6 décembre 2010

Temps de lecture : 2 min

Wieden & Kennedy sort un magazine grand public en Inde

Après un centre de recherche sur l’innovation développé par son agence mère à Portland et un label de musique créé par sa filiale à Tokyo, l’enseigne de publicité fait une incursion dans la presse en lançant un bimensuel dédié aux cultures éclectiques de l’Inde contemporaine. Motherland, au titre inspiré, est tiré à 50 000 exemplaires.

Après un centre de recherche sur l’innovation développé par son agence mère à Portland et un label de musique créé par sa filiale à Tokyo, l’enseigne de publicité fait une incursion dans la presse en lançant un bimensuel dédié aux cultures éclectiques de l’Inde contemporaine. Motherland, au titre inspiré, est tiré à 50 000 exemplaires.

Parce que l’Inde ne se résume pas seulement à Bollywood, au cricket, à des faits d’intérêt général trop bateaux comme les voyages, la voiture ou le whisky, Motherland (1) veut rompre avec la banalité qui règne dans les media indiens en allant au-delà des stéréotypes et des questions générales pour sonder en profondeur les tendances, les questions et les idées qui circulent au sein de ce pays multi culturel et tellement éclectique. Son objectif est clair: apporter des idées nouvelles avec un point de vue fort en traitant de sujets qui ont du sens et en mettant en perspective avec pertinence les mouvements de fond, populaires, locaux ou nationaux de l’Inde contemporaine. Depuis des populations rurales méconnues et/ou reculées aux tribus urbaines, branchées voire décalées.

Aux commandes de ce projet: l’agence de New Delhi de Wieden & Kennedy qui, forte de son étude permanente de la société et de la culture populaire indienne, veut offrir à un public élargi, une compréhension dynamique de ce pays et une projection des consommateurs indiens inattendue et riche en enseignements. Une initiative originale mais pas surprenante de la part de cette enseigne qui n’en est pas à la première extrapolation de son métier de publicitaire. En effet, elle a déjà créé un centre de recherche sur l’innovation avec son agence de Portland et un label de musique avec celle de Tokyo,

Motherland cible les 20/50 ans aussi bien dans grand public que chez les professionnels dans tous les domaines. Mais plus qu’une tranche d’âge, il vise un lectorat à l’esprit incisif cherchant à faire évoluer son métier, à exercer une influence ou en quête de progrès, d’expériences stimulantes, de produits inédits et d’idées neuves.

Conçu comme une revue de collection où l’esthétique rime avec perspicacité, l’équipe rédactionnelle composée d’écrivains, de chercheurs d’illustrateurs et de photographes locaux est animée par V. Sunil, directeur de la création de l’agence, pour la partie artistique et Annette Ekin pour la rédaction en chef. Chaque magazine sera construit autour d’une thématique comme la liberté pour ce premier numéro. L’occasion pour des auteurs réputés de raconter leurs expériences comme Sarjano, a former disciple and personal photographer of the Indian guru Osho, recalls his first meeting with the famous guru.Sarjano, un ancien disciple et photographe personnel de Osho, qui rappelle sa première rencontre avec ce célèbre gourou indien ou Artist Ashok Sukumaran talks about the growing use of surveillance in India and the author Tishani Doshi writes about a recent tripTishani Doshi qui relate un récent voyage en Antarctique. Sans compter ce texte humoristique pour décrire le vent de liberté qui souffle sur les indiens à bord des avions, au point d’en oublier l’étiquette!

Tiré à 50 000 exemplaires, il est vendu 100 Rs (environ 2,20$). Mais comme tout magazine qui se respecte il est aussi financé par des annonceurs: Nokia, General Motors, le ministère du Tourisme, Royal Enfield Moto ou la compagnie aérienne IndiGo… Tous des clients de l’agence, bien sûr! Mais qui s’adressent à la même cible que Motherland.

De plus, considéré comme atypique, il est disponible dans un réseau de distribution bien déterminé comprenant une série de kiosques, des librairies, des boutiques ou galeries d’art et les aéroports des grandes villes. Sur Internet, le site actualise la version papier ou apporte par des compléments d’informations via des archives ou des nouveaux sujets. Une version Ipad est en outre en gestation. Enfin, si son succès se confirme il passera de bimensuel à mensuel.

Florence Berthier

(1)Mère patrie

La rédaction

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