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Une Instagram school pour lutter contre la désinformation


Publié le 29/08/2019

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Il était temps ! Aussi cocasse qu’urgentissime, la première université destinée aux so-called influenceurs débarque sur les Internets. Une formation pour éduquer la relève citoyenne qui tweet et inspire aussi vite que son coeur bat, laissant place à une malformation lourde en répercussions. Son nom : SeedUniversity. Ses ingénieux géniteurs : les startuppers Ara Katz et Raja Dhir. 

 

 

À l’ère d’un digital pollué par une désinformation prégnante et, semble-il, compliquée à éradiquer, l’éducation doit faire loi. Prendre le problème à la racine et, planter les graines qui feront germer un monde meilleur. À la racine : les médias, les influenceurs, porte-paroles, ambassadeurs, bref : ceux dont la voix porte loin, fort et n’est pas remise en question. Résultat : scandales à gogo, perte de temps, d’argent, et d’energie. Peu importe le contenu pourvu qu’on ait les followers. 

 

C’est dans cette frénésie décourageante de fake news et drames, que la jeune pousse américaine Seed voit le jour en 2018. Au lendemain d’un scandale créé par Kim Kardashian promouvant publiquement un médicament anti-nausée sans informer ses abonnées de ses effets secondaires, la start-up santé s’engage à enrayer la propagation de la désinformation sur Instagram et propose un programme éducatif intensif dispensé sur Instagram : la Seed University. 

 

 

Responsabiliser le marketing d’influence

 

« Que ce soit le rôle de Facebook dans le Brexit, notre propre élection de 2016 ou, ce qui est le plus critique, l'attaque continue de la science pour saper le changement climatique, nos plateformes sont le dénominateur commun et leur utilisation, en tant qu'amplificateurs », insiste Ara Katz dans Medium.

 

Selon le Digital Marketing Institute, plus de 60% des internautes découvrent de nouveaux produits via Instagram. Il va sans dire que le marketing d'influence a pris le pas sur les autres canaux publicitaires. qu’équiper les influenceurs d’un bagage solide de connaissances scientifiques fondamentales ainsi qu’un guide de base sur les règles d’engagement est au menu. 

 

Avec son associé Raja Dahir, Ara Katz a ainsi réuni un écosystème de scientifiques, médecins, innovateurs, entrepreneurs, conteurs, technologues, environnementalistes, mères et pères de famille, penseurs, activistes, artistes, traducteurs, écrivains, professeurs et autres spécialistes du monde entier afin de proposer une formation complète et efficace. 

 

 

Retour sur les bancs de la fac 

 

Tout comme à l’école mais sur l’interface préférée des influenceurs, à savoir Instagram, la formation se résume en cours de 60 minutes destinés à informer les influenceurs , des bases scientifiques des produits qu’ils peuvent promouvoir. Les bactéries, le microbiome, les probiotiques et j’en passe, les influenceurs sont formés par toute une équipe de médecins, de scientifiques et d’experts en communication puis soumis à un examen gratuit  pour valider leurs compétences. 

 

 

Aux petits oignons

 

Bien évidemment, cette pépite n’est pas passée à côté des investisseurs de renom qui ont su aisément investir dans ce projet prometteur. Parmi eux on y compte les actrices Cameron Diaz et Jessica Biel, ainsi que  plusieurs bailleurs de fonds institutionnels tels que 8VC et Cross Culture Ventures. 

 

Mais si Seed nous fait de l’oeil, ce n’est pas seulement pour la « bonne idée » -mot magique qui court les rues-, mais pour sa mise en pratique sans faute. Formation dans les règles de l’art avec examen, format court proposé sur Instagram, une équipe scientifique et professorale complète et engagée, un site dédié à l’ergonomie et au design ultra léché, ainsi qu’un manifesto qui met l’eau à la bouche comme il faut.

 

« Affiliés, ambassadeurs, partenaires, connecteurs de points, microinfluenceurs, macroinfluenceurs, avocats et amplificateurs ... Internet signifie plus de connexion, plus de contenu et plus de mèmes félins. Mais cela signifie également que la désinformation peut se propager plus rapidement et plus profondément que la vérité, surtout en ce qui concerne notre santé. Ensemble, nous pouvons faire évoluer cette situation, renforcer le mouvement en faveur de la responsabilisation et établir une nouvelle norme dans les produits et les informations que nous consommons. Cela commence par un engagement à apprendre ».  

 

Adjugé, vendu ! 

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