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#FredInChina : Le charisme a sa définition de la beauté...


Publié le 14/12/2015

Image actu

 

Comprendre l’Empire du Milieu n’est pas chose aisée pour les Occidentaux… Frédéric Raillard, le co-fondateur de FF GROUP analyse chaque semaine pour BFM Business et INfluencia le premier marché du monde à travers cette chronique social media inédite. Depuis plus d’un an Fred décrypte cette Chine ultra-connectée qui compte près de 800 millions de netizens en partageant ce qu’il a vu, lu et entendu sur Weibo, WeChat, Huaban, Youku. INfluencia est partenaire de cette aventure...

 

 

HotTopic : le charisme a sa définition de la beauté que celle-ci n’a pas

 

En 5 mots et tout en nuance, l’expression, Zhu Yao Kan Qi Zhi, met le charisme à l’honneur au-delà de la simple beauté. La meilleure illustration en est la réaction déclenchée par la photo incongrue de cette chanteuse taiwanaise dans laquelle elle apparait en jupe en latex couleur chair, ses seins recouverts de cœurs noirs, ses cheveux parsemés de dentelle noire, son cou paré d’un collier de perles et ses mains nanties d’un burger.

 

Aussitôt ses détracteurs se sont empressés de critiquer le ridicule de l’accoutrement et du cliché. A l’inverse ses admirateurs ont expliqué qu’ils n’avaient rien compris et qu’il fallait davantage y voir une représentation charismatique plutôt que la recherche d’une simple expression esthétique, comme l’entend la fameuse phrase « zhu yao kan qi zhi ». Un débat qui s’est prolongé sur les réseaux sociaux où chacun a voulu en donner son interprétation en publiant une photo de soi, qui à force de mimiques ou de sourires, réussirait à donner sa version de cette formule. Absolument pas essentiel, ce phénomène a pourtant dominé la toile et occupé les internautes avec 240 millions de média impressions.

 

Une piste à creuser pour les marques. Car si celles-ci arrivaient à initier des jeux-concours du même type en y associant leur hashtag auprès des consommateurs, elles pourraient facilement déclencher une vague de selfies et bénéficier de l’effet viral à travers tout le pays. A voir ici.

 

 

 

 

HotBrand : la Cité Interdite se rit d’elle même avec sa e-boutique sur Tao Bao

 

La Cité Interdite a ouvert une boutique de e-commerce sur Taobao (groupe Alibaba). Elle est à l’honneur cette semaine, non pas parce qu’elle vend comme n’importe quel autre site des porte-clés, des agendas, des calendriers rouges, ou des figurines. Mais parce qu’elle a été lancée grâce à une campagne qui a fait beaucoup de bruit. Imaginée par ses designers et les community managers, elle repose sur l’idée géniale d’avoir animé de façon humoristique et décalée, les images officielles des empereurs de Chine que tout le monde connait par coeur. En effet, au lieu de représenter ces dignitaires assis comme d’habitude de façon très rigide et stricte, ils les ont fait apparaitre dans des situations inattendues et modernes comme en train de se prendre en selfie, de former avec leurs doigts le V de la victoire près de leur joue, de fourguer des lunettes à la John Lennon, ou d’aguicher le chaland telle la reine des ventes... Dépoussiérant radicalement leur image et celle du musée. A voir ici.

 

 

 

HotPost : 12306, un système de réservation aussi ésotérique que son nom

 

Même si personne ne sait d’où vient son nom, 12306 est pour tous les Chinois, le site officiel et incontournable de réservation et de distribution de billets de train. D’autant plus important qu’en Chine, les vacances sont très codifiées avec en tout et pour tout deux semaines : la Golden Week, en septembre et le Chinese New Year, au printemps. Il ne faut donc pas se rater car du coup tout le monde part en même temps et personne ne veut louper son train au point que beaucoup viennent à la gare dès la veille de leur départ.

 

Or, des petits malins s’amusent, via des logiciels, à acheter les billets en grande quantité pour les revendre ensuite au marché noir. Le nouvel an approchant et pour éviter ces fraudes, 12306 a lancé un système de « captcha » où seuls la main de l'homme peut valider l'achat des billets. Plutôt une bonne idée sauf que les 8 images et les questions qui les accompagnent sont tellement compliquées qu’une fois sur deux elles sont incompréhensibles, empêchant bel et bien les robots d’y répondre mais aussi les acheteurs lambda qui ne se sont pas gênés d’exprimer sur la toile leur moquerie à travers des blagues. A voir ici.

 

 

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