26 mai 2020

Temps de lecture : 3 min

Violences éducatives ordinaires : Publicis Conseil signe un court métrage vrombissant

Si le changement passe par la relève citoyenne, celle-ci passe aussi, d’abord et surtout par ceux qui l’élèvent. Pourtant en France, les violences éducatives ordinaires, quotidiennes et normalisées, continuent de creuser leur sillon, mettant en danger la vie, ou au mieux l’équilibre mental, physique et le développement nécessaire des enfants. Dénoncer les mécanismes primaires de ces actes et accompagner les parents vers une prise de conscience et des nouveaux comportements est impératif. Pour en parler, StopVEO et Publicis Conseil dévoilent un spot de 3 minutes, saisissant. Décryptage.

Si le changement passe par la relève citoyenne, celle-ci passe aussi, d’abord et surtout par ceux qui l’élèvent. Pourtant en France, les violences éducatives ordinaires, quotidiennes et normalisées, continuent de creuser leur sillon, mettant en danger la vie, ou au mieux l’équilibre mental, physique et le développement nécessaire des enfants. Dénoncer les mécanismes primaires de ces actes et accompagner les parents vers une prise de conscience et des nouveaux comportements est impératif. Pour en parler, StopVEO et Publicis Conseil dévoilent un spot de 3 minutes, saisissant. Décryptage.

Associations, institutions publiques, privées, politiques, et autres organismes sociaux : la France compte toujours plus de participants actifs dans la lutte contre les violences faites aux enfants. Pilier fondateur de notre République et portée aux nues par tous et toutes, l’éducation des enfants reste au coeur des préoccupations sociales. On parle de relève citoyenne, de jeunesse, de changement, mais comment élève-t-on nos enfants ?  Coucher sur papier des lois, puis laisser faire la morale des adultes, s’ajuster, grandir avec et pour eux, mais selon les règles familiales de chacun, car en huit clos, au sein des foyers, personne ne sait.

Un bilan dramatique

Fessée ou pas fessée, punition, chantage, « éducation positive » ou « à l’ancienne », les débats pullulent, les mentalités tendent à évoluer, mais la réalité des violences éducatives reste lourde. En 2018, plus de 52 000 enfants ont été victimes de violences, mauvais traitements ou abandons. Chaque année, plus de 130 000 filles et 35 000 garçons subissent des viols ou tentatives de viols, en majorité incestueux. En 2016, 131 mineurs ont été victimes d’infanticide, dont 67 décédés dans le cadre intra-familial. Pas question de frontières poreuses entre la bonne ou la mauvaise éducation donc, mais bien une réalité effroyable quant aux violences subies et à leurs conséquences.

Entre dire et agir, un monde

Alors que la loi pour l’abolition des violences éducatives ordinaires (claque, fessée, pincements, humiliations) entre à peine en application, énonçant que l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques et interdisant toute Violence Éducative Ordinaire, StopVEO prend la parole. Au-delà de la loi, les habitudes persistent dans les foyers français. Ordonner c’est bien, aider à changer et sensibiliser, c’est mieux. Pour l’association, engagée depuis plus de 9 ans dans cette lutte, l’ordre du jour est à l’accompagnement des parents vers une prise de conscience et une parentalité bientraitante. Encore une fois facile à dire, car évidemment, comme toute discrimination et violence ordinaire, banalisée, quotidienne, la conscience de faire mal  et la capacité de remise en question des méthodes éducatives n’est pas au rendez-vous.

L’art de la sensibilisation effective

Pour accompagner StopVEO, Publicis Conseil imagine un film proche du court-métrage à l’insight comme à la stratégie créative renversante, qui bouscule et va bien au-delà d’énoncer aux parents la bonne conduite à tenir. « Nous avons cherché avec « Les mots que je ne te dirais pas » à écrire un objet original dans lequel on sensibilise les parents mais surtout sans les juger, leur expliquer d’une façon très émotionnelle qu’il existe d’autres alternatives plutôt que d’en arriver à des violences éducatives ordinaires », explique Fabrice Delacourt, Directeur de la Création chez Publicis Conseil.

Que perdons-nous en cédant aux violences éducatives ? Que gagnons-nous à communiquer ? Le brio de Laura Sicouri (Insurrection) à la réalisation, « Les mots que je ne te dirais pas » met en scène la relation très forte entre une mère et son enfant, au travers de deux temporalités, une présente et une imaginée, permettant d’évoquer la possibilité du bien face à la facilité du mal. « Nous ne voulions pas que les gens soient spectateurs de notre film mais au contraire au cœur de l’histoire et du choix de la maman. Le format de 3 minutes, plus proche d’un court métrage, nous amène dans une direction pendant plusieurs minutes avant de tout basculer à la fin dans l’autre sens, une jolie manière de nous interroger sur ce que nous perdons quand nous cédons aux violences éducatives », poursuit Fabrice Delacourt.

Tout ce qu’il y a à gagner en communicant

Une campagne de sensibilisation aux violences tournée comme une ode à l’amour que nous portons à nos enfants. Pour StopVEO, c’est de cette façon, par les mots, par le temps de la distance, par le fait de penser, de se remémorer, que l’on peut s’empêcher de tels agissements envers son enfant. « En arriver aux violences éducatives ordinaires c’est renoncer à la communication avec un enfant et donc, quelque part, réduire une relation des plus fortes à un acte violent et parfaitement destructeur. Ce film a pour intention d’illustrer cet instant de partage perdu », conclut Fabrice Delacourt.

« On a tout à gagner à faire le choix d’une éducation sans violence » : une signature qui, aussi logique soit-elle, sonne pourtant creux dans une lourde partie de l’inconscient collectif parental. Une signature qui doit faire loi sur papier comme dans les mentalités.

 

La rédaction

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