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L'humain au centre d'une cité du futur plus inclusive


Publié le 11/09/2018

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Bientôt 60 ans et Mini roule toujours mais pour un monde urbain où le citoyen a son mot à dire dans le design et l’aménagement des infrastructures. En lançant hier la première édition de son Mini Urban Talk avec pour thématique « L’Homme au centre du design urbain », la marque a ouvert la boîte de Pandore d'un urbanisme par toujours inclusif. Une rencontre entre experts de tous bords, unis par la passion du design urbain et humain. 

 

 

Depuis le lancement de sa première voiture en 1959, Mini, cherche de son propre aveu « à mieux comprendre la ville et ses enjeux afin d’apporter des solutions où le design et l’humain sont au cœur de la réflexion ». Pour montrer son engagement et en bon « facilitateur de la vie urbaine de demain » tel que le décrit Carole Guilbert, Chef Marketing Mini France, la petite citadine vintage multiplie les initiatives et partenariats pour souligner l'importance de réadapter la ville à ses habitants en interrogeant des experts via différents formats. Comme Mini Living pour repenser l’habitat en accompagnant des architectes sur des missions d’optimisation de l’espace, Urban X pour incuber des start-up sur des problématiques urbaines, et bien d’autres encore.

 

 

L'humain au coeur de la fabrication de la ville et des projets

 

Cette année, la marque s’est notamment associée à Faire x Paris, un accélérateur de projets architecturaux et urbains innovants explorant les usages et process de conception et fabrication de la ville proposés par le Pavillon de l’Arsenal, dont les 12 dossiers lauréats de l’année on été dévoilés en juin 2018. Dans ce cadre, le constructeur automobile vient d'organiser au même endroit, sa première édition des « Mini Urban Design Talk ». Une rencontre sous la thématique de « L’Homme au centre du design urbain » durant laquelle des intervenants aux parcours bien distincts ont proposé leur vision commune d’une intégration plus prenante de la notion « humain » dans les projets urbains d’aujourd’hui et de demain.

 


« La dimension humaine est ce supplément d’âme indicible pourtant très important »

 

Si les projets architecturaux et urbanistes se multiplient dans la capitale et autres métropoles françaises, il semblerait que l’essence même de ces aménagements tende à oublier une dimension clé : ses citoyens. Brigitte Metra, architecte urbaniste, fondatrice de Metra + Associés, qui a notamment travaillé pour Jean Nouvel, et reconnue pour ses nombreux projets architecturaux comme sa participation à la construction de la Philarmonie de Paris mais aussi pour ses constructions rouge vif et végétalisées, nous parle de cette notion : « Aujourd’hui 55% de la population vit en milieu urbain. En 2020, nous serons 70%. Remettre l’humain au coeur du design est une question de survie de la ville ».

 

Pour répondre à cet enjeu, le secteur de la tech est investi et les Smart Cities voient le jour. Mais sont-elles des solutions développées pour l’humain ? « Connectivité et data peuvent servir à l’humain mais il faut dire que leur alliance sert aussi et surtout à contribuer à une constante création de besoins et produits. La ville est empreinte d’une culture qui doit perdurer et que les Smart Cities ont tendance à oublier. Sondgo, en Corée du Sud en est le parfait exemple. Ce fut la première Smart City et c’est aujourd’hui une ville fantôme dans laquelle personne ne veut vivre. La dimension humaine est ce supplément d’âme indicible pourtant très important », souligne Brigitte Metra. Tout se joue donc dans les objectifs premiers de l’architecte. « Pour moi, il ne s’agit pas de concevoir seulement pour circuler, consommer mais surtout pour se sentir bien dans son espace », poursuit-elle. Si l’architecture urbaine se doit d’être au service de la ville et de l’optimisation de son espace, elle doit donc aussi et surtout être au service d’une expérience humaine quelle qu’elle soit. 

 


Une cité du future plus inclusive 

 

Une ville qui place l’humain au coeur de ses préoccupations d’accord, mais faudrait-il encore savoir de quoi a vraiment envie le citoyen.  Car concrètement, il semblerait que l’on ne questionne pas le bien-être des citoyens dans la construction des infrastructures publiques. « L’élitisme des parties prenantes décisionnaires est complètement déconnecté. On considère que l’on est capable d’apporter des solutions aux citoyens sans même leur demander leur avis », explique Sarah Durieux, directrice France de Change.org. 

 

Pour Christian Clot, explorateur, chercheur et écrivain, « 3 choses sont indispensables à l’Homme pour se développer : émotions, curiosité et sommeil. Pourtant, nous créons sans cesse des espaces de vie dans lequels ces critères ne sont absolument pas pris en compte ». Il faut donc des témoins et non des représentants : le concret et l’exemple sont la seule manière de faire bouger les lignes d’un processus de création trop obtus. « Il y a une nécessité de collaboration. Le système humain est fondamentalement collaboratif et dans le design, on oublie une majeure : consulter le citoyen », poursuit-il.  Et si la collaboration mène vers la création, elle apporte aussi la diversité, recette clé d’une future cité plus inclusive. 

 


Se réapproprier l’espace 

 

En attendant, les citoyens s’approprient l’espace à leur manière. « L’humain a besoin de liberté pour s’épanouir. Pour avoir travaillé dans une cinquantaine de pays dont certains très oppressifs, je peux vous dire que l’Homme arrive toujours à se réapproprier son territoire et créer des espaces de liberté. L’interdiction génère plus d’attention », ajoute Christian Clot. Et quand les start-uppers s’y mêlent, cela fait éclore de belles idées ! 

 

La preuve avec un des projets lauréats du concours Faire x Paris 2018 : « Our Hub, générateur d’échanges urbains », une start-up danoise qui a su relever le défi de concilier « nouveaux usages et nouvelles contraintes dans l’espace public ». Comment ? Tout simplement en combinant équipements sportifs et coffres de jeux « à partager », (mölkky, pétanque, croquet, ping-pong, street basket, etc.) avec une application digitale connectant les individus entre eux. Une plateforme numérique et sociale facilitant le lien social en cherchant à faire redécouvrir le plaisir de rencontres spontanées dans les espaces publics afin de développer un quartier sociable, actif et jouable. Pour Caroline Hansen, co-fondatrice de la jeune pousse, il s’agit ici « d’acuponcture urbaine » permettant de donner du sens à des infrastructures mal pensées par la ville. Un projet qui compte bien fleurir et animer, sous peu, les recoins de la capitale ! 

 

 

 

 

 

 

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