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Le poisson d'Avril pris dans les filets...


Publié le 31/03/2016

Image actu

 

Que faire de la journée de la blague si les poissons disparaissent ? Bloom, une association qui milite pour préserver les océans met en scène une vie aquatique sans poissons... Et là ce n'est plus drôle du tout...

 

A l’occasion du 1er avril, l’association Bloom, « entièrement dévouée aux océans et à ceux qui en vivent », lance un appel aux dons pour lutter contre une prédiction qui fait froid dans le dos. Selon l’ONU, il se pourrait qu’il n’y ait plus de poissons dans nos océans d’ici quelques décennies. Pour sensibiliser le grand public et éveiller les consciences, le message lancé est simple mais tellement révélateur : « Rien d’Avril ». Car oui, le 1er avril pourrait très bientôt devenir un jour funeste où la traditionnelle blague se transforme en un souvenir douloureux, où le plastique et le néant ont remplacé les poissons et l’ensemble de l’écosystème. « Les zones mortes sont une réalité et environ 400 endroits dans le monde sont touchés par le phénomène de désertification des espèces aquatiques. S’il n’y a pas de fatalité, la biomasse et la biodiversité peuvent reprendre le dessus, il y a urgence à agir », témoigne Claire Nouvian, fondatrice et présidente de Bloom.

 

Et cette campagne de financement est vitale pour l’association, véritable garde-fou qui a réussi à faire plier Intermarché sur sa politique de pêche profonde : « En 2015, 87% de nos financements provenaient de particuliers et la participation du grand public nous permet de mener des actions scientifiques, entre autres, pour faire parler notre expertise et protéger les océans », déclare Claire Nouvian.

 

Le 13 avril 2015, Laurent Lombard, un plongeur cannois, affolait la toile avec une vidéo de l’une de ses expéditions sous-marine. Et le spectacle était accablant : bouteilles, sacs en plastique, emballages, gobelets… La vie subaquatique était inexistante et la zone avait des allures de cimetière. Avec plus de 3 millions de vues et un buzz énorme, ces quelques secondes donnaient une projection de ce que pourraient devenir les océans si la surexploitation maritime et la multiplication des plastiques en mer étaient toujours la norme. Et la Méditerranée paye déjà un lourd tribut…

 

 

 

 

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