simple mais qui peut parfois se compliquer », disait George Pólya, un célèbre mathématicien américain. Appliquée au pays des Droits de l’Homme, cette comparaison perd tout son sens. Comment nous, Français, mondialement connus comme les experts des relations amoureuses, avec nos french kisses et une des plus belles capitales au monde, pouvons nous être aussi mauvais quand il s’agit de mathématiques ? Nos écoliers se retrouvent largués à la dernière place du championnat européen, le classement TIMS, qui évalue les performances des enfants de Ce1 en maths. Une situation jugée inadmissible au sommet de l’Etat.

 

Pour la résoudre, Cédric Villani, député LREM et lauréat de la médaille Fields, et Charles Torossian, inspecteur général de l'Éducation nationale, ont présenté un rapport le 12 février dernier. Leur mission : réconcilier les élèves français avec la discipline en renouant avec le calcul mental dès la classe de CP ou en expérimentant une méthode de conceptualisation des données mathématiques appelée « Méthode de Singapour ». Les deux experts préconisent également un renouvellement des outils mis à disposition, jugés pour la plupart obsolètes. C’est dans cette optique que le lycée de la Plaine de Neauphle de Trappes a tissé un partenariat avec la start-up, NumWorks. L’enjeu de cette collaboration ? Une mise en situation de la calculatrice 2.0 de l’entreprise franco française profitable aussi bien pour nos jeunes élèves que pour la jeune pousse.

 

 

 

 

Un intérêt pour les étudiants…

 

Lancée en septembre 2017, NumWorks a développé en France la première calculatrice graphique open source, intuitive et évolutive. Depuis décembre 2017, c’est pas moins de 40 lycéens de 1ère S qui ont l’occasion de tester ce nouveau fleuron de l’industrie tech. L’Intérêt pour les élèves est bien sûr de nourrir leur gout des mathématiques par l’usage de nouveaux outils inspirés des smartphones et des consoles de jeu. Mais également, comme l’explique Anne-Laure Arino, la proviseur du lycée, de « développer leurs connaissances sur le monde de l’entreprise et acquérir des compétences liées à l’esprit d’engagement, d’équipe et d’entreprendre en travaillant autour d’un projet concret ». NumWorks a notamment tenu un stand pour présenter les différents métiers qui la composent à l’occasion de la journée d’orientation du lycée. Plus qu’une démarche purement commerciale, la start-up et l’établissement scolaire trappiste ont ainsi établi, avec ce test in situ, un partenariat productif pour les deux camps. Avec pour ambition de transformer l'expérience en un véritable outil utile en phase avec les attentes de la société.

 

 

 

… et pour l’entreprise

 

En plus d’exercer pleinement sa RSE, cette dernière a l’opportunité de faire connaître son produit à son public cible et de profiter d’un retour « clients  » immédiat pour tester de nouvelles fonctionnalités. Les élèves n’ont pas hésité à proposer des idées qui seront bientôt intégrées dans les futures évolutions de la calculatrice. Comme témoigne, satisfait, Luca Agostino, professeur de mathématiques de lycéens en première S : « le projet est fédérateur, les élèves sont investis dans une démarche de recherche et développement. Ils se sentent valorisés et ils jouent le jeu en faisant remonter régulièrement leurs commentaires et suggestions ». Certains s’écriant même : « avec cette calculatrice, on pourrait bien aimer les maths ! ». En voilà une bonne nouvelle : un outil enfin adapté aux cerveaux made in France ?

 

 

 

 

Il faut sauver le corps enseignant

 

Mais attention à ne pas négliger le plus important. Comme le révèle le rapport, s'il y a urgence concernant les élèves, il y a aussi urgence au niveau du corps enseignant. Charles Torossian détaille : « Nous devons multiplier par cinq le volume horaire consacré aux maths dans les formations initiales » pour égaler les 400 heures de formation des maîtres singapouriens, champions de la discipline. D’autant plus en sachant que 80% des professeurs des écoles proviennent des filières littéraires. On ne peut donc pas se reposer uniquement sur les nouvelles technologies. Surtout quand on constate que cette calculette révolutionnaire coute pas moins de 79,99€. Un prix à la hauteur de ses principaux concurrents, telles que la célèbre TI87, et qui peut rebuter les familles les plus modestes. Une démocratisation du savoir passe forcement par un prix abordable.

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