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L'homme va-t-il devenir le meilleur ennemi du robot ?


Publié le 16/02/2016

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La machine va-t-elle automatiser le marché du travail et justifier la peur du robot voleur de boulot ? Alors que trois études ont annoncé des pertes d’emploi massives par la robotisation, un récent sondage international met en exergue les craintes des 16-25 ans face à l’intelligence artificielle.

 

Comme une vague de viralité prévisible l’a rappelé le 21 octobre 2015, la science-fiction de « Retour Vers Le Futur 2 » n’est donc pas (encore ?) notre quotidien. Nous ne nous baladons pas sur des skateboards aériens ni ne conduisons des voitures volantes. Pourtant, la ville de demain constitue dès à présent notre quotidien. Comme le stipule le dernier rapport des tendances 2017 du lab de PSFK, la smart city ne contentera pas d’être ultra connectée, elle sera robotisée. L’intelligence artificielle, compagnon indispensable de notre train-train ? En s’intéressant à son impact sur notre vie de tous les jours, INfluencia rappelle aux pessimistes que leurs peurs ne sont pas forcéments justifiées si on considère que le robot peut être complémentaire de l’Homme et pas seulement celui qui le remplace.

 

Visiblement, notre message optimiste sans oublier d'être vigilant demande encore à être démocratisé et bizarrement, il doit prioritairement être porté auprès des plus jeunes. En effet, selon une étude internationale réalisée dans neuf pays -dont la France- auprès de presque 9000 sondés de 16 à 25 ans, plus d’un quart est persuadé que leur travail sera réalisé d’ici dix ans par une intelligence artificielle. Commanditée par le géant Infosys et l’agence d’analyse des tendances, Future Foundation, l’étude met également en avant un autre paradoxe : l’angoisse du robot est plus forte dans les pays développés occidentaux que dans les nations dites émergentes, comme l’Inde, le Brésil et l’Afrique du sud.

 

Sur les 1000 personnes interrogées dans le sous-continent, plus de la moitié pensent que les ordinateurs les remplaceront assez vite contre 75% des jeunes Français. Pour 80% des jeunes femmes de notre pays, leur avenir professionnel sera moins bon que celui de leurs parents, la faute aux emplois subtilisés par la robotique. En Chine et en Inde, 60% se disent optimistes voire même très optimistes sur leur futur, contre moins de 50% des Australiens. Chez nos voisins les Allemands, en revanche, aucune angoisse de l’IA puisque seulement un tiers des sondés pointe du doigt les robots. Idem au Brésil et en Afrique du sud.

 

 

Trois études renforcent la peur de la machine

 

Si la génération Z flippe, c’est surtout parce qu’à 45%, elle estime que l’enseignement reçu est « old school » et trop inadapté au nouveau cadre technologique du marché du travail. La majorité est d’ailleurs persuadée qu’il leur faudra se mettre à jour tout au long de leur carrière. Les jeunes sont donc conscients de la nécessite de posséder des compétences technologiques et de la pression d’une concurrence internationale féroce. Ils sont ainsi 75% des Australiens, Allemands et Indiens à déclarer qu’ils devront se battre contre des étrangers.

 

Est-ce alors étonnant de constater dans l’étude que contrairement à l’idée répandue que les jeunes sont imbibés de la mentalité entrepreneuriale, seulement un sondé sur dix dans les neuf pays choisis émet le désir de travailler pour une start-up. Aux Etats-Unis, ils ne sont carrément que 5% à vouloir préférer l’incertitude d’une start-up aux garanties d’une grosse boîte. A contrario, plus de 50% des 8 700 sondés assurent vouloir ouvrir leur propre entreprise un jour, mais pas dans l’immédiat.

 

Pour remettre les résultats de cette étude dans son contexte, il faut rappeler que l’intelligence artificielle anxiogène a été récemment confortée avec des arguments statistiques imparables par trois études : toutes prédisent des pertes d’emploi massives à cause de l’automatisation dans la prochaine décennie. Forrester Research craint 9,1 millions de boulots disparus dans les dix ans; McKinsey estime que 45% des emplois pourraient être automatisés en utilisant des technologies déjà existantes; tandis que l’université anglaise d’Oxford assure que presque la moitié des jobs aux Etats-Unis feront face au risque de leur informatisation dans les vingt prochaines années.

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