29 mai 2015

Temps de lecture : 2 min

Le wifi déclare la guerre au soleil

Comment inciter les individus à se protéger du soleil, une des principales causes du cancer de la peau ? Avec une belle carotte : s’installer à l’ombre en échange du wifi gratuit. Baptisé Shadow Wifi, ce dispositif imparable a été initié par la Liga Contra el Cancer et l’agence Happiness, à Bruxelles.

Comment inciter les populations à se protéger du soleil, une des principales causes du cancer de la peau ? Avec une belle carotte : s’installer à l’ombre en échange de wifi gratuit. Baptisé Shadow Wifi, ce dispositif imparable a été initié par la Liga Contra el Cancer et l’agence Happiness, à Bruxelles.

En 2013, aux Etats-Unis, 3 500 000 personnes étaient atteintes du cancer de la peau. Un chiffre largement supérieur à l’ensemble des cancers dépistés pendant cette même année. Et de loin… (voir ci-dessous). Mais alors, qu’est-ce qui pourrait bien inciter les plagistes à ne plus rester des heures au soleil sans protection ? On pourrait leur montrer des photos de touristes anglais ressemblant à des tomates grillées, mais d’avis général, c’est peut-être un peu trop « anxiogène ». Alors autant se montrer un peu « rusé » voire opportuniste auprès des jeunes et jouer sur leur corde sensible en proposant un accès gratuit au wifi. Car oui, une telle offre répond à un conditionnement pavlovien : on sort aussitôt son smartphone et on check de manière effrénée ses applications…

Imparable

Et c’est exactement ce que propose la Liga Contra el Cancer avec Shadow Wifi, une opération menée sur une plage du Pérou. Le deal est simple : rester à l’ombre de deux bornes géantes installées spécialement pour l’occasion et jouir d’une connection gratuite. Grâce à un dispositif de rotation, une caméra suit la course du soleil et un capteur diffuse le wifi dans la zone ombragée. Le plagiste, tel un vampire, n’a qu’à bien rester à l’ombre et à rentrer ses identifiants.

Une opération qui fait mouche et surfe sur l’addiction des jeunes aux smartphones pour les sensibiliser à un problème de santé publique. Surtout, la prévention doit s’effectuer dès le plus jeune âge car une surexposition avant 15 ans est l’un des principaux risques de cancer de la peau, selon la Ligue contre le cancer. Cependant, voir toutes ces personnes, tête baissée et omnibulées par leur appareil, nous interpelle un peu. A la plage, endroit de sociabilisation par excellence, le smartphone devrait être relégué au fond du sac.

L’année dernière, Nivea avait fait très fort avec son application et son bracelet connecté pour surveiller les enfants. Un simple bip indiquait aux parents que leur progéniture s’éloignait un peu trop de la zone de « sécurité ». Toujours en 2014,  Tunisie Telecom proposait aux baigneurs de convertir les kilos de déchets ramassés en kilobits d’Internet Mobile.Et, dernièrement, Coppertone a mis au point un dspositif innovant : la Sun Alarm. Fixé sur le pot de crème, un minuteur indique quand l’enfant doit se remettre de la crème et être ainsi protégé efficacement. Les marques sont inspirées par le bord de mer et n’ont donc pas fini de nous surprendre pour améliorer nos récréations balnéaires.

Source : American Cancer Society

Espinosa Eric

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