AccueilIMAGEUNE EXPéRIENCE SPATIALE ET AQUATIQUE ENCHANTE LA NUIT BLANCHE 2018

Une expérience spatiale et aquatique enchante la Nuit Blanche 2018

IMAGE avec IMAGE

Publié le 04/10/2018

Image actu

 

Comme chaque année, la Nuit Blanche va éclairer les rues parisiennes de mille et une performances artistiques. A mi chemin entre rêve et réalité, Storm Station, une installation immersive créée par Eva Medin, transformera ce samedi 6 octobre, de 20h à 2h30, la piscine Rouvet en paysage futuriste. Houston, tout baigne comme sur des roulettes.

 

 

« Si tu veux progresser vers l’infini, explore le fini dans toutes les directions ». L’histoire nous le montre : l’être humain est programmé pour repousser les limites de sa réalité. Une ambition, presque un besoin vital, qui s’incarne pleinement dans la recherche de nouveaux territoires. De la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, aux grandes guerres napoléoniennes, en passant par la conquête spatiale, les exemples sont légions. Le raccourci est vite emprunté : découvrir permet de voir plus loin que le bout de son nez.

 

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2018, la plasticienne vidéaste Eva Medin a choisi de prendre le contre pied de l’imaginaire collectif pour déconstruire le mythe romanesque du conquérant par le biais d’une installation immersive et… hors du temps. Samedi 6 octobre de 20h à 2h30, elle transformera la Piscine Rouvet en paysage futuriste pour faire vivre à son auditoire une expérience théâtrale et cinématographique. Réalisée en partenariat avec la Mairie de Paris, Flam and Co, ARS COM, Cininter, l’agence de création AIMKO et l’école de plongée Bleu Passion.

 

 

Un explorateur à l’échelle humaine

 

Storm Station est une installation lumineuse, chorégraphique et sonore où se déploie le récit d’un naufragé cosmonaute. Sous la forme d’un théâtre aquatique l’œuvre revisite les représentations populaires touchant à la recherche de nouveaux territoires, dans l’espace et sous les mers. La performance sonore sera assurée par le groupe Pointe du Lac, incarnée par les danseurs Bastien Mignot et Calixto Neto. Les plongeuses Anais Heureaux et Lea Troullard viendront également se mêler à la danse. 

 

 

 


« Je voulais raconter une histoire qui parle d’exploration maritime et spatiale, mais loin des clichés populaires. L’oeuvre représente un moment d’arrêt dans la quête de l’aventurier, où chaque geste prend plusieurs significations : une simple action quotidienne, comme celle de nettoyer son radeau, ou un entraînement pour un événement à venir. La préparation ou la fin de l’exploration. Avec en filigrane un décalage entre rêve et réalité. Il me paraissait nécessaire de ramener le conquérant à sa simple condition d’être humain, bloqué dans un cadre spatio temporel bien défini avec des ressources limitées : une contre image de l’explorateur auquel tout le monde peut s’identifier », nous révèle Eva Medin. Hissez les voiles, à votre tour de prendre le large. 

 

 


 

Du digital dans l’air

 

La Nuit Blanche ne cesse de se renouveler depuis 2002. Chaque année, les artistes des quatre coins du monde se retrouvent à Lutèce pour faire vivre une soirée mémorable à tous les flâneurs. Alors quoi de plus normal que cette créativité s’exprime de plus en plus par le biais des nouvelles technologies ? En 2006, nous vous parlions d’une opération jouant parfaitement la carte du tout numérique. Une cartographie réalisée par BETC et diffusée sur Instagram permettait de ne rien rater de toutes les animations organisées. À la plus grande joie des têtes en l’air. Mais cette année, vous l’aurez compris : au diable les yeux rivés sur les smartphones, vous aurez la tête dans les nuages… et sous les bonnets de bain.


Commentez


VOUS POURRIEZ AIMER AUSSI


 


Abonnez-vous à la revue
RECHERCHER PAR